BREFS DU PAPE CONTRE LA RATIFICATION
zioni con qualche distinzione straordinaria negl'altri trattamenti perché fui servito in piatti dorati, e frequentemente regalato dalle Maestà loro. Nel mezzo délia Cena il Tesoriero di Corte chiamô i miei Gentilhuomini che mi servivano, e gli trattô ad un altra Tavola nel Giardino, havendo sostituito in loro luogo due Paggi del Re. Nel tempo délia Cena parlarono pubblicamente le Maestà loro con espressioni di particolare obligazione verso la Santità di Nostro Signore per le cortesie fatte da Sua Beatitudine al Sig. Duca e Sig/^ Duchessa Radzivil. Terminata la Cena io servii le loro Maestà fino al Palazzo nel loro solito appartamento essendosi caminato nel giardino per un lungo viale coperto, dal quale pendevano molti fanali di cristallo che gli davano il lume. Hesi aile Maestà loro con ogni più viva e devota espressione le débite grazie di tanto honore che s'erano degnate farmi e che n'haverei fatta pervenire la notizia a Sua Santità. Con taie relazione rassegno all'E. V. il mio devotissimo ossequio, inchinandomele profondamente, ecc. Leopoli 20 Maggio 1678. •
Le 21, Cybo mande à Martelli: <^le pape ne peut se résigner à l'inique ratification avec la Porte touchant la cession des 4 places, cession qui enlève la liberté et la richesse à ces peuples; ainsi par les deux de l'Ukraine, on laisse le champ libre aux Turcs, et par les deux de la Podolie, le cœur de la Pologne restera saignant, car ces mêmes barbares seront libres de s'emparer des trois principales places; et tout cela se fait au moment où les Turcs sont occupés dans la guerre contre les Moscovites et que^ si ceux-ci étaient victorieux, il y aurait l'espoir de conclure la paix générale, ce qui permettrait peut-être aux princes chrétiens de venir au secours de la Pologne. » Et, le 28, il lui envoie deux dépêches. Dans la première il lui mande que N. S. a été UD peu consolé eu apprenant les bonnes dispositions du roi envers la Moscovie, et il espère beaucoup dans la prochaine convocation de la Diète. Et, par la seconde, il lui adresse un bref pour le roi, avec la recomman-
dation: de faire relever à S. M. combien il est humiliant pour la Pologne, après tant de yictoires sur les Turcs, de se voir enlever 4 places. Cybo cite comme exemple la conduite de Venise à Candie et celle de la république de Raguse dévastée par le tremblement de terre et qui n'a d'autre assistance que le peu qui lui vient du trésor apostolique, déjà dépourvu de fonds. Cybo promet l'envoi d'autres brefs, plus restreints, mais sur le même sujet, pour les évêques et les sénateurs du royaume, les assurant que le pape ne manquera pas d'exciter les princes chrétiens. Le même jour, Cybo transmet à Bonvisi un bref (1) pour l'empereur contre la ratification de la paix que la Pologne va conclure avec les Turcs; et il répète au nonce ce qu'il vient d'écrire à Martelli sur ce sujet (2). Et, le 4 juin, il l'informe qu'il a déjà expédié
(1) Les brefs dont il est question dans ces dépêches, se trouvent dans le recueil : Eplstolae ad Principes du P. Berthier, sous la date du 12 juillet 1678.
(2) Voici la réponse de Bonvisi à Cybo:
Ho esposto à S. M.*^ le nuove premure usate da N. S.^® per dissuadere i Polacchi dall'approvazione délia pace, che il loro ambasciatore hà rattificata; scrivendo Brevi al E>e, et à gi'ordini senatorio et équestre, corne anco à molti vescovi, e palatini in particolare, rappresentandoli l'ignominia, et il danno, che ne riporteranno, che potrebbe repararsi riassumendo l'antico vigore délia loro bellicosa nazione, in tempo, che Tarmi Turchesche sono divertite dà i Moscoviti, e che stà per concludersi la pace générale, la quale fondatamente fa sperare di cavar molti soccorsi dà i principi christiani, oltre gl'aiuti, che darà S. B.^® fin dove le permetterà lo stato dell'erario apostolico; e soggiunsi à S. M. che tutte queste paterne diligenze si facevano non solo per il bene commune délia Christianità, ma per il particolare délia M ta Sua, per tener lontane[dall'Ungheria Parmi Ottomane. Gradi infinitamente S. M. le pontificie premure, e diffusamente mi espresse il suo filiale ossequio, con desiderio di mostrarlo in tutte