‹ Innocent XIChapitre 9 sur 290 · DON LIVIO ODESCALCHI · texte numérisé non relu

DON LIVIO ODESCALCHI

(le son aversion pour ce tloaii du Saint-Siège l'exemple le ï31us éclatant. Il donna toute sa fortune à son neveu don Livio, à condition que celui-ci n'eût aucun rapport avec les ambassadeurs et ne s'occupât point d'affaires. Comme la vie modeste que menait ce jeune homme lui avait ^a^né beaucoup de sympathies, Innocent l'ut assiégé de brochures et de lettres où on le priait de suivre l'exemple de ses prédécesseurs et de le créer cardinal ou, tout au moins, de se servir de lui pour traiter les affaires (1).

rasse nella cavalcata délia Ghinea, ma S. S. più duro del travertlno ricusô compiacerlo addiicendo esempi di al tri nepoti >.

(1) Don Livio, malgré sa situation effacée, donna souvent sujet aux Avvisi, ainsi l'achat du duché dé Ceri et son mariage probable y sont mentionnés. On lit sous la date du 17 septembre 1677 : « S. S. fece venire il denaro da Milano di Don Livio, si dice per comperare il principato di Piombino che appartieue ai Ludovisi ». Dans un autre du 2 octobre on lit: « S'intende che oani settimana in questa piazza giungono per 10,000 da diverse piazze effetti di Don Livio, e che si parla del matrimonio di lui con una sorella del principe Piombino, ma che si dubita che S. S. accondiscenda ». Et un autre du 15 janvier 1678 annonce: « Non si dubita più dello stabilito del ducato di Ceri sebbene non ancora stipulato a causa che il Papa volendo caminare cautelato vuole che si affigano gli editti e cosi col mezzo délia Caméra dei Baroni. Si crede che vi sarà anche la compera del palazzo a S. Marcello dei Borromei già dei Ceri » , Dans un autre Avvlso successif on lit : « la compera del ducato di Ceri è stata fissata col Don Livio pel prezzo di scudi 450,000 senza Paiuto di N. S. » ; et dans un autre plus tard on lit: « Ad intercessione délia sorella il papa condiscese a Don Livio che comperi Ceri proibendogli perô di portare il titolo di duca » . Et encore : « Si dice che Tambasciatore di Prancia fece istanza al papa pel progetto di matrimonio di Don Livio con la Ludovisi trovando poco conveniente che il papa si metta sotto Spagna ». ,

Il prépara une bulle contre le népotisme, mais, voulant la faire signer par tous les cardinaux, et que quelques membres du Sacré Collège refusèrent leur signature, il ne put la publier et cet honneur fut réservé à l'un de ses successeurs; il obligea cependant les neveux de ses prédécesseurs à renoncer aux bénéfices dont ils étaient en possession en leur accordant une légère indemnité. En décembre 1679, à la mort du cardinal Barberini, vice-chancelier de TEglise, un motii proprio enleva au nouveau titulaire de cette dignité Fadministration des vacabili, qui formait, croit-on, un capital de 360,000 écus, avec une rente de 60,000, dont jouissaient généralement les neveux des papes, et attribua le tout au Saint-Siège.

Voulant améliorer les mœurs publiques, il se montra très sévère à ce sujet; il défendit aux dames les excès de luxe, et, se souvenant, sans doute, des désordres auxquels il avait dû assister au temps d'Olimpia Maldachini, il interdit rentrée du Vatican aux femmes (1). Il ne fit exception qu'en faveur de la reine Christine de Suède, qui y venait, une fois par an, toucher la pension de 12,000 écus qu'il lui avait assignée (2) Elle avait été la première, en vertu

(1) Il leur donnait audience dans les sacristies des églises où il se rendait pour les cérémonies.

(2) Le 21 novembre 1876, Cybo charge Bonvisi, nonce à Vienne de plaider auprès de l'empereur la cause de la reine de Suède et de l'informer du résultat de ses démarches, « parce que S. B. souhaite vivement la pleine réussite des satisfactions de S. M. ayant une singulière estime des vertus et des rares qualités de la reine... Et le 28, il écrit à Mellini pour l'intéresser en faveur de la reine qui a obtenu « la protection pontificale » pour ses affaires auprès des Cours de la Maison d'Autriche. S. S. a déjà écrit au nonce à Vienne afin qu'il appu.ie de toute manière les intérêts de S. M. et il fait à ce sujet une recommandation toute particulière au nonce ainsi que cela lui fut déjà ordonnée par Clément X , . . Le 21 août,

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