‹ Innocent XIChapitre 76 sur 290 · LE PRINCE G. E. DE FÛRSTEMBERG À PARIS · texte numérisé non relu

LE PRINCE G. E. DE FÛRSTEMBERG À PARIS

Marchese di Louvois potrebbe far'egli tal carica, e non sarebbe gran fatto che S. M. la conferisse afî Principe Griiglielmo di Furstemberg.

Mons.^' di Pomponne non pagô la sua carica che 400/m franchi ; di maniera che, oltre le 20/m lire di pensione, S. M. viene ancora a dargli 100/m scudi di ricompensa, la quale dimostra, che S. M. non lo allontana dalla sua real pérsona, e dal suo real servigio, per alcun mancamento ; ma perche è gran tempo che parevale non fosse a proposito per tal carica.

Et le 24, Lauri après avoir repété un élo^e de Pomponne, ajoute : .

Dali' altro canto il Présidente Colbert, che gli è stato

destinato per successore, da chi l'hà trattato nel Congresso di JSTimega, viene dipinto per huomo di talenti mediocri, difficile à persu'adere, e di manière più tosto aspre, che dolci : ma perche questa relatione viene da un ministre, che in quel Congresso era contrario alla Francia, non si sa se sia sincera. Una cosa è verisimile cioè che per l'appoggio di Monsieur Colbert suo fratello havrà crédite nel Consiglio, onde quando si arrivi à persuaderlo, non dovrebbe esser senza frutto.

Spero di poter mandare in brève à V. E. la relatione di questa Oorte nel modo che mi hà imposte di fare, et allhora dire quel di più, che potrà occorrere in questa ma^eria.

Le 15 décembre, il annonce qu'on dit que Colbert veut être sévère envers ses ambassadeurs et leur donnera des ordres précis, en ne leur laissant que bien peu de latitude.

Le prince Guillaume Eg-on de Fûrstenberg, à peine mis en liberté après la conclusion de la paix, se rendit à Paris. Le pape comptait sur sa reconnaissance, afin d'obtenir du roi îes satisfactions qu'il lui demandait. Ainsi, le 28 août 1679, Cybo recommande-t-il à Lauri d'aller voir le prince aussitôt qu'il sera arrivé, et, comme de sa propre initiative

de l'entretenir des rapports actuels entre le pape et le roi^ car l'ambassadeur polonais dit que le roi est peu satisfait du pape et prétend qu'à Rome on n'a aucun égard pour lui. Le pape, ajoute Cybo, a été large de grâces pour le roi, et cependant S. M. lui refuse toutes les concessions qu'il lui demande et l'ofïense même, ainsi qu'il est arrivé pour le cadavre du nonce et, actuel lement encore, pour l'incident du sbire de Rome. Le prince a écrit au pape pour témoigner à S. S. sa reconnaissance, et l'assurer que dorénavant il se donnera, entièrement, à ses devoirs ecclésiastiques. Et, le 4 octobre, Cybo envoie à Lauri pour le prince Guillaume un bref du pape l'encourageant en ses desseins, et charge l'internonce, en le lui remettant, de le persuader de prier le roi de prendre part à la guerre contre les Turcs, ou, tout au moins, de donner l'assurance aux princes italiens qu'il ne les troublera pas s'ils y prennent part. Et, le 18, Cybo ajoute que Ftirstenberg a écrit à S. S. une nouvelle lettre, dans laquelle, avec une grande modestie et beaucoup de respect envers S. S., il l'informe de la recommandation du roi qui demande pour lui le cardinalat. « Aux lettres des princes, dit Cybo, qui demandent des chapeaux au pape et, encore moins à ceux qui se recommandent eux mêmes, on ne répond pas, afin d'éviter tout ombre d'engagement dans une matière aussi importante, très-sainte et pour laquelle il faut d'abord recourir au Père de toute lumière. Il est difficile aussi de répondre avec courtoisie, même très circonspecte, car elle sera toujours interprétée comme une espèce d'obligation. Toutefois on est sorti un peu des règles, et N. S., comptant sur sa discrétion et poussé aussi par le désir qu'il a toujours eu de le favoriser, lui répond par le bref qu'on transmet à V. S.; et elle lui dira que N. S.^ ayant pensé à lui par le passé, ne l'oubliera pas dans le présent. » Mais il paraît que Lauri ne saisit pas toute la finesse contenue dans la dépêche de Cybo, car il lui répondit, le 13 novembre:

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