LES TURCS REFUSENT LES CONCESSIONS PROMISES
le bref au roi de Pologne. A cette même date, Cybo envoie à Martelli deux brefs destinés à l'Ordre équestre et à celui des sénateurs^ et aussi d'autres pour des évêques « qui sont toujours pour l'action et opposés à la paix avec les Turcs. »
Le 10, Martelli informe Cybo que le roi vient de recevoir de son ambassadeur auprès de la Porte, l'avis de la ratification de la paix; et que S. M. est très-indignée, car on a tenu envers son plénipotentiaire une attitude trèshautaine et intolérable, ne voulant plus faire les concessions promises; et on a même refusé la restitution du Saint- Sépulcre aux catholiques, restitution qui avait été cependant stipulée à Zarowno. Le roi dit qu'il faudrait que les princes chrétiens sachent combien le ïurc profite de leurs discordes; qu'à Nimègue on discute pour un village et, çn attendant, on perd des provinces ; on sème le sang- et l'ar-
l'occasioni ; E mi disse che se la Moscovia facesse vigorosamente la gnerra, e che la Polonia non rattificasse la pace, potrebbe egli ancora pensare a conginngere le sue armi contro il nemico comune. Replicai che per conseguire questi due effetti, era necessario che ancora S. M. facesse dar animo à i Polacchi et avvisasse i Moscoviti délie difïicultà, che in fatto trovavano i Turchi nel farli la guerra, acciocchè non si atterrissero per le consuete minaccie di quella barbara nazione, e S. M. mi rispuose che haveva dato ordine, che si avvertissero di tutto, col mezzo degl'inviati di Danimarca, e di Brandemburgo, che stanno appresso il Czar, già che egli non poteva tener ministri in quella Corte per non ingelosire i Turchi durante la guerra col Pe di Francia, ma che questa in brève sarebbe terminata, et egli haverebbe potuto pigliare le sue misure, secondo l'assistenze, che li riuscisse di cavare dà gl'altri prencipi, già che il fondarsi sopra l'instabilità de Polacchi, e de Moscoviti, sarebbe per lui troppo pericoloso. Et à V. E. faccio profondissimo inchino, ecc. Di Vienna 26 giugno 1678,
gent, tandis que, avec peu et avec l'union, on pourrait faire d'immenses acquisitions. On craint que les Moscovites soient aussi obligés de signer la paix, parce que le Turc a déjà une nouvelle armée formidable. « J'ai trouvé toutes ce& raisons bien justes, écrit-il, aussi ai-je fait observer que N. S. s'occupait toujours de la Pologne, qu'il veillait constamment à l'union avec l'empire et que Bonvisi écrivait que la Cour était contente du roi de Pologne. S. M. me raconta aussi, à propos de la conduite des Turcs, qu'ils avaient menacé le Palatin de Cul m de l'emprisonner dans les Sept- Tours, s'il ne signait pas, ajoutant qu'ensuite ils viendraient prendre les forteresses par les armes. Enfin, concluait le roi, les Turcs ne seraient pas si superbes si, l'année dernière, la 'Diète n'avait ordonné de réformer l'armée; et c'est pour cela qu'il hâte la convocation de la Diète. La reine après le dîner fut plus explicite; montrant un grand désir de l'alliance avec l'empereur, elle parla en italien, contre l'ordinaire, et me dit que, pour mieux obliger le roi, elle avait fait prier l'impératrice de vouloir bien être la marraine de son fils. La reine ajouta même, en confidence, que révêque de Cracovie, sur Tordre du roi, traite avec les ministres césariens en vue de faire naître une bonne amitié. J'ai informé de tout Bonvisi. »
Le 11, Cybo manifeste à Bonvisi ses regrets de ce qu'il a appris que la Pologne aide les révoltés hongrois, malgré les déclarations contraires. Il espère toutefois, comme Taffîrme l'empereur, «que c'est la conséquence d'ordres donnés avant les promesses faites au nonce apostolique. » Le 18, malgré ce qu'il a dit touchant la ratification de la paix de la part de la Pologne, il lui écrit qu'il est peu probable que le roi de Pologne ne ratifie pas la paix; d'ailleurs « que cette ratification se fasse ou non, peu importe à cette république, où l'on ne pense pas à s'armer, mais à se dis-