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LE PAPE REFUSE L'ARBITRAGE POUR MESSINE

nacer toute la Sicile de la révolution, j'ai répliqué qu'il n'était pas juste de prétendre la restitution complète de Messine... Tout cela, conclut le nonce, je l'ai dit pour mon compte, et je le répète à Y. Em. ». Et, le 26 novembre, il explique qu'à propos de la suspension d'armes et de Messine il a eu par différentes conversations, la conviction qu'ici on voudrait que S. S. employât son influence auprès du roi de France pour qu'il se retire avec ses forces de Messine, afin de mettre cette ville entre les mains de S. S., qui devrait la tenir en dépôt jusqu'à ce qu'on trouve, au congrès de Nimègue, le moyen de pouvoir conclure la paix. On cite comme exemple ce qui est arrivé sous Urbain VIII au sujet des différends de Casai... (1).

Le 28, Cybo lui répond: «S. S. désire que V. S. 111. me en parlant de la suspension d'armes n'entre plus dans l'affaire de la remise de Messine en dépôt au pape, car la suspension devrait être libre, et N. S. ne désire pas prendre d'obligations. »

Et, le 12 décembre, il le loue d'avoir parlé pour la suspension d'armes «et l'engage à tenir ferme sur ce point: que si S. S. peut faire cette demande, elle ne peut proposer aucun avantage en faveur d'une puissance, jusqu'à ce que la suspension soit acceptée. » V. 8, doit aussi fuir les occasions de s'occuper des affaires de Messine^ et cette circonspection est nécessaire tant à cause du caractère de l'affaire que des règles de la prudence. »

Un an après. Innocent renouvelait la proposition de la trêve, mais sans plus de succès.

(1) Et, en effet, le 21 janvier 1(377, Mellini écrit à Cybo qu'on croit que les plénipotentiaires espagnols à Nimègue recevront l'ordre de demander immédiatement à la France de quitter Messine, et qu'on cherchera un moyen-terme en proposant que cette ville soit rendue à S. S. jusqu'à la conclusion de la paix.

664 l'impartialité d'innocent

Le 21 janvier 1677, Mellini lui mande, qu'ayant déclaré à un des ministres qu'il était bien ditficile que S. S. accordât la faveur de faire des enrôlements dans l'Etat ecclésiastique pour Messine, celui-ci lui a répondu, qu'on n'avait pas fait la demande dans l'espoir de la voir agréer, mais plutôt afin d'empêcher S. S. de donner cette autorisation aux Français, « car, en refusant les enrôlements à une puissance, S. S. ne pouvait pas les accorder aux autres. »

Le 5 février, Varese écrit à Cybo « que le résident de Toscane l'a informé, que Pomponne s'est plaint parce qu'à Livourne on ne veut pas donner libre pratique aux navires qui viennent de Messine, sous le prétexte que cette ville commerce avec les Turcs, tandis que chaque port de Ja Méditerranée a de tels rapports; que le résident a promis d'écrire au grand-duc, et que même le ministre lui envoya deux jours après un secrétaire pour savoir s'il avait écrit réellement. »

Le 6, Cybo avertit Mellini que le prince Ludovisi, s'embarquant à Civitavecchia, a écrit au cardinal Nithard que, dans ce port, on permettait aux Messinois et à d'autres ennemis de l'Espagne de molester les felouques et autres vaisseaux de S. M. « Il peut se faire que le prince écrive cela aussi à Madrid, et Y. S. dira que non seulement à Civitavecchia mais aussi dans les autres ports, on refuse d'accorder la pratique aux individus qui vont en course, et qu'on n'admet aucun navire provenant de Messine sans obligation de purger la contumace; que, la semaine dernière, des galères françaises qui passaient par Civitavecchia, de retour de Messine pour Marseille, n'ont pas pu s'arrêter. S. S. désirant enlever tout prétexte, charge V. S.Mll.me de faire en sorte qu'on cesse de délivrer ces patentes et qu'on retire même les anciennes. Le pape se réserve de faire ces démarches auprès des autres Cours si le cas se présente.» Et, le 3 mars, il lui répond:

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