LE ROI JEAN SE PLAINT DU DÉPART DE L'EMPEREUR
rali, senza prendersi alcun certo appuntamento, dove all'incontro il Sig. Duca haveva fatte proposizioni risolute prima per la Lega ofFensiva, e poi almeno per la difensiva, e mi lesse i fogli fatti scambievolmente nel fine délie Conferenze ; Che io potevo ben ricordarmi come più vol te havevo sollecitata la partenza del medesimo Signor Duca, e detto a Sua Maestà che questo era aspettato in Vienna prima che l'Imperatore sbandasse le sue truppe quali Sua Maestà Cesarea non poteva tenere in piedi senza sapere quanto prima le determinazioni de' Polacchi ; et hora che da questa parte s'era dichiarata la risoluzione alla Guerra e fatto tutto quello che io havevo persuaso con tanta efficacia nella passata Dieta, si vedeva che i Consigli délia Corte Cesarea erano ancora perplessi dopo che a' i Turchi sono pur troppo noti i disegni délia Polonia, e che perciô si trovava in cosi grave pericolo.
Et le nonce répondit à Zaluski que le roi avait tort de désespérer, car il fallait bien réfléchir à toutes les circonstances et, d'abord, que le duc n'avait pas fait de propositions positives. « Après quelques jours, poursuit-il, le roi me fit appeler et me reçut le soir dans le jardin. Je fis part de suite à S. M. du contenu de la lettre que j'avais reçue de Bonvisi: En premier lieu, qu'à cause de Vinfluenza (peste) l'empereur ayant dû partir manda le prince Montecuccoli chez Bonvisi pour lui dire, que l'on n'avait pas pu arriver à un résultat positif, parce qu'il fallait d'abord être fixé sur plusieurs points, sans quoi César ne pouvait se résoudre à la guerre, et qu'on ignorait ce que les Polonais avaient conclu en Moscovie. — A cela le roi me répondit que le duc aurait fixé la ligue sous la condition du concours des Moscovites. — En second lieu, que Montecuccoli avait dit que la paix dans l'empire devait être assurée et qu'il fallait que les Français promettent de ne pas la troubler. — Et le roi répliqua que les troupes françaises s'étaient déjà retirées. A ce moment le nonce écrit que le roi sortit de sa poche son toccalapis, prit des notes et ajouta n'avoir pas
reçu de lettres du comte Morsteiu de Paris, tandis que Béthume avait reçu de son roi la lettre par laquelle il le maintient comme son ambassadeur en Pologne. Le troisième point, continue le nonce, était de savoir quels secours obtiendraient les Polonais des princes leurs amis; que Tempereur avait raison de vouloir être fixé à ce sujet, du moment que le roi même avait envoyé une circulaire pour déclarer que, dans l'incertitude où il se trouvait, il ne pouvait convoquer le grand Conseil et que, par conséquent, la mission du duc Radziwili était limitée. Et S. M. répondit que précisément il ne pouvait convoquer le grand Conseil qu'après qu'il aurait connaissance des arrangements faits et la certitude de l'aide de S. M. césarienne, surtout depuis les offres de la Bavière. — Dans la lettre du nonce à Vienne, il est dit que l'on se refusa à reconnaître les pleins pouvoirs du duc : que d'abord ils se référaient aux instructions que lui même avait reçues, et celles-ci étaient vagues, car elles défendaient d'accepter une conclusion qui ne serait pas utile à la République, que dans ces termes on n'avait même pu conclure une ligue défensive. — Sur ce point, le roi fit observer qu'il eût fallu le dire de suite et qu'on aurait changé les pleins pouvoirs; et il finit par dire que, comme après la réunion du grand Conseil, l'empereur enverra en Pologne un ambassadeur extraordinaire, le malentendu sera éclairci. — Mais Bonvisi écrit aussi: que Montecuccoli lui a dit que l'empereur voulait une ligue offensive et défensive et qu'il l'avait répété de vive voix au duc, pareil sujet ne pouvant se mettre sur le papier, dans la crainte que les Turcs en aient connaissance et reprennent les hostilités. Que les choses s'étaient mises en bon point et que, dans quelques mois, si les princes répondaient favorablement, tout serait arrangé pour la date de la réunion du grand Conseil. Le roi prit note de tout, disant qu'il en écrirait au référendaire en Moscovie. J'ai ajouté, écrit le nonce, que Bonvisi exclut que l'empereur