LE DUC EN ECOSSE
plus intime du duc, très aimé^ mais celui-ci l'a laissé à Bruxelles ; ensuite on l'a l'ait se rapprocher de la mer pour être prêt à s'embarquer, mais on voit que le duc a dû dire au roi qu'il n'a avec lui aucun catholique.... Je prierai la duchesse de Modène de faire quelques démarches auprès du duc... Porter aussi est sans nouvelles de S. A.» Le même jour, Cybo, considérant l'importance des affaires en Angleterre, engage Tanari à trouver moyen de rester en rapports directs avec York.
Mais Cybo, le 16 décembre, lui répond: «S. S. a grande confiance dans le zèle et la clairvoyance de V. S., et qu'aucun incident ni aucune difficulté ne lui feront perdre de vue les intérêts du duc d'York, qui sont les intérêts de N. S. et lui sont à cœur plus que tout autre. On ne peut croire que S. A. n'ait auprès d'elle quelque catholique secret avec lequel elle puisse conférer sur des matières de religion.... les voies ne manqueront pas à V. S. pour communiquer avec S. A. »
Et, le 30, Cybo écrit à Bonvisi, qu'à propos du procès contre la reine d'Angleterre, il trouve extraordinaire que dans sa lettre, Chiniseg laisse entendre que la Cour impériale cherche à se tenir en bons termes avec le Parlement anglais. Cela déplait énormément à S. S. qui voit, comme doit le voir aussi la Cour d'Espagne, combien il est pernicieux pour la maison d'Autriche, élue par Dieu pour le soutien de la religion catholique, de s'unir aux hérétiques, alors même qu'ils n'ont pas, comme le Parlement anglais, pour principal motif la haine contre notre foi... Mais que V. S., ajoute le cardinal, ne dise pas cela par lettre; il suffit d'écrire à Prague, en général, combien il est pernicieux de frayer avec les hérétiques... »