LES RÉVOLTÉS HONGROIS
Et plusieurs mois plus tard, Bonvisi écrivait a Cybo sur la situation de la Hongrie:
Mi dà gran coraggio la benigna approvazione di N. S^®, e di V. E. sopra ciô, che ho fatto per stimnlare le parti all'aggiustamento délie discordie di Ungheria. che tengono in gran pericolo quel regno, e tutta la Christianità, e perô continuerô à procurarlo con vigore, conoscendo, che l'importunità che hô usata, ha giovato per fare, che se ne intraprenda il Trattato, che adesso proseguisce con speranza di felice successo, ancorchè le difficultà siano grandi, per la durezza degli Ungari, e per le cavillazioni di alcuni ministri Cesarei, che vorrebbero pescare in quei torbidi, e si oppuongono al perdono générale, che è necessario di dare, con la restituzione di béni à quelli che torneranno all'obbedienza. In oltre non compariscono i ribelli, ne fanno alcuna instanza, ma si spera^ che placati gTanimi di quei magnati, che appariscono fedeli, sia per mancare l'occulto fomente à i ribelli, e che questi vedendo sollevato il regno dall'oppressioni, e restituita à se stessi la grazia cesarea^, e le proprie sostanze confiscate, siano tutti, o gran parte di essi per tornare all'obedienza, e che poi nella Dieta, che si terra, si habbia da compuoner tutto'; ma non posso dare à N. S^® positiva certezza dell'esito, che haveranno questi Trattati, doppo che ho sperimentato le gran difficultà, che ho incontrate nel dispuonere le parti à considerare di quant'utile li sarà il venire alla concordia, e se non havessi trovato in S. M. costantissima la sua clemenza, et in Monsig^ Arcivescovo un gran zelo del publico bene, più volte haverei disperato, che si arrivasse al segno, che siamo adesso, di poter sperare con molta probabilità. Il sopradetto Mons^ Arcivescovo è di sentimento che non si parli adesso délia Keligione, ne délie chiese, ma che tutto si rimetta alla Dieta^ nella quale essendo debolissimi gl'eretici, sarà facile
l'affront à l'abbé Passionei à Rome; que l'acceptation a eu lieu et que le sicaire a été consigné au chevalier qui se rend en Italie; et qu'il est nécessaire que S. Em. donne l'ordre à qui il doit être consigné. NB. Ce sicaire avait sfregiato à Rome l'abbé Passionei, secrétaire du cardinal Barberino.
di superarli con la forza de voti. Di quelle, che si anderà maturando, fi.vviserô sempre V. E., alla quale bacio humilmente le sacre vesti, ecc. Vienna 5 maggio 1678.
Mais la rébellion ne fut pas domptée. En 1678 le comte Tokoli, à la tête des mécontents et avec l'aide du marquis de Béthune, ambassadeur de France à Yarsovie, et le secours des Polonais, souleva toute la Hongrie supérieure. Cet état de guerre contre l'autorité de l'empereur-roi dura plusieurs années en Hongrie. Et les troupes des garnisons devaient soutenir à chaque moment des attaques de la part des révoltés. A faire durer une telle situation concoururent plusieurs causes. L'empereur, se trouvant engagé dans une guerre contre la France ne pouvait maintenir qu'un nombre restreint de troupes en Hongrie; les révoltés recevaient des secours en soldats et en argent de la Pologue, poussée par la Cour de France qui encourageait la révolte pour affaiblir l'empereur; le voisinage des Turcs; le grand antagonisme entre l'élément allemand et l'élément hongrois et enfin la conduite des ministres impériaux qui manquaient de toute prudence.
Léopold Jej- avait succédé à son père Ferdinand ni à l'âge de 17 ans, son frère aîné étant mort à 14 ans.
Sa mère, la troisième femme de Ferdinand, futEléonore princesse Gonzague, fille du duc Charles de Mantoue, qui apporta et mit de mode à la Cour de Vienne le faste de la vie italienne d'alors.
En 1664, il célébra son mariage avec l'infante Marguerite Thérèse (1) fille du second mariage de Philippe lY et par conséquent sa nièce et sœur du roi Charles II. De ce
(1) C'est aux conseils de cette impératrice qu'on attribue l'exil de Vienne de 400 familles juives.