LOUIS XIV EMPEREUR D'ORIENT ! G
Non lasci ella col favore di taie opportunità d'insinuar à Sua E/-^, che gli abusi délia Monaichia di Sicilia durano piuchè mai, ne loro si porge alcun rimedio, corne hà promesso S. M.^^^, e quel giudice vulnera in mille modi del continuo l'immunità ecclesiastica. Finalmente bisogna persaadersi, che le offese fatte à Dio, et alla Chiesa dai regii ministri, saranno sempre dannosissime al Rè, e alla corona; e Sua B.^ fermamente crede, che da questa cagione derivino sempre i disastri délia Spagna. Senta V. S. 111.°^'* anche sopra questo gravissimo affare il Sig.'' principe sudetto, per regolare i siioi uffici col parer del medesimo, ov'egli li reputi non disutili. Ma se li credesse di niun protitto, avvisi ella quà prima di far altro passo. E le bacio le mani.
Louis XIV empereur d'Orient!
Parmi les potins^ que les adversaires de l'empire inventaient à Rome contre le pape, il fut dit qu'il avait proposé au roi Louis XIV la Couronne d'empereur d'Orient; et de oette calomnie, la nonciature à Vienne dut s'en occuper.
Le 24 octobre 1677, Mgr Bonvisi informe Oybo qu'étant à l'audience de l'empereur, et, déduisant de son maintien qu'il était très préoccupé, il crut pouvoir le pi'ier de lui dire tout, mais que, malgré cela ne parlant pas, il a commencé lui-même la conversation, en disant d'avoir été informé par le chevalier de Wallenstein, et d'avoir entendu répéter aussi par d'autres personnes de grande influence, que N. S., avant d'avoir les différends avec l'ambassadeur d'Espagne, lui aurait dit qu'il fallait conclure la paix pour diriger ensuite toutes les armées contre les Turcs, encourageant à cela le roi de France par la perspective de conquérir l'empire d'Orient et le titre d'empereur; que de cette conversation on prenait occasion pour suspecter que du fait de S. B. ou à l'instigation du roi de France et sous prétexte de combattre le Turc, on avait fait le projet de l'égaler, dans ses prérogatives, à l'empereur d'Allemagne, et j'avais été averti que tout cela
688 l'impartialité d'innocent
avait vivement affecté S. M. césarienne. J'ai dit qu'il était peu probable que S. S. ait parlé de cette façon avec l'ambassadeur, tandis qu'il était possible qu'elle ait parlé pour inviter S. M. très-chrétienne à la guerre, que, du reste, je ne pouvais parler du sujet avec fondement car il m'était tout à fait inconnu ; que, toutefois, si la chose était vraie, on aurait dû l'expliquer dans le sens: que, lorsque le roi de France, aveq ses armées de terre et de mer, aurait conquis l'empire d'Orient, S. M. lui donnerait ce titre. On doit considérer que tout cela était impossible ; puisque le premier à y gagner, était S. M. césarienne; qu'après tout, le titre n'est pas de ces titres in partibus qu'on donne aux évêques. L'empereur se montra rassuré par mes déclarations ; il n'a pas avoué n'en rien savoir. Toutefois, il en parla ensuite avec ses conseillers intimes et ceux-ci m'ont dit que la chose avait du vraisemblable, car on sait combien le roi très-chrétien est vago du titre imx3érial, que son ambassadeur à Constantinople avait appelé le roi de France Uempereur mon seigneur^ et que cela avait tellement déplu au grand-Vizir qu'il s'était décidé à défendre au prince de Transylvanie d'aider les révoltés de Hongrie protégés par les Français. J'ai cru bon d'en informer Y. Em., afin que l'affaire ne se grossisse pas davantage, parce que le motif principal de la guerre actuelle a été la crainte que le roi de France, par ses conquêtes sur le Rhin, ne voulût se faire élire roi des Romains. Du reste, j'espère qu'ils écriront à Rome et en Espagne comme ils m'ont promis de le faire; mais je crois qu'ils voudront profiter de la conjoncture pour obtenir la concession de quelques dîmes pour la défense de la Hongrie, en se fondant sur l'exemple de la défense d'Oran, ainsi qu'on en a déjà parlé afin que, j'en écrive à V. Em. » Et Cybo lui répond, le 13 août: « Touchant la nouvelle ou mieux la calomnie divulguée à propos du titre d'empereur d'Orient, V. S. Ill.me a déjà trop fait de la réfuter à S. M. De cette