‹ Innocent XIChapitre 73 sur 290 · MGR HARLAY PATRIARCHE DE FRANCE · texte numérisé non relu

MGR HARLAY PATRIARCHE DE FRANCE

È gran tempo, che si vidde correr qui per mano una scrittura composta in lingua francese contro le pretensioni del curato di San Sulpitio, e dell'Arcivescovo di Parigi per l'affare del Nunzio et havendo io allhora domandato all'abbate Siri, che me la diede se sapeva di chi fusse opéra, mirispose ch'era stata composta da i Cappuccini del Luvre, che con tal nome sono chiamati il Padre Monbason, et il compagne, perche hanno le stanze nel Luvre dove stillano diverse acque per la febre et altre, malatie. Hora dunque che V. E. mi hà comandato con la cifra de 15 del caduto di parlare al Padre Monbason di questa materia, e d'informarmi come passi questa faccenda, sono entrato nuovamente in discorso con l'abbate Siri intorno à detta scrittura, e gli ho domandato come sapeva che fosse stata composta dai Cappuccini del Luvre; al che mi hà risposto di haverlo saputo per bocca del Padre Giuseppe da Fiorenza già confessore di Mons.^® Nunzio. Mi h à soggiunto haver saputo di più per l'istessa via, che detti Cappuccini haveano composte ancora un'altra scrittura in lingua Latina per dare à conoscere i danni, et i disordini, che seguirebbero quando Mons.*' Arcivescovo fosse fatto Patriarca in Francia, come credono molti, ch'egli desideri, e che havendola consegnata al sudetto Padre Giuseppe à finchè la portasse à Roma, egli non havea stimato bene di portarla seco per viaggio, ma l'havea inviata antecipatamente à Fiorenza nel plico di questo résidente di Toscana perche vi giungesse più sicura. Tanto mi hà detto l'abbate Siri.

Con queste notitie mi sono poi portato dal Padre Monbason^ e gli hô significato in primo luogo il dispiacere grande che V. E. hâve va del travaglio, nel quale havea scritto, di trovarsi per la scrittura, che si diceva pubblicata da lui in proposito dell'affronto fatto dall'Arcivescovo al cadavere del Nunzio. Gli hô soggiunto, che quando la scrittura medesima fusse giunta aile mani di V. E., già che fin'hora non gli era pervenuta, ella glie la havrebbe rimandata. E poi l'hô interrogato sopra questi disgusti dell'Arcivesvovo, e mi hà risposto che Mons.'" Arcivescovo si era doluto con diverse persone, ch'essi Capuccini havessero fatta quella scrittura contro di lui e l'istessa cosa avea detto loro il Padre La Scese; ma che loro si erano scusati, dicendo, che quelli i quali haveano riferito à Mons."" Arcivescovo un tal supposto non potevano haver

havuto altro fine, che di rovinarli, dando loro un'inimico cosi potente, e d'inquietar Mons/ Arcivescovo con supporgli fatti non veri, et insussistenti. E di queste espressioni Mons/ Arcivescovo si era mostrato in parte sodisfatto, e perciô desideravano hora di rihavere l'horiginale di detta scrittura perche con il proprio carattere di esso Monbason non potessero mai restar convinti in qualsivoglia caso, che fusse venuto à perdersi, corne hora potevano dubitare, che fusse succeduto, mentre dopo tanto tempo non sentivasi ancora che fusse venuto aile mani di V. E. Hô risposto che potevano consolarsi perche se haveano consegnata detta scrittura al Padre Griuseppe, come io teneva riscontro, che havessero fatto, io havea qualche barlume, che il Paire Giuseppe per evitare ogni pericolo l'havesse mandata à Fiorenza per via di questo résidente, onde dovea esservi giunta sicuramente mentre non vi era avviso, che plico alcuno del résidente si fosse perduto, e non doversi prender meraviglia se taie scrittura non vi era avviso che fusse fin'hora capitata à V. E., mentre ne pure vi era avviso che il Padre Griuseppe, che doveva portarla, fosse ancora giunto à Koma. Si consolô il Padre Monbason in sentire, che la scrittura potesse essere in sicuro, e l'attende dalla benignità di V. E. dopo, che le sarà giunta aile mani, ma mostrô di maravigliarsi come io havessi potuto sapere i particolari accennati, mentre egli fino all'hora si era persuaso, che fuori del caso di essersi perduta la scrittura di suo pugno, il fatto fusse segreto.

MgrHarlay crut boD, cependant, de se justifier auprès de la Cour de Rome, car le 19 avril (1), Cybo informe Lauri, que l'ambassadeur s'est rendu chez le pape pour lui lire une lettre de l'archevêque de Paris, pleine d'expressions obséquieuses envers S. S. et le Siège apostolique, dans laquelle, il essayait d'expliquer sa conduite à l'égard du corps du nonce, « et que N. S. a répondu que c'étaient là des phrases, mais que

(1) Dans un avviso de Rome, en date du même jour, on annonce qu8 de Civitavecchia est parti un navire emportant la statue de Louis XIV exécutée par Bernini.

l'archevêque essaye de se justifier 17S

c'étaient des faits dont il se plaignait, et l'ambassadeur ayant répliqué que l'archevêque ne reconnaissait pas le titre du nonce, celui-ci ne le lui ayant pas montré, et qu'en conséquence il ne l'avait pas cru exempt du droit paroissial, le pape alors répondit que le nonce, n'exerçant pas de juridiction à Paris, n'a pas l'habitude de présenter ses titres, et qu'il devait suffire à l'archevêque que Mgr Yarese fût reçu par le roi et traité par lui comme représentant la personne du pape. »

Le Î2 juin, Lauri écrit à Cybo que le bruit court que Mgr Casoni est désigné au poste d'internonce en France, à présent qu'il a fini sa mission au congrès de Nimègue. Et, le 16, il ajoute qu'on l'a averti « que, l'ambassadeur ayant écrit au roi pour savoir si, en attendant le nouveau nonce, je dois être remplacé, S. M. lui a répondu que non. » Mais, le 1 5 juillet, Cybo lui répond qu'il est faux que Casoni doive le remplacer; et il le charge de s'informer de ce qu'on dit sur la possibilité de l'envoi d'un nonce. Le 28, Lauri répond, à son tour, que l'on parle avec curiosité de la question de la nomination d'un nouveau nonce, et qu'à ce propos les opinions sont divergentes. Il y en a qui prétendent que Rome doit demander une réparation de l'insulte faite au cadavre; d'autres, au contraire, sont d'avis que le nonce doit s'abstenir d'en parler ; et enfin il en est qui sont pour ce moyen terme de passer l'éponge sur le fait accompli, mais de demander des garanties pour l'avenir. « Le premier projet, ajoute Lauri, est impraticable, vu la difficulté d'obtenir une réparation; le second moyen ne conviendrait pas à la dignité du Saint Siège; le troisième pourrait passer, mais seulement l'archevêque y fera opposition en entraitenant chez le roi le ressentiment à l'égard des Urbanistes. » Et, le 31, il annonce que le roi a promulgué un décret suivant lequel Mgr Harlay doit accorder à un nonce la main. Mais, le même

jour, il lui écrit, que M. Rose lui a dit qu'on ne recevra un nonce qu'à la condition qu'il donne la main à l'archevêque, et que les évoques et archevêques de France sont aussi de cet avis. « Comme M. Rose est partisan de Mgr Harlay, conclut Lauri, on croit qu'il en a exprimé la pensée. » Et, le 4 août, il ajoute que ayant interpellé à ce sujet quelques évêques, ils se sont montrés plutôt d'opinion contraire. Le 2^ octobre, Lauri avertit Cybo que le prince de Fiirstenberg l'a informé qu'il a parlé à M. Rose a propos des prétentions de Mgr Harlay, qu'il lui a fait observer que l'archevêque avait tort de se mettre mal avec Rome; et «que, M. Rose ayant pris sa défense, il lui a répondu que c'étaient les adversaires Mgr Harlay qui le poussaient toujours davantage à sa ruine, tellement que le jour viendra où le roi en choisira un autre à sa place. »

Le 13 décembre, Cybo écrit à Lauri: «après la mort du nonce Varese, suivant l'exemple d'autres ministres apostoliques qui se sont trouvés à la place que V. S. occupe, il eût été convenable qu'elle demandât audience au roi, au lieu de se borner à traiter avec Pomponne; mais le départ de celui-ci peut donner à Y. S. un titre pour traiter directement avec le roi des affaires du Saint-Siège. Cela ^ été accordé à ses prédécesseurs et est permis à tout ministre de degré inférieur à celui des autres princes. Y. S. peut déjà commencer a appeler l'attention de S. M. sur son ministre en Angleterre, touchant le procès qu'on menace de faire à la reine ; et Y. S. pourra aussi parler de la nécessité d'aider la Pologne contre les Turcs. En tout cas, Y. S. doit agir avec prudence, dans l'éventualité que la demande d'audience puisse être cause d'ennuis. » (1)

(1) Les craintes de Cybo étaient assez justifiées. Lauri, le 4, l'informe d'un incident diplomatique qui a eu lieu à la Cour : hier, 'écrit-il, on lui rapporta que M. de Bonneville, introducteur des

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