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LE CUMUL DES BÉNÉFICES

un bon revenu, sans compter la mense épiscopale, dont le chiffre est taxé à 10,000 ducats de la Chambre, la plus tbrte taxe, qui n'a d'égales que celles de Mayence, Salzbourg et Tolède. « Ce cumul de bénéfices, ajoute Cybo, est supérieur de beaucoup au traitement honnête d'un évêque, et met en grande perplexité N. S. eu égard à la condition modeste de mise dans l'ordre ecclésiastique, aux avertissements des SS. PP. et aux dispositions des SS. Canons; les exemples de la France et d'autres lieux ne suffisent pas à tranquilliser les consciences; et, quoique ces concessions soient accordées par S. M., il n'y eu a pas moins l'approbation de S. S. qui craint pour sa conscience et aussi de charger celle du roi. Toutefois N. S. a flni par laisser courir encore cette fois la proposition, espérant que ce fait, représenté par V. S. Illme, à S. M. ou, si elle le juge mieux, à Pomponne, pourra rendre S. M. plus circonspecte à accumuler sur une même tête tant de bénéfices et de revenus sacrés, au grand regret des âmes pieuses, et, afin qu'on évite le danger d'ofFenser Dieu," alors qu'on pourrait les distribuer avec plus de justice parmi tant de personnes de bonne renommée pour leur doctrine et leur piété, lesquelles, plus qu'ailleurs, abondent en France et manquent du nécessaire pour vivre » (1). Varese, à son tour, écrit à Cybo, le 5 août 1678:

Non lascierô io di rappresentare al Sig. di Pomponne in buona congiuntura, che se bene Nostro Sig.^® procède con gran riserva nel valersi de' Brevi nelle occasioni délie elezioni da farsi de' superiori délie religioni ; con tutto ciô, quando ii servizio di Dio, e délie religioni medesime ricliieda tali provedimenti, ne havrebbe

(1) Par contre, le 20 juillet, Cybo engage Varese à vérifier et à l'informer ensuite, s'il est vrai que l'évêque de saint Pons ait renoncé, entre les mains du roi, à une abbaye qu'il tenait en commende, trouvant le revenu de son évêché suiB&sant et ayant scrupule de garder le surplus.

Tisato sempre Sua Beat.^® con quell'autorità, che suprema, et independente le appartiene, si corne à punto V. E. mi comanda di dover fare collo spaccio del passato ordinario. . .

Mais, le 14 septembre, Cybo lui répond que bien souvent le roi nomme aux abbayes en commende des jeunes gens, et quelquefois même des enfants, malgré les dispositions du Concordat, qui fixe l'âge de 25 ans... Il répugne beaucoup à N. S. d'admettre de telles nominations, soit parce que les titulaires sont incapables d'administrer, soit parce qu'il est peu probable qu'ils aient la vocation; « et S. S. ordonne que Y. S. Illme en parle en termes soavi au confesseur de S. M., afin d'éviter de telles nominations ». Et Yarese, le 28 octobre, répond, qu'ayant reçu la visite du P. La Chaise, il lui a parlé des nominations que fait le roi de jeunes gens et d'enfants, et que le religieux lui a répondu qu'il en avait déjà fait l'observation au roi, lequel lui aurait donné l'assurance qu'à l'avenir il serait plus attentif.

Cependant ces déclarations restèrent lettre morte, car Lauri écrit à Cybo, le 9 juin 1679:

Tenni lungo discorso iermattina col Padre La Scese circa il commendar le badie a persone minori dell'età prefissa dal Concordato. Credeva egli, che questo non avesse luogo, se non all'ora, che le badie regolari si conferiscono a' regolari; e non quando vengono date in commenda: fondando la sua opinione su le parole del testo, dove dice :=: Peligiosum eiusdem Ordinis in aetate vigintitrium annorum ad minus constitutum = quasi che all'ora, che la Badia non si dà ad un regolare, non abbia luogo il testo medesimo. lo perô gli risposi, che il Concordato per le badie regolari, ricerca unitamente due requisiti; cioè, che sia un religioso del medesimo Ordine, e che sia in età di 23 anni. Onde se bene queste badie si davano in commenda, per il che si derogava al primo requisito, restava in ogni modo l'obbligo di adempire il secondo, che era quello dell'età. Al Padre La Scese parve, che non dispiacesse questa esplicazione ; anzi mostrô di restarne appagato.

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