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CONSIDÉRATIONS DU PAPE CONTRE LA LIGUE

punto la notitia che il sig. cardinale Basadonna hà scritto il negotiato con mons. Favoriti alli sigg. inquisitori di Stato quali à mezo giorno non l'havevano partecipato al colJegio; ma solo fattogli sapere che avevano anche qualche cosa di più del trasmesso; ma che per non haverlo ancora considerato si riservavano di darne poi ragguaglio, e mi si dice ohe non l'habbia volsuto S. Emnza scrivere in senato per non obligarsi a dovere aspettare egli la risposta in Roma. Mi si dice che il Soranzo voglia questa sera impugnare la commissione che il collegio hà destinata dare al sig. cardinale Barbarigo, e che si sia discorso in Broglio (sic) di volere si mandi la risposta al brève à tutti tre li sigg. cardinal! A^enetiani, quali unitamente anche debbano intervenire sempre in qualsivoglia negotiato che si farà per l'affare corrente dalla

risposta V. E. si accerterà del seguito.

Le 30, Cybo informe Mellini que, ayant parlé à S. S. des désirs du roi et de don Juan au sujet de la ligue^ S. B. lui a répondu que cela n'était ni praticable ni opportun, pour les raisons expliquées tant de fois à Portocarrero et à del Carpio ; et que la véritable ligue devrait consister en ce qu'il y eût une bonne entente des princes avec le pape, la faisant ressortir par des actes; mais que, malheureusement, c'est le contraire qui arrive, et c'est le pape qui a toujours le désavantage. Et, le 14 mai, il mande: «N. S. trouve étrange que don Juan, lorsque V. S. 111. me lui dit qu'il faut s'armer contre l'ennemi commun, ait répondu en termes contenus et sèchement, comme si S. S. demandait quelque grâce pour elle ou pour un autre, et comme s'il ne s'agissait pas des intérêts et de la sûreté des possessions de S. M. en Italie, les plus exposées à la fureur ottomane, et qui sont toujours la convoitise de cette vaste puissance qui aspire à s'ouvrir un chemin vers la monarchie universelle par l'acquisition du royaume de Naples et de Sicile. Du moment que l'Espagne montre tant de froideur, que doivent faire les autres princes? Que V. S., conclut Cybo,

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glisse ces réflexions, car il vaut mieux vivre en paix avec le pape, qui travaille tant pour la paix et le bien de la Cour d'Espagne. »

La France à Messine

Depuis 1674, Messine, s'étant révoltée contre les Espagnols qui possédaient la Sicile et le royaume de Naples^ avait été occupée par les Français. Par ce fait le pape se trouvait entre deux feux: l'Espagne qui avait besoin .de soldats et faisait des enrôlements dans le royaume de Naples et aussi dans les Etats de l'Eglise; et, d'autre part, la France qui se trouvait en état de guerre avec l'Espagne sur le continent, donnait la chasse aux navires espagnole dans les eaux appartenant au pape.

Le 29 octobre 1676, Mellini annonce à Cybo qu'il a parlé à la Cour d'accorder la suspension d'armes, mais qu'on lui a répondu qu'on doutait s'il convenait de l'accepter. « Ils restreignent, écrit-il, la question à Messine et à la décision de l'empereur. Quant à celui-ci on trouve qu'étant très-dévoué à N. S., peut-être lui serait-il facile de lui faire accepter une trêve et que, quant à Messine, il faudrait sauver la dignité de la Couronne espagnole. » Il demanda alors si une fois ces deux points résolus, l'Espagne accepterait la suspension d'armes, et lui on répondit d'une manière équivoque. « Il semble qu'on l'accepterait, par nécessité, plutôt que spontanément. Laissant de côté ce qui touche l'empereur, poursuit le nonce, j'ai dit qu'il me paraît que^ pour Messine, on pourrait trouver quelque combinaison, et j'ai proposé, comme de ma propre initiative, de remettre cette ville entre les mains de S. B. ou que l'on accordât l'entrée dans la ville des vivres nécessaires, lesquels seraient envoyés par un prince neutre ou par S. S. Et, comme on ne paraissait pas encore satisfait, trouvant que cela ne sutiSsait point, parce que, durant ce temps, les révoltés pourraient devenir plus forts et me-

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