‹ Innocent XIChapitre 114 sur 430 · LE SENAT ENCORE HESITANT · texte numérisé non relu

LE SENAT ENCORE HESITANT

esclusiva per le ultime parole, e cosi disse il Sig"" Michèle Foscarini(i).

Le même jour, il informe que dans le Pregadi on a décidé la restitution des barques d'huile, et que dans le Sénat il n'y a eu que Domenico Mocenigo qui s'y opposa, mais le Savio Soranzo déclara que cette restitution était nécessaire pour donner satisfaction au pape, et que la moitié des voix suffirait à l'approuver ; c'est ce qui eut lieu. On espère que dans la semaine sera présentée l'affaire Zoilo, quoique les Savi aient dit qu'il faudrait la faire précéder de quelque préconisation de la part des cardinaux vénitiens ; Andréa Valiero s'est réservé cette affaire durant sa semaine, mais il voudrait aussi une lettred'Ottoboni annonçant la préconisation de quelques évoques par des cardinaux nationaux (2).

Enfin, le 21, Jacobelli annonce que, pour en finir avec toutes les difficultés, on a décidé l'envoi d'un secrétaire à Rome, qui

(i) Le même jour, il annonce qu'on a parlé aussi de créer, en outre des g Procureurs ordinaires de St Marc, 6 surnuméraires moyennant le payement de 25,000 ducats ainsi qu'il- fut fait durant la guerre de Candie ; et d'agréger a la noblesse encore 10 familles payant 100,000 ducats comme l'autre fois, et d'augmenter aussi le prix du sel pour avoir de l'argent en cas de besoin. Mais, le 14, il ajoute que s'étant ébruitée la nouvelle que les Turcs avaient été délogés de Vienne, on a suspendu de discuter pour le moment ces innovations. Jacobelli rectifie sa lettre du 7 touchant l'agrégation de nouvelles familles à la noblesse ; il s'agissait non de 10, mais de 21 familles, dont chacune eut dij payer 7000 ducats et en outre en prêter 30,000 à intérêt de 3 pour cent,

(2) Le 14, Cybo répète que 'l'on ne peut prétendre, par justice, à la présentation des évêques par les cardinaux vénitiens. Mais, à la même date, Jacobelli informait que l'affaire Zoilo semblait enterrée pour toujours, car il est arrivé une lettre de Rome annonçant que S. B. veut absolument se réserver pleine liberté sur cette matière, en laissant aux cardinaux, à tour de rôle, la présentation au Consistoire, ne voulant en aucune manière porter atteinte aux droits du Sacré-Collège. Andréa Valiero croit donc que pour le moment il est opportun d'attendre, d'autant plus qu'on vient de publier que dès 1400 et durant un siècle ce furent les cardinaux vénitiens qui préconisèrent les évêques de la République.

n'habiterait pas le palais de S^ Marc et n'arborerait les armoiries afin d'éviter toute question ; on n'est pas satisfait de la conduite des cardinaux vénitiens (i).

Le même jour, Jacobelli informe :

Capitarono Lunedi lettere publiche di Constantinopoli, con le quali avvisa il Sartorio Segretario délia Republica che il sig. Bailo Donati haveva deposte l'insegne, et Habiti dalla Rappresentenza, et haveva con memoriale falto instanza al Kaim kano per la licenza di poter partira, ma da esso con atti di disprezzo fosse in faccia del Sartorio lacerato il memoriale, e senza darli altra risposta gli havesse voltato le spalle, e che doppo facesse subito sequestrare le navi tutte di ragione de Veneziani con fare arrestare tutti quelli mercanti, che havevano promesse, che per tutto il mese di Agosto sarebbe sodisfatta l'intiera somma delli consaputi loo mila Zecchini. Si sente pero che poi le navi siano state rilasciate per la sicurezza data dal medemo Sartorio allô stesso Kaimekano, che già il denaro per l'mtiera sodisfatione era in viaggio con il sig. Cappello, quale pocchi giornipoteva tardare a giongere. Soggiunge, che il Bailo pensava spedire al Gran Visire perla predetta licenza, premendogli grandemente venire all'obedienza de commandi publici per giustificare délie sue opération! .

Le 29, Jacobelli, après avoir annoncé qu'Ottoboni a dû communiquera S. Em. que le nonce sera reçu et que son arrivée est même désirée, rend compte de la séance du Pregadi : la discussion, dit-il, dura trois heures à cause de l'opposition de

(i) Toutefois, à la même date, Cybo lui avait répondu: «N. S. trouve bien extraordinaire qu'après les démonstrations bienveillantes qu'il a faites à la République, sans aucune compensation, l'on continuât à prétendre à la préconisation des églises, qui depuis l'an 1500 a toujours été laissée à l'arbitre des papes. Cette situation, durant depuis près de deux siècles, s'est conservée par le pape, et l'on ne peut s'appuyer sur des mémoires obscurs et douteux remontant à 1400. Et comme les raisons écrites n'arrivent pas à persuader le Sénat, il ne convient plus de négocier, et à l'avenir V. S. s'abstiendra de discuter sur cette matière. » Et, le 28, il ajoute que le pape trouve aussi contraire au respect qu'on lui doit, le doute soulevé touchant l'acceptation de Mgr Cantelmi, après tant de difficultés à propos du bref, les instances du cardinal Ottoboni et enfin la réponse du Sénat au même Mgr Cantelmi.

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