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LE NONCE ET MGR. LITTA

caso fosse succeduto ad altri) crederei, che ce ne fossero di più occulte, e più gravi, ma ricercandole non le trovo, supplico Vostra Em/'\ che voglia con la sua autorità metterle in ciiiaro, perche se hô errato anche per disquidio, merito castigo, perche dovevo con infinita attenzione servire un ministre cosi principale délia Santa Sede, e non far ridere gli spettatori ; Ma se ne meno per ombra havessi difettato, merito il compatimento di Vostra Em.^^^, del quale mentre humilmente la supplico, le faccio profondissimo inchino ec. ec.

A cette dépêche, le cardinal répond le 3 août: « N. S. a été affligé d'apprendre que des différends aient surgi entre Y. S. Illme et Mgr Litta; alors que la bonne harmonie est tant nécessaire chez ceux qui doivent être considérés comme pacificateurs évangéliques .. . S. S. sera bien contente qu'on fasse disparaître toute occasion de piazzate ; et que vienne une bonne correspondance. »

Mais» Mgr Litta ne tarda pas à laisser Tienne, et Bonvisi, le 20 août, croit devoir expliquer le différend qu'il a eu avec lui. « Il avait dans sa famille trois favoris qui faisaient venir du monde dans son appartement lorsqu'il était sorti; toutes les femmes qui étaient; curieuses de voir les langes y venaient. Considérant le scandale qui en résultait, je fis dire par mon auditeur à celui de monseigneur, que tout cela était scandaleux, mais quelques jours après, accompagnant des ambassadeurs de retour de Nimègue, j'ai rencontré dans les escaliers des femmes qui montaient; leur ayant demandé ce qu'elles voulaient, elles me répondirent qu'elles étaient venues pour voir les langes... J'ai dit de suite que je ne voulais pas ce désordre dans la maison du pape. Les langes ont été encaissées de nouveau, mais j'ai remarqué du dépit chez monseigneur, qui, peu de jours après, est sorti précipitamment de la maison... Telle est la pure vérité . . . Monseigneur est modeste, plein de vertus, mais il a trop de confiance en ses familiers, lesquels ont

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voulu jouir dans le jardin d'une pleine liberté... La yérité est que je suis âgé de 50 ans, j'ai fait une dizaine de nonciatures, et il est tout à fait impossible que je ne sache pas vivre avec un ministre principal de N. S. >. Le 2 septembre Cybo lui répond, en l'assurant qu'à « Rome on ne fait pas attention aux potins touchant des malentendus entre lui et Litta... Tout cela disparaît vite, tandis qu'il n'aura pas à se repentir de sa courtoisie ».

La peste sévissait à Vienne et, depuis le mois de septembre 1699, la Cour se trouvait à Prague; et le nonce Bonvisi s'était retiré à ISchwaechat, près de Vienne, comme on le verra avec plus de détail dans le chapitre sur les négociations visant une ligue contre les Turcs.

Le P"" octobre 1679, Bonvisi informe Cybo qu'il a été très content de n'avoir pas été à Prague, à cause de l'affaire de raml)assadeur d'Espagne avec les deux archers, ceux-ci l'ayant repoussé à un moment où il s'était trop rapproché de la personne de l'empereur. « Toutefois S. Exe. était dans son droit, mais que malgré cela l'empereur fut contre lui, et l'impératrice Eléonore déclare que l'ambassadeur, ayant déjà un successeur nommé, n'était plus par le fait qu'un simple courrier. Je ne sais pas, continue le nonce, comment tout cela finira, parce que les deux archers doivent rester de chaque côté de l'empereur, et il peut se faire qu'à cause de l'étroitesse des rues ils soient obligés de se rapprocher davantage. Etant au loin, je n'ai pas voulu m'en mêler. Un plus grand imbroglio aurait pu avoir lieu si le duc de Neubourg s'était trouvé à Prague, mais il est à espérer qu'il n'y ira pas ».

Le 20, Cybo avait répondu à Bonvisi « que tant à cause de l'affaire des archers de l'empereur avec l'ambassadeur d'Espagne, que ce qui peut surgir avec le duc de Neubourg, il trouve plus prudent d'éviter les réceptions, en invoquant

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