RADZIWILL DEMANDE DES SUBSIDES AU PAPE
défensive, et il le regrette parce qu'elle serait préférable pour le moment à celle offensive.
Le 23, lacobelli annonce à Cybo:
La Domenica il Sig. Duca mi conferi clie haveva per Nostro Signore anche altre commissioni, aile quali con la sua admissione sperava supplire di persona, e perciô non me le haveva comuni- €ate nelle conferenze passate, mi motivô perô in discorso che erano l'una di supplicare Sua Santità perché voglia con la sua autorità terminare la contesa che verte sopra certa somma di Denaro nel Regno di Napoli tra la Polonia, la Regina di Svetia, e la Duchessa di Lorena, supponendo che queste ultime non vi possano havere alcuna ragione, ma spettare al Regno di Polonia per donatione fattagli da Sigismondo 2° facendosi capitale di questa somma per la guerra da intraprendersi. L'altra che trattandosi la pace tra la Moscovia e la Polonia, per parte di questa si siano presi per mediatori Nostro Signore, l' Imperatore, Re d' Inghilterra. Re di Svetia e Stati di Olanda, e per parte de' Moscoviti, l' Imperatore, Re di Danimarca et 1' Elettore di Brarideburgo, si si era proiettato e dall' Imperatore si opéra va acciô che anche dalla Moscovia si accettasse la mediatione di Nostro Signore, alla quale solo si ostava per causa che altre volte da Roma siano stati difficultati li Titcli che prétende il Duca di Moscovia, e perciô haveva commissione di trattare con Sua Santità, per stabilire qualche mezo termine, che possa appagaie il Moscovita.
Le 24, Cybo informe Mellini que depuis plus de 200 ans la charge de cardinal vice-chancelier a joui de la prérogative de la libre disposition des offices vacants, qui y ont ■été annexés par induit des différents pontifes. Le capital de ces offices selon le prix courant, est évalué à environ 360,000 écus et l'intérêt en est de 20,000. De ces offices ont toujours disposé les cardinaux vice-chanceliers en faveur des neveux des papes, soit à titre de rente viagère, soit de donations, selon leur volonté pourvu que le concessionaire ■eut les qualités nécessaires. Le cardinal Barberini étant dé-
cédé et S. S. considérant qu'à la suite des désastres passés les revenus du trésor du Siège apostolique sont épuisés^ elle a cherché à y réintégrer d'autres droits dont le Siège apostolique avait été privé, espérant toujours de pouvoir y remédier davantage dans l'avenir. N. S. jugea l)on de détacher de la charge de la chancellerie les susdits otfices et de les appliquer entièrement à la « Caméra Apostolica », laissant au vice-chancelier une juste part pour sa charge. J'ai vouhi^ conclut le cardinal, que V. S. connaisse ce fait, pour qu'elle puisse considérer le mérite de S. B. pour le motu-proprio. »
Dans une dépêche du 25, Mellini se justifie auprès de Cybo d'avoir envoyé peu d'argent, car les sièges vacant» ont été rares et bien légers leurs «Spogli...» quoiqu'il aurait voulu remettre une grosse somme, « il n'a pu le faire ayant toujours besoin d'avoir un fort dépôt. ..» (1).
Le 27, Martelli annonce à Cybo que l'évêque de Kiovia lui a communiqué que le cardinal Vidoni a écrit à S. M. que N. S., dans le dernier Consistoire, avait annoncé à S. Em. d'avoir ordonné à tous ses nonces de réunir la somme la plus forte possible des bénéfices vacants des évêchés, pour les envoyer en Pologne et qu'il espérait aussi pouvoir obtenir les dîmes de l'Espagne. » Et, le 30, Cybo lui mande qu'il se réjouit d'apprendre qu'il n'y a plus de ditficultés pour une
(1) Le 7 janvier 1680, Cybo lui répond: «qu'on a remis à Mgr. Trésorier Général la lettre de change des 10,000 écus, afin qu'il en obtienne l'encaissement. Le cardinal le félicite pour son zèle, et dit « que la Chambre lui écrira comme d'après les comptes faits et les intérêts obtenus du dépôt de cette somme, il y aurait qu'on est créancier entre 13 à 14 mille écus, et que la Chambre attendra ainsi le reste, car V. S. lU.me pourra faire face aux payements courants avec ce qui entre journellement. Pour ce qui regarde la réduction du Biglione V. S. en fera le règlement avec la même Chambre Apostolique, car il faudra calculer le prix du change à moment de l'encaissement. »