LE PAPE MANTIENT LE REFUS
UEBANUS PAPA VIII
Dilecti filii salutem. Pontiiiciae charitatis ooulos fréquenter convertimus in Coloniensem Ecclesiam cuius prosperitati et oommodo semper consnltum esse maximo père optamus. Cum enim Ecolesiasticos omnes paterna complectamur benevolentia in primis operam damus ut qui in Insignibus Ecclesiis Divino servitio addictis*sunt, aliisque praelucent, se se praeoipue ad notram sollioitudinem pertinere intelligant. Proinde uberem consolationis fructum non ita pridem percepimus, cum ex Venerabili Fratre Episcopo Heritonen Apostolico Nuntio cognoverimus, in ea vos consilia inoumbere, quae ad Dei gloriam, et Eoclesiae decorem promovendum conferre possint. Praesertim autem de oerta idonei Coadiutoris successione constituenda cogitare ut novo hoe praesidio istius Arohiepiscopatus rationibus, et comuni bono sedulo prospiciatur. Equidem in tanta temporum perturbatione multa suadent ut a vobis mature deliberetur An et quis Coadiutor eligendus sit qui Apostolica autboritate comprobatus ao rite oonfirmatus Venerabili Fratri Ferdinando Arohiepiscopo vestro et Principi electori in istins Metropolitanae Eoclesiae Coloniensis ad ministratione succédât. Quod ipsemet Archiepiscopus ad Divini cultus augmentum, ad Catholicae Eeligionis integritatem, istiusque Eoclesiae quietem tuendam maxime opportunuin et necessarium esse arbitratur. Cum enim in hoc luotuoso rerum statu novae semper impendere videantur difficultates, postulat pietas et prudentia ut cunotis incommodis opportune occurrat existimamus religionem ao sedulitamem vestram nullius hortationibus in tam gravi causa locum relinquere, tamen non possumus sollicitudimen nostram non deolarare, ut quod vestra pietate suadente facturî estis, id hortatu nostro alacrius perficiatis. Deum intérim precamur ut in huiusmodi deliberatione vobis praesto sit, quibus Nos Apostolioam Benedictionem peramanter impertimur.
« Datum Romae du 15 Junii 1641 ».
(A tergo erat inscriptio : « Canonicis et Capitulo Ecclesia Colonien. »).
Le 7 mai 1678, Cybo écrit à Bonvisi : «Le duc de Neubourg^ passant par Cologne, parla au nonce au sujet de la coadjutorerie. S'il vient à Vienne etqu'il en parle à V. S. lil.me elle doit répondre, comme si cela venait d'elle-même, que S. S. ne doit pas manquer de motifs sérieux pour faire retarder la grâce. Que, du reste, il peut bien arriver que 8. S. soit très impressionnée des mauvais procédés des ministres d'Espagne, car tout le monde connaît, en effet, les
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extravagances du vice-roi de Naples envers le nonce et du marquis del Carpio dans l'usurpation des Quartiers, c'est-àdire de la juridiction du pape à Rome, et par son exemple et celui de ses prédécesseurs, les ambassadeurs des autres princes ont appris à faire de même. Il est vrai, conclut le cardinal, que ni l'empereur ni le duc ne donnent d'ennuis à cet égard au pape, mais considérant toutefois les rapports que ceux-ci ont avec l'Espagne c'est toujours bien de le leur rappeler. » Et, le 29, Bonvisi lui répond: qu'il ne croit pas utile de parler de Cologne au duc de Neubourg, afin d'éviter que S. Altesse se donne trop d'importance et presse l'empereur d'en faire une affaire d'Etat. On pourrait croire que S. S. donne plus de valeur aux obstacles que met le roi de France qu'aux prières de S. M. Ces., et qu'elle veut punir l'empereur des difficultés avec les Espagnols (1).
(1) Et, à la même date, Bonvisi lui annonçait que le résident du duc était venu lui parler à ce sujet^ ajoutant qu'on trouve chez le Saint-Siège de la partialité pour la France, et qu'on croit qu'après la conclusion de la paix l'évêque de Strasbourg y sera installé, tandis que c'est une affaire qui regarde l'empire et que non à tort S. M. y voit de la partialité pour la France. « J'ai répondu, écrit le nonce, qu'il fallait réfléchir et que, comme N. S. donnait toujours des preuves de son affection à S. M., on devait attendre. »
Le 18 mars 1679, Cybo informe Bonvisi que le cardinal Pio a présenté à S. S. une lettre du duc de Neubourg mandant le bref au chapitre de Cologne pour la coadjutorerie, et que N. S. s'en tira en présentant différentes considérations de grande valeur, qui déconseillent absolument l'entreprise dans les circonstances actuelles et que S. Em. a eu l'air d'en être persuadée. Et, le 9 avril, Bonvisi informe Cybo que le duc de Neubourg continue à presser S. M. pour que le chapitre de Cologne se réunisse. « Mais, comme Ftirstenberg, évêque de Strasbourg, est aussi doyen du chapitre, on ne peut pas l'oublier car il a été rendu, par la conclusion de