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LES DIÉTINES SONT OUVERTES

col mezzo de rebelli fissato il piede nelP Ungaria superiore, conoscerà il Ke di essersi fabricate le catene, e la nobiltà del regno non potrà lodare la sua condotta. Scrivo oon libertà, perché sô, che il suo zelo non è inferiore al mio, et è piû profittevole, perché è accompagnato da maggior prudenza ; E sempre più desideroso de' suoi stimatissimi comandamenti le bacio reverentemente le mani etc.

Le 14 novembre, Martelli informe Cybo que d'après ce que font les diétines, on ne peut pas espérer ^rand'chose de la Diète. Les discordes sont vives et aussi la méfiance entre les factions des adhérents envers l'étranger. Personne ne met en doute les dangers de la situation depuis la paix avec les Turcs ; les chefs sont trop désunis pour faire la guerre, d'autres trouvent que la Pologne est bien pauvre et sans forces, que seule elle est incapable et qu'on ne peut pas compter sur la ligue avec les Moscovites, car d'autres fois ils ont manqué à leur parole. « Dans la diétine, écrit le nonce, on parla de respect et de reconnaissance envers N. S. et, le premier jour, le Palatin de Lublin avec toute la noblesse vint me faire visite; ensuite ils allèrent tous à l'église tenir la première réunion. Le troisième jour, vinrent trois députés, qui me firent un discours . . . Espérons qu'ils enverront de bons délégués à la Diète, mais pour obtenir un résultat satisfaisant il faut prier Dieu de toucher les cœurs des auteurs de tant de discordes. » Et, le 19, Cybo écrivant à Martelli, regrette le fait, vrai ou non, du passeport délivré par Vielpolsky à l'envoyé des rebelles hongrois. L'effet en sera désavantageux à ceux qui nient le fait, lequel est contraire aux ordres du roi, car les révoltés non seulement passent par les terres de Vielpolsky, mais encore s'y arment-ils pour le passage. «V. S. 111. me doit renouveler ses remontrances avec plus de vigueur et d'efficacité, parce que si la situation actuelle ne permet pas de former une ligue

avec César, qu'au moins les actes de cette Cour soient empreints de ce qu'imposent les rapports d'un bon voisinage. » Le 2 décembre, Martelli, de Biata, informe Cybo que le roi lui a manifesté ses craintes que la Diète se dissolve bien vite à cause des discordes des Grands du royaume, et aussi de l'incommodité de la localité qui est fort petite. «Je lui ai répondu qu'il fallait bien espérer de la prudence de S. M. pour trouver le moyen de les persuader de remettre leurs discordes à un autre moment, et de s'occuper du salut public... que les Moscovites ne paraissaient pas disposés à s'unir par les armes; que la conclusion de la paix entre l'empereur et la France semblait prochaine ...et que César enverrait un représentant à la Diète, comme la Moscovie, la Suède et le Brandebourg. .. mais le roi craint toujours une rupture avec l'électeur. »

La Diète de Grodno.

L'action persévérante du pape et de ses nonces, qui savaient bien interpréter ses instructions, semblait avoir abouti en Pologne.

Les rapports entre la Pologne et l'empire, s'ils n'étaient pas devenus tout à fait cordiaux, avaient perdu toute tension; chacun s'était convaincu de la nécessité de marcher unis pour sa propre défense. L'influence française avait diminué en Pologne et semblait vouloir abandonner aussi son action en Hongrie depuis la conclusion de la paix entre Léopold et Louis XIV.

La réunion de la Diète de Grodno attirait particulièrement l'attention d'Innocent qui préparait et prévoyait la réalisation complète de la partie de son programme visant l'union des trois puissances: l'empire, la Pologne et la Moscovie contre les Turcs. C'est cette assemblée qui devait décider de la conduite de la Pologne, et donner à son roi

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