‹ Innocent XIChapitre 55 sur 290 · RÉCONCILIÂT. ON DU ROI ET LA REIXEIMÈRE · texte numérisé non relu

RÉCONCILIÂT. ON DU ROI ET LA REIXEIMÈRE

stimato degna questa compendiosa relazione d'esser anticipata a V. E. per ogni camino possibile, onde l'avventuro all'occasioni che si possono presentare in Barcelona, potendo forse col favor de' venti giunger più spedita aile mani di V. E. Col prossimo ordinario sodisfarô più largamente al debito di queste notizie et all'E. V. fo profondissimo incliino (Ij.

Le 9 octobre, Cybo écrit au nonce « que î^. S. a été bien content d'apprendre l'union des âmes de LL. MM. et le retour à Madrid de la reine-mère, d'autant plus que son arrivée a provoqué la satisfaction universelle. » A présent on attend de savoir qui jouera le rôle principal dans le gouvernement ; « et il est bien à désirer pour le bien de la monarchie que le choix tombe sur un personnage doué de rectitude, de zèle, préoccupé du service de Dieu et du roi, S. B. le désire aussi pour les affaires qui touchent le service du Saint-Siège. Il sera facile à Y. S. d'être fixée à ce sujet bientôt, et peut-être' à l'arrivée de la nouvelle reine épouse. » Et, le 12 novembre, il lui envoie copie du bref pour la reine-mère, qui a été remis au cardinal Nithard. « V. S.

(1) Dès que Don Juan tomba malade, Cybo écrivit à Mellini, le 30 septembre 1679: si Dieu dispose autrement de don Juan, comme le fait craindre sa maladie, V. £. exposera de suite au roi l'obligation où il est d'appliquer les revenus dont jouit le duc, conformément aux constitutions apostoliques regardant l'argent des croisades et le produit des dîmes, qui l'un et l'autre doivent servir à l'entretien des 60 galères dans la Méditerranée ; N. S. ne peut tolérer que ces revenus sacrés soient employés à d'autres usages qu'en faveur de la chrétienté. Et, après l'annonce de la mort de S. A., il lui répète encore, le 29 novembre : « qu'à présent que Don Juan est mort — que Dieu l'ait en sa gloire — il doit veiller à ce que les revenus ecclésiastiques dont il jouissait, soient assignés conformément aux constitutions apostoliques visant les infidèles et les hérétiques et ne servent pas à un autre usage. »

pourra dire de vive voix à 8. M. que S. S. attend, de son autorité et de son esprit prudent, la paix et l'union dans la maison royale ; ce qui ne peut être que de grande utilité à la monarchie et au roi. On espère aussi que la reine travaillera à décider le roi à la concession des dîmes pour l'empereur. » Et, le 29, il approuve que, dès l'arrivée de la reine-mère, le nonce ait demandé l'audience pour lui, ainsi que pour l'ambassadeur de France et celui de Yenise.

Le 15 octobre, Cybo demande à Mellini des explications, car on a lu dans des Avvisi que Portocarrero, l'ambassadeur de France, le patriarche des Indes, de nombreux archevêques et évêques avaient pris part aux cérémonies religieuses célébrées par ordre de S. M. pour fêter la ratification de la paix, mais pourquoi n'y avait-il un mot sur le nonce?... Le 25 novembre, Mellini lui répond, en transmettant la relation sur la solennité pour la ratiftcation de la paix: «Son Em. verra les personnages qui y ont pris part, et à quel titre. On ne m'a pas appelé, parce que, dans d'autres cas analogues, le ministre du prince intéressé y assista seul ; et je ne pouvais être appelé qu'au cas où le cardinal archevêque manquerait, comme la personne de la Cour la plus digne à recevoir le serment de S. M.; et S. B. ayant protesté contre cette paix, je ne sais pas si j'aurais dû prendre part à la solennité actuelle. »

Le 6 janvier 1677, Mellini informe Cybo que la princesse Colonna (1), femme du connétable, s'est enfuie du couvent où elle était réléguée, ne voulant plus y rester enfermée, et qu'elle est partie dans la voiture de l'ambassadeur

(1) Il s'agit de Marie Mancini, troisième nièce du cardinal Mazarin et qui avait épousé le prince Lorenzo Colonna, connétable de Naples.

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