BONVISI TRAVAILLE POUR L'UNION
senza dilazione trenta huomini per caméra per servire di valido rinforzo all'esercito.
Con pronta rassegnatione intrapresa dall'eletto nuovo Bassà la carica, in tre giorni anco allestitosi con li al tri Bey, e comandanti, e montato sopra l'armata, che doppo moite salve di cannone, e moschettaria s'incamminô immediatamente in numéro di 34 galère verso il mar negroper trattenersi aile bocche del Boristene.
A quella parte s'erano spedite pure diverse saiche, con materiali, et architetti, per piantare una fortezza à Zogan, per chiuder il fiume snddetto e render vani gl'attentati de Cosacchi marittimi.
Il Bassà di Rhodi detto Mazzamama scorrerà con una squadra di meno di 20 galère mal armate per l'Arcipelago, per la riscossione solita de carraggi.
L'occorrenze terrestri poi sarannô dirette da Mehemet Bassà il Negro, all'esercito del quale andavano filando le militie dell'Asia e délia Grecia, dove pure con espressi corrieri erano incaricati li prencipi di Moldavia, e Valacchia d'incaminarvi molto numéro di genti, carri e vettovaglie, per la necessaria sussistenza dell'esercito medesimo.
Questi avvisi mi sono stati partecipati dai Sig.^ Ambasciatore di Venezia (1).
Le 14 mai 1679, Bonvisi répète à Cybo (2) qu'il fait tout son possible pour la réalisation de l'union en vue de
(1) Cette période est écrite de la main du nonce (note du registre).
(2) Dès le 11 mars, Cybo avait engagé de nouveau Bonvisi de continuer à presser S. M. de prendre les armes en Hongrie. « Outre que cela permettra d'assurer Vienne et de faire des acquisitions dans les pays des Turcs, ce sera un motif pour justifier la conclusion d'une paix peu digne ; tandis qu'il sera très honorable pour S. M. d'avoir cédé quelque chose à la France, afin de pouvoir diriger la guerre contre les infidèles. En attendant, S. S. ne négligera pas de faire toutes les démarches nécessaires auprès des autres princes chrétiens et, particulièrement, du roi de France,
la guerre; mais que les miaistres demandent des subsides, espérant beaucoup dans les largesses de S. S. ; et qu'il s'efforce de les convaincre qu'ils ont, eux, un intérêt personnel tandis que N. S. n'a que celui de sa charité paternelle et du bien de la chrétienté. Et le nonce ajoute que, afin de les pousser davantage, il serait d'avis de s'expliquer par rapport aux Dîmes et autres choses. « J'ai pensé, écrit-il, à quelques petites sommes qui, avec d'autres, auraient de l'etïicacité; c'est l'argent de la Ckambt^e du sel^ en Bohême, qui a été amassé - environ 100,000 florins - pour bâtir un nouvel établissement dont on peut retarder l'érection et, en attendant, donner cet argent pour la guerre. »
Le 17, Martel li écrit à Cybo que dimanche il a été chez le roi à Yillanoya, à deux lieues de Varsovie, pour lui remettre le bref du 25 mars et l'a exhorté à prendre les armes, et qu'il parla à S. M. des espérances de N. S. et de ses démarches auprès de toutes les Cours, et aussi de la nécessité de faire vite, lui donnant l'assurance de la bonne disposition de l'empereur, comme en font foi les lettres de Bonvisi. « Lorsque j'ai fait allusion, écrit-il, à la faculté accordée par la Diète au roi, S. M. me demanda si j'avais des réponses de Rome depuis le vote; et à ma réponse que N. S. en a été bien content et qu'il ne manquera certainement pas, par tous les moyens, d'être utile et de rendre service à la Po-
pour les entraîner à donner leur concours . . . Ceci a été l'objet principal des efforts et des soins de S. S. dès les premiers jours de son pontificat, pour réaliser la paix universelle. »
Et, le 7 mai, Bonvisi avait annoncé : qu'il a l'espoir que Mgr. j de Strigonie parviendra à décider le prince de Transylvanie à s'allier à l'empereur contre le Turc. La chose serait excellente ; mais que toutefois il est toujours nécessaire que S. S. obtienne que le roi très-chrétien ne dérange pas l'empereur en tentant quelque nouveau coup de main en Italie ou en Allemagne.