‹ Innocent XIChapitre 204 sur 290 · DISCORDE ENTRE LES LUBOMIRSKI · texte numérisé non relu

DISCORDE ENTRE LES LUBOMIRSKI

lettre à S. S. «J'ai alors répliqué, écrit le nonce, que peutêtre le cardinal attendait le placet royal à cette démarche, et j'ai essayé de le convaincre; il finit par me demander conseil. J'ai dit que, comme le grand-chancelier s'était toujours opposé à ces enrôlements, il pouvait être sûr de l'approbation de N. S.; que, d'autre part, le chevalier croit être innocent et qu'il pourra le démontrer, il serait donc mieux de chercher à réconcilier les deux frères pour le bien de la patrie et de la République. » Et le même jour, il répète, qu'il a dit au roi que, s'il y a des sénateurs qui approuvent la guerre contre les Turcs, d'autres demandent d'abord qu'en fasse la paix à l'intérieur, et que le pays est moins pauvre qu'on le croit ». Le roi approuva cela. « J'ai ajouté qu'il est bon que la reine travaille aussi en vue de cette paix. Mais le roi pense que l'on est bien loin de la concorde et de la paix entre la Lithuanie et Zapiéha. S. M. m'avoua encore qu'on ne pourra éviter d'accepter l'union avec les Moscovites; mais qu'en attendant on perd le temps inutilement, au lieu d,e se préparer. » Le 15, il lui annonce qu'il cherche à mettre la paix entre le grand-général de Lithuanie et le roi parce qu'en parlant à la Diète il mortifia S. M.; mais qu'il refuse toujours de retirer ses paroles, trouvant qu'elles ne sont pas déplacées. Et le 22, il mande: que le roi cherche, par l'intermédiaire de la reine, à réconcilier les Grands entre eux^ selon la demande du nonce. Dans un feuillet à part, il informe que l'ambassadeur de France a été reçu en audience solennelle par la reine; que personne n'en a compris la raison, car il n'avait plus été chez elle, depuis le diff'érend entre le marquis d'Arquin et l'ambassadrice; et on voit que pour ne pas trop offenser le roi très-chrétien, il y a mis un terme. Il avertit que l'ambassadeur est venu lui faire visite, bien qu'il fut alité, pour lui annoncer qu'en février la paix sera signée entre la France et l'empereur.

Et, le 22 il écrit:

Fino da Venerdi 13 del corrente il sig. Gran Maresciallo di Lituania mi fece mtendere per parte del Re, che la M. S. m'haveva destinata l'audienza publica nella Dieta per la Domenica seguente, et intanto il predetto Sig. Grran Maresciallo desiderando che il tutto passasse con le dovute convenienze e formalità, trattandosi d'una funzione, che tolto il tempo dell'Interregno non occorre cosi frequentemente, mi fecero rappresentare che sarebbe stato loro gratissimo d'haver notizia délie forme, le quali si fussero praticate in simile contingenza d'Audienza publica in Dieta présente il E-e, e da me fii communicata la memoria che sola se ne trova in questo tribunale lasciata distintamente dall'Emo signor Card. Marescotti all'hora Nunzio Apostolico con un puntual racconto de] trattamento che ricevè nella Dieta di Coronazione del già Re Michèle sotto li 9 Novembre 1669 présente S. M.

Mi fece successivamente sapere il sig. Gran Maresciallo, che pareva molto a proposito il giorno di Domenica 15 Gennaro, come che per riguardo délia festività non si radunano gli Ordini aile Consulte, il che era stato anche osservato detto anno 1669.

lo mi astenni dal fare invito perché feci reflessione che era stato fatto nelle Diète dell'Interregno solamente, ma in quella dove il Re era présente non se ne fa in detta memoria imaginabile menzione, forse perché appartenga a S. M. a far l'invito e dar gli ordini per la direzione délia funzione, anzi nella sudetta memoria non si parla mai d'accompagnamento di Carrozze, e di Corteggio di Nobiltà a Cavallo, come se ne l'uno né l'altro fusse seguito. Havendo anco motivo di non prendere impegno d'invito, come che la strettezza del luogo non permette a questi signori di poter ritener qui quantità di Cavalli, che sono costretti di rimandare in luoghi anco molto remoti.

Essendo dunque in detto giorno di Domenica la M. del Re intervenuta alla Messa cantata nella Chiesa dei PP. Carmelitani Scalzi, ritornatasene al Castello, dove già s'era cominciato a radunare il Senato, e concorsa una moltitudine infinita di Nobiltà e Popolo, spedi Mons. Vescovo di Culma et il Sig. Palatino di

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