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LA CONDUITE DE LA POLOGNE EST INCERTAINE

mais que, cependant, l'empereur doit tout arranger avec les révoltés. J'ai répliqué qu'ils seraient déjà domptés si on ne les avait pas aidés; ajoutant que peut-être la Diète se dissoudra bientôt et qu'ainsi ce sera encore une année de perdue. S. M. répondit qu'alors il se rendra à Varsovie. « Le 16, Cybo ordonne à Martel) i de pousser le roi et encore plus les sénateurs à se préparer à l'offensive, afin de reprendre ce qu'on a perdu et se délivrer du servage imposé par les conditions de la paix, qui disent: siib umbra protedionis sua ^nanehunt » (1).

(1) Mais, le 19, Martelli écrit à Cybo qu'il ne sait ce qu'il doit croire touchant le projet de guerre contre les Tiircs, car il n'en voit pas les préparatifs. La reine lui a parlé plus explicitement et lui a dit que la guerre n'était possible qu'après un repos de deux ans. .. Il paraît que le roi lui-même est de cette opinion. « Je lui ai fait observer que, lorsque la République est en guerre, tous sont plus unis et que les discordes cessent. La reine trouva que j'avais raison. Quant aux enrôlements et les secours aux Hongrois, la reine aussi a convenu qu'ils ont pris de l'extension, et que le roi l'a remarqué également. Il s'est plaint même que l'ambassadeur prend trop d'autorité et qu'il s'impose ; mais on ne peut pas s'en débarrasser sans rompre avec la France. J'exprimai l'avis que le roi pouvait agir, et j'exposai les dangers qu'il y aurait à se mettre en mauvais termes avec l'empereur. La reine répliqua que l'on n'y ajouterait pas foi, même en Pologne, car on a la conviction que l'ambassadeur agit d'accord avec LL. MM. Elle ajouta qu'ayant écrit de Dantzig au roi de France pour lui demander son assentiment au mariage de sa sœur, elle le pria aussi d'ordonner à son ambassadeur de cesser les enrôlements; elle reçut à Lublin, en réponse: que quant à ceux-ci le très-chrétien s'en remettait à ce que dirait l'ambassadeur; mais ayant ensuite interrogé ce dernier, il répondit que le courrier ne lui avait pas apporté de lettres. La reine a écrit de nouveau, mais elle n'aura la réponse que dans deux mois. . . en attendant on dissoudra la Diète de Grodno, non pas parce que la localité est trop petite

Bonvisi écrit à Cybo :

L' Imperatore, e questî ministri non sanno comprendere, quali •siano i timori, che ha il Ke di Polonia dell'armi Ottomanne, le quali se minacciavano l'esterminio totale di quel regno, era à fine d'indurre i Polacchi à consentire alla rattificazione délia pace •concertata, e stipulata dal loro ambasciatore, con venir subito alla consegna délie quattro piazze di Ucraina, e di Podolia, nel quai caso i Turchi offeriscono più tosto di protegere la Polonia contro qualsivoglia, che volesse nuocerli. Sopra di ciô deliberô il Re col parère d'alcuni Senatori, che si trovorno appresso di lui (conforme mi scrisse Mons.^'® Martelli, che mi mandô copia del Senatusconsulto) che si facesse tutto quello, che volevano i Turchi, e mandorno subito ordini, et offiziali con gente, per far evacuare le sopradette piazze, con significare al Bassà di Caminietz, che andasse liberamente à mettersene in possesso ; Incaricando solamente all'ambasciatore, che procurasse di far levare quelle parole di protezione, che potevano interpretarsi à titolo di dipendenza. Di queste cose che hà avvisato à me Mons.^® Martelli, ne hà S. M.^à, rincontro indubitato dal suo résidente, onde non si sa comprendere, sopra che si fondino questi urgenti pericoli de' Polacchi, mentre hanno accordato, et eseguito tutto quello, che hanno voluto i Turchi, i quali non sogliono da qualche tempo in qua mancare à i patti, ô almeno non lo fanno cosi subito. Se poi richiedono l'aiuto de' principi christiani, e particolarmante deil' Imp.^®, come più vicino, e più interessato, à fine di rompere la pace, per ricuperare il perduto, questa materia ricerca più matura discussione, che non pu6 farsi prima, che sia conclusa la

car cela n'est qu'un prétexte, mais parce que le marquis la fera interrompre par ses amis, afin que l'on ne puisse prendre de mesures coërcitives, que beaucoup voudraient voir adopter contre ceux qui ont contribué aux enrôlements. La reine, conclut le nonce, était très agitée en parlant et elle me sembla fort afîligée. Hier soir vint me voir Mgr de Premysilia, d'ordre de LL. MM., pour me donner lecture d'une lettre écrite par la reine elle-même, annonçant qu'on a battu une troupe de cosaques. »

DANGERS POUR L'eMPIRE 479

pace con S. M. X.ma, e che si veda con quali condizioni si aggiusterà, perché il dar orecchio à queste proposizioni durante la guerra, non servirebbe ad altro, che à provocare fuori di tempo i Turchi, e tirarseli addosso col totale esterminio dell' Imperatore, e deir Imperio, mentre da ima parte i Francesi, e dall'altra i Turchi^ ridurrebbero in pochi mesi la Germania alla totale servitù. Anzi più chiaramente mi hanno soggiunto alcuni ministri, che ne meno basta la pace, per potere con sicurezza somministrare aiuti alla Polonia, e rompere la guerra in Ungaria, perche se i Francesi ostinatamente volessero rihavere Filisburgo fortiiicato, ô ritenere Friburgo secondo l'alternativa, che hanno proposta, non potrà mai l' Imperatore far altra parte, che di placare i Turchi 'Con ossequii continui, e con permetterli sempre nuove usurpazioni, per non arrischiare il tutto; perché venendo con loro à guerra scoperta, non sarebbero mai sicuri, che i Francesi non pigliassero la congiuntura di far maggiori progressi in Alemagna, e di costringere gl'elettori adiacenti al Reno, ad eleggere per Re de' Romani S. M. Xma, ô il Delfino, ô vero qualche prencipe di Germania loro confidente ; E per rendere ragione del loro sospetto, dicono questi tali, che se il Re di Francia non ha per mira altro, che la propria sicurezza, questa l' ha già interamente conseguita, con ritenere Brisach con l'Alzazia, e col nuovo acquisto délia Borgogna, e di tante piazze di Fiandra, oltre il miserabile Stato, nel quale rimarrà la Lorena aperta in ogne (sic) parte, e per conseguenza soggetta alla Francia. Si che se Sua Maestà Xma vuole ricuperare Filisburgo, ô ritenere Friburgo, verra chiaramente à mostrare, che lo fà non per la propria sicurezza, ma par havere la porta aperta in Germania, per acquistarvi nuovi Stati, ô nuove dignità ; e perô in tal caso bisognerà, che l' Imperatore stia otioso spettatore de' pericoli délia Christianità, quando Parmi Turchesche invadino di nuovo la Polonia, ô le rivoltino contro l' Italia, dovendoli premere più la propria conservazione, che quella degl'altri, e questa puô solo conseguirsi col non dar gelosie a' Turchi ; e perô soggiungono^ che se S. S.*^ vuole che l' Imperatore operi in prohtto délia Christianità, deve S. S.*^ con la sua paterna autorità procurare, che i Francesi si contentino, che si renda Filisburgo demolito al proprio padrone Vescovo di Spira, restituendo Fri-

burgo air Imperatore, contentandosi di tante conqmste, che hà fatte, usando verso Iddio questa gratitudine, di non turbare con le gelosie le buone intenzioni, che hà l'Imperatore à favore délia Christianità, et in specie délia Polonia, e dell' Italia, quando fossero invase. Referisco ciô, che mi dicono i più autorevoli, acciô che V. Em.za mi porga il modo di superare le difficultà, senza di ehe saranno sempre inutili le mie persuasioni ; Et à Y. Em.^^^, faccio profondissimo inchino, ecc. Vienna 24 luglio 1G78.

Le 10 août, Martelli informe Cybo, qu'il paraît que les affaires de Brandebourg' vont bien, et il envoie la copie d'une lettre de l'électeur au roi, dans laquelle il déclare mettre en liberté Stranchio, par son intercession. Le 13, Cybo informe Martelli que le pape a été content de lire les déclarations que le roi lui a faites touchant les secours aux Hongrois, et N. S. attend d'apprendre que l'on a trouvé la manière de punir les fauteurs de ces secours.

Le 14, Bonvisi écrit à son tour qu'à la Cour impériale, les causes intérieures s'unissent aux extérieures pour entretenir l'agitation dans le royaume de Hongrie. « Les causes extérieures sont les secours aux révoltés, et celles intérieures l'irritation provoquée par les expressions employées par le ministre, et le fait qu'on n'a pas encore publié le pardon avec la restitution des biens ... Ce retard est dû à quelques ministres qui avaient l'idée de confisquer les biens comme on l'a fait jadis en Bohême; toutefois l'empereur semble s'être convaincu de la nécessité de ne pas persévérer dans cette voie et d'accorder la restitution; il s'en est ouvert avec le P. Emerik pour avoir son avis. » D'autre part, le 4 septembre il mande à Cybo que Martelli lui avait écrit que la reine désirait conclure une ligue avec l'empereur; et, bien que comprenant que celle-ci ne peut se faire qu'après la paix générale, elle voudrait cependant entamer les négociations. «Il faut, toutefois, ajoute Bonvisi, le consente-

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