LES VÉRITABLES AUTEURS DE LA CABALE
sitôt que le Parlement a commeDcé ses séances, on a découvert qu'il s'agissait d'une cabale montée contre le duc (l'York, visant à l'exclure de la succession et d'arriver à la dissolution du mariage du roi. S. A. croit pouvoir résister à ses adversaires ; elle commence à comprendre que le Gr. Trésorier l'a trompée. On dit aussi que l'évêque de Londres a fait des offres à Colman pour qu'il lui dévoile les secrets <le son ancien maître, mais il a échoué.
Le 12, Cybo écrit à Bevilacqua qu'il espère que, maintenant, qu'il a été reconnu que la prétendue conspiration était une /calomnie, sera dissipé tout soupçon contre les catholiques, ce qui procurera au duc d'York l'opportunité de procurer la liberté de conscience, qui tient tant à cœui* à K S. et en fait écrire aux; Cours « que V. S. 111 me ne se lasse pas d'en parler aux plénipotentiaires catholiques en donnant avis de ses démarches. Et, le même jour, il lui mande: que le soupçon qui pesait sur les catholiques, en Angleterre, d'une conspiration contre le roi, s'est dissipé complètement et que cela donne plus de crédit au duc d'Yoï'k.
l'accusateur des catholiques avait procuré les premiers indices, et qui révéla tout au Conseil royal, ne rentra pas chez lui le soir du 23; il fut trouvé le lendemain à l'état de cadavre à trois milles de Londres, étendu dans la boue, avec les souliers propres, l'épée tirée hors du fourreau à côté de lui. Il avait une blessure au ventre faite par un poignard plutôt que par une épée, avec des marques de strangulation au cou. On croit qu'après avoir été tué il fut transporté en cet endroit... On a nommé juges de la commission les pseudo-archevêques de Canterbury et de Londres, ennemis furibonds des catholiques, avec le duc de Tardertale et mylord Anglixe (sic) ... On pousse l'instruction avec beaucoup de vigueur. Le comte d'Egmont et le provincial des jésuites avec un compagnon, arrivés de Flandre, se trouvant malades chez l'Ambassadeur d'Espagne, on leur a donné des gardes aiîn de savoir -qui les fréquentent.
«Qu'on lui vienne donc en aide», ajoute Cybo, le 14. Mais Bonvisi avait déjà, le 17, répondu au cardinal: qu'il a exprimé à S. M. le désir de S. S. qu'on prenne des accords avec York pour délivrer les catholiques anglais des lois pénales; que l'empereur serait prêt à le faire; mais que S. M. croit le moment peu opportun à cause de l'accusation de conspiration qui pèse sur les catholiques. «J'ai répondu, ajoute le nonce, que S. S. avait écrit avant que ce bruit eût cours, et que j'en écrirai à Rome. »
Mais, le 18, le nonce ajoute: que la persécution dont estvictime le duc mérite bien l'intérêt paternel de N. S. S. A. est très-affligée de la malice de Colman (1), son ancien secrétaire,
(1) Le lettere d' Inghil terra delli 6, 9 e 13 del corrente
compensano la mancanza délia passata settimana, e sono piene di liovità molto considerabili. Il nominato Oatz accusatore principale Domenica li 4 hebbe l'ardire di accusar la Regina di havere con tre Gesuiti congiurato di avvelenare il Re. Disse di haver scoperta questa congiura mentre ritrovandosi in una caméra del palazzo di Somerset, nella vicina, dove si trattava quest'affare, egli haveva sempre intesa la voce d'una donna, e di tre huomini, che doppo fu fatto entrare nella suddetta caméra per bacciare le mani alla Regina, e ch'egli non vi trovô, cbe Sua Maestà, e tre Gesuiti, onde ne concluse, ch'essi erano quelli che havevano trattato di avvelenare il Re. Il sig. Co : d' Ossery, ch' hebbe l'ordine di condurlo a Somerset per fargli riconoscere il luogo dove haveva udita la congiura, li fece diverse dimande per la strada per vedere s'egli era ben sicuro, e non solo lo trovô moite volte mancante, ma quando fu sul luogo non seppe mai mostrare la caméra délia pretesa congiura ; se li sono pertanto radoppiate le guardie, et ordinato che sia osservato a vista. Ciô non ostante il giorno delli 8 confermô costui il suo detto con giuramento, et aggiunse d' haver egli stesso pagate ad un medico délia Regiua Inglese cattolica 5 mila lire sterline per fabricare il veleno, il che fece una taie commozione nella Caméra Bassa, che dimandô subito una confe-