LES ACCUSATEURS
avec son confesseur comme intermédiaire, et par Don Juan d'Autriche; et qu'il ne sera pas ditïicile de découvrir que c'est une calomnie ... « Beaucoup de monde croit que tout cela n'est qu'un artifice des ennemis de York pour lui nuire comme catholique; d'autres disent que c'est une intrigue du roi pour obliger le Parlement à laisser sous les armes une partie des soldats» (1).
(1) Et, le 29, il transmet l'avis qu'on lisait à Bruxelles: L'Accusa tore de' Cattolici d' Inghilterra è uno, che mentre professé la vera Religione desiderô d'essere ammesso, e non fu ricevuto nella Compagnia di Giesù^ e che havendo mesi sono scoperti li stessi inditii al Re, hebbe ordine d'osservare, e di tacere, ma che ultimamente rivelandoli ad un Giudice del Consiglio Keale^ ha obbligato ad intraprenderne diligenti perquisitioni. Sono state queste perciô dirette principalmente contro li Giesuiti, tuttoche siano stati carcerati ancora, oltre un Medico accusato di dover dare il veleno al Be, altri sacerdoti secolari e Begolari, essendosi pure constituito il signor Colman già segretario délia Duchessa d'Iork huomo di molto spirito, zelante nella fede, versato nelli negotii politici, e malissimo veduto nella Corte a segno che il Duca fu costretto a licentiarlo dal servitio, benchè secondo la voce publica le fossero in appresso continuate le provisioni. Tutte le scritture di lui sono state prese, e dices^' provarsi in esse, che abbia havuta qualche corrispondenza colli Ministri francesi, ricevendone somme considerabili di denaro, onde contro di lui cresca Fodio commune et anche sopra ciô debba essere esaminato. Si vociféra pure ch'un Giesuita habbi negato di conoscere un Giovane, per il quale s'è saputo ch'egli pagava il vitto, e che siano state trovate moite armi in casa d'un Nobile Cattolico, a cui per6 apparteneva d' inviarne quantità grande ad un isola posseduta in America dagl'Inglesi. Intanto si disarmano tutti li Cattolici del Begno, si parla d'esiliare tutti li Vescovi d' Ibernia, e quando anche non cessino le opinioni, che questi moti siano non meno causati dalla calunnia d'un impostore, che da fini politici altre vol te accennati, ad ogni modo è da temersi, che nella vicina ses-
Le 4 novembre (1), Bevilacqua répète qu'il se confirme toujours plus que la prétendue conspiration est l'œuvre de i'évêque de Londres et du Gr. Trésorier pour contrecarrer les négociations en faveur de la liberté de conscience. On a trouvé, dit-il, chez Colman des lettres oii l'on parle avec mépris du roi. Le duc ne veut plus le soutenir, à cause de la façon qu'il Ta quitté. York craint aussi un nouveau ban contre les jésuites, parce que, dans le dernier Conseil, on a présenté une liste de 300 pères qui se tenaient cachés ; quand on a perquisitionné, pour voir s'ils possédaient de l'argent, ou n'a trouvé que 500 livres sterling appartenant au collège de Saint Omer. On dit que le roi voudrait répudier la reine pour épouser une protestante. York s'est bien efforcé de faire retarder la réunion du Parlement, mais il n'a pas réussi, car on a besoin d'argent (2). Et, le 11, il ajoute qu'aus-
sione del Parlamento si promovino rigorosissimi editti contro la Religione.
(1) Le même jour il mande, qu'on lui écrit de Londres que la Cour est rentrée de Newmarket; qu'il a été tenu Conseil pour examiner le rapport au roi au sujet du procès de la conspiration et passer au vote; qu'il n'y a pas de preuves autres que les dires de l'accusateur et par conséquent il est impossible que l'on puisse punir ceux qui se trouvent prisonniers, d'autant plus que le juge qui avait reçu l'accusation est mort; les protestants soutiennent que ce sont les catholiques qui l'ont fait assassiner. L'ambassadeur d'Espagne demande une réparation pour la violation de ses privilèges lorsqu'on vint pour arrêter le provincial des jésuites, et aussi pour les accusations portées contre Don Juan. Colman sera mis sous procès pour des faits en dehors de la conspiration, mais à la suite de certaines lettres privées saisies chez lui.
(2) L'abbé de Sainte Marie transmet à Cybo de Bruxelles, l'avis suivant, en date du 5 novembre 1678: « A Londres l'agitation contre les catholiques prend plus d'acuité ; le juge, auquel