‹ Innocent XIChapitre 71 sur 290 · LES PROTESTATIONS DE LAURI · texte numérisé non relu

LES PROTESTATIONS DE LAURI

que l'exemptiou de la juridiction ne pouvait s'appuyer que sur un bref ou privilège concédé par le pape, et qu'encore, bref et privilège ne pouvaient avoir vigueur qu'après vérification du parlement; qu'en France les nonces ne sont considérés que comme ambassadeurs et non comme ecclésiastiques et, par conséquent, sont soumis à la juridiction des curés. Lauri ajoute qu'il fit observer que, d'après le droit canonique, sur lequel s'appuient les ordinaires et les curés, les nonces n'étaient pas seulement des ambassadeurs temporels, mais qu'ils exercent une certaine juridiction dans les procès concernant les évêques, la confirmation des Abbés, des supérieurs des couvents, et des nonnes carmélites déchaussées; que jamais les curés n'avaient exercé en France de juridiction sur les nonces, qui érigent leurs autels chez eux; et que Mgr Varese appela lui-même le curé pour administrer les sacrements aux quatre domestiques qui moururent à la nonciature. Mais toutes ces raisons, continue Lauri, n'ont pu faire changer l'archevêque d'opinion. Lauri se rendit ensuite chez Pomponne, le priant d'intervenir au près du roi, ce qu'il promit de faire; mais il n'obtint d'autre réponse que celle qu'il transmettait, malgré toutes ses protestations. Enfin, ajoute Lauri, l'archevêque, m'ayant fait appeler, me fit voir la lettre du roi dans laquelle S. M. exprimait sa volonté que le cadavre passât par la paroisse ; Pomponne de même me soumit un billet du roi conçu dans des termes identiques. Après ces ordres royaux^ écrit-il:

Presi per espediente di non far chiudere le porte di casa, corne io faceva prima, ma di lasciarle aperte, protestando nondimeno, che ogn'atto, che dal parocho venisse fatto sopra il cadavere di Mons^ Nunzio, come turbativo, illegitimo e fatto con violenza, non potesse recare alcun pregiudizio alla preeminenza, et esenzione de' rappresentanti apostolici, ne attribuire alcuna ragione à favore del curato. Cosi dunque mi protestai con Mons.^ Arciv.°, alla presenza del padre La Scese, che à caso vi si trovô, e nella forma

istessa mi sono protestato col Sig.^ di Pomponne, nella risposta, che gli hô inviata, in conformità délia copia, che mandô a V. Em.^»-. Al parocho poi, che con al tri 160 preti in circa, venne la sera à levare il cadavere, io feci in forma più ampla la protesta medesima, la quale non avendo in quell'angustia di tempo copia di notaro, gli feci, coram honestis viris corne V. Em.^ si degnerà vedere dalla copia autentica, che le rimetto, e ne ho fatta prendere la ricognizione délie sottoscrizioni, per mano di due notari publie! seconde l'uso di qua.

Questo levamento del cadavere fatto dal curato, segui hier l'altro à sera, e lo condussero alla parocchia, dove la sera medesima, e la mattina seguente, mi si dice, che gli abbiano prestati tutt'i suffragij délia Chiesa, con ogni sorte di onore; e hiersera

10 portarono poi priva fcamente alla chiesa de' PP. Theatini, dove Monsig.^ Nunzio si era eletta la sepoltura.

Hoggi mi ô stato poi riferito, che il Padre Capuccino già confessore di Mons.^ Nunzio, insieme col suo compagne, si trovi nelle carceri dell'arcivescovado. Di questo fatto procurerô domane di passarne gli uffici opportuni col Sig.^ di Pomponne, e coll'Arciv.*^ medesimo, e di quel di più, che seguirà intorno à tal particolare, ne terrô umilmente ragguagliata l'E. V., à cui m'inchino con profondissima et umilissima riverenza. » Di V. E. etc. Parigi,

11 novembre 1678.

(Lettera scritta dal Sig.^ di Pomponne al Sig.'^ Auditore à. Versailles r8 novembre 1678).

Monsieur

Le Roy m'ordonne de vous escrire, que Sa Majesté aprend avec surprise, qu'après qu'elle vous a fait tesmoigner qu'elle remettoit à Monsieur l'Archevesque de Paris, l'affaire, qui regarde l'enterrement de M.^" le Nonce, vous aportiez encore des longueurs, et des difficultez à exécuter ce que Mond.* S.^ l'Archevesque a jugé devoir estre observé dans cette rencontre conformément à la jurisdiction ecclésiastique, et aux formes réservées dans le royaume. Ainsi Sa Majesté m'ordonne de vous dire qu'elle désire, que vous fassiez cesser les obstacles, que vous y avez formez iusque à cette

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