‹ Innocent XIChapitre 272 sur 290 · CYBO SOUTIENT LA LIBERTÉ DU COMMERCE · texte numérisé non relu

CYBO SOUTIENT LA LIBERTÉ DU COMMERCE

entre autres arguments à donner à Don Pietro d'Aragon, qui voudrait qu'on laissât faire, même au nom du roi, les enrôlements de troupes dans les Etats de l'Eglise, pour la Sicile, « Y. S. doit mettre en avant le préjudice que cela porterait à l'impartialité que S. B. doit observer en sa qualité de médiateur; S. B. nuirait à la paix et encouragerait la guerre » (1).

Cybo écrit à Mellini, le 13 mai :

Ha ribattute ottimamente V. S. Ill.ma le querele recatele dal SigJ D. Pietro d'Aragona intorno alla presupposta condotta dei grani dello Stato Ecclesiastico in Messina, facendogli ben conoscere, che se ciô pur succède, non succède assolutamente ne per consenso, ne per connivenza di questa parte. Ciô solo importa, e basta a nostra difesa: e délia istessa ragione mi sono anch'io approfittato col Signor Cardinale Nidardo. al quale dissi di più, che se sarà in grado a' Ministri Spagnoli d'applicare alla compera de' grani délie terre Pontificie, saranno preferiti ad ogni altro che voglia provvedersene. Nel resto, le tratte che dalla Caméra si accordano, in virtù di contratto ai pubblici appaltatori, si corne chiaramente apparisce dai fogli annessi, non possono in alcun modo alterarsi senza manifesta lesione délia giustizia, e deir istessa Caméra Apostolica, e ciô per supposto, molto men poi è in mano del Governo d'impedire che niuna porzione del formento, il quale a tal titolo si estrahe da questi porti, pervenga in Messina, non si potendo prescrivere legge ne ai venti, ne agl'huomini che corrono il mare. Al Sig.'' Ambasciatore, che sopra di ciô ha fatta pur meco qualche doglianza, io mi figuro di haver soddisfatto appieno con questi argomenti non capaci di replica ;

(1) Mais, le 9, Mellini lui mande qu'ayant parlé à Don Pietro d'Aragon des craintes qu'on pouvait avoir de quelque mouvement des Turcs, le ministre lui répondit que S,, M. avait déjà donné l'ordre d'armer des flottes, voulant aussi reprendre Messine qu'il espérait cependant que S. S. ferait son possible pour la ligue, et qu'alors les princes secoureraient aussitôt les Vénitiens, et il conseilla au nonce d'en parler à S. M. et à S. A.

666 l'impartialité d'innocent

ed havendomi parimente rinovate S. Ecc. le antiche querele intorno al ricevimento de' legni francesi che van verso Messina. nel porto di Civitavecchia, io mi sono pure studiato di persuaderle, che non puô in alcun modo N. S., padre comune de' fedeli, rigettar da i seni del suo Stato i legni di vernna Corona Cattolica, senza ofFendere manifestamente la sua paterna indifFerenza^ et impedire ancora l'uso délia sua pontificia mediatione per la pace. E le bacio le mani.

Et, le 15, en lui répondant: «au sujet des plaintes des ministres pour le transport des blés, de ce que le gouYernement pontifical n'a pas défendu aux navires français de mouiller à Civitavecchia, et aussi au sujet de la capture à Nettuno d'une barque espagnole par des corsaires messinois, il écrit que le pape ne nie pas ces faits, que même il en est très-afïligécar ces corsaires ont commis d'autres méfaits contre différentes personnes, de sorte qu'il voit combien est troublée la sécurité dans les eaux des Etats de l'Eglise; on a fait des remontrances à la France, instruisant des procès avec condamnations. Il est faux, cependant, que ces corsaires soient bien accueillis dans les forts, car au contraire on a fait sortir contre eux les galères pontificales. Même le commerce de Rome en souffre. Récemment, tout près de la Tour de Corneto, une barque napolitaine a été saisie, et on a présenté des plaintes à S. B., qui a fait des remontrances à l'ambassadeur de France, et mardi on écrira au nonce à Paris pour demander une satisfaction convenable »(1).

(1) Dans un avis du 15 mai, on lit:

Una nave francese da guerra parti dal porto di Civitavecchia li 10 maggio, e prese la sua navigatione verso le acque di Corneto e Montalto in traccia di due barche, una délie quali era napolitana che si ritirô alla Torre di Corneto, la quale Torre tece tre fumate a detta nave, e non essendogli risposto, sparô una spingarda et all'hora la nave messe la sua bandiera, e spiçco una lancia che giunta al bordo délia barca napolitana, combatte

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