QUESTION DU TRANSPORT DU SEL
Le 20, Jacobelli annonce que le gr. vizir ayant demandé à CappellosilaLigLie était vraie, le secrétaire répondit qu'il l'ignorait et le gr. vizir lui fit des menaces (i). Et, le 21 août, ayant d'abord annoncé la prise de S^^ Maura après 17 jours de siège ; que l'on y trouva 100 canons et 200 esclaves qui furent mis en liberté — , il informe que l'ambassadeur de France a participé au Doge qu'à Constantinople son collègue avait donné refuge à Cappello, avec ses effets, à l'ambassade ; qu'il le fit ensuite partir, d'une manière sûre (2).
Le 12 août, Jacobelli informe que le Sénat a déclaré que le Bailo Donati est innocent, et, à la même date, que dans le Pregadi on a accueilli la demande de Morosini de pouvoir quitter Varsovie ; le secrétaire Alberti y restera comme résident (3).
Le 30 septembre, il annonce que Pietro Valiero a été élu Provéditeur extraordinaire en Dalmatie à la place de Dômenico Mocenigo ; celui-ci a été nommé Châtelain de Vérone, il en est content parce que c'est une place bien ambitionnée ; toutefois on lui reproche de n'avoir rien fait après tant de promesses ; il a beaucoup dépensé sans aucun résultat (4.).
pour la reine ; le tout sera mis dans une boîte en argent de la valeur de 50 ducats.
(i) Le 10 juin, Cybo le prévient que les galères pontificales sont parties et qu'elles doivent rejoindre celle de Malte à Messine.
(2) Le 17, il avait écrit que le Bailo Donati affirmait que l'expédition avait été bien plus considérable que celle de Soliman ; il avait emporté tout ce qui se trouvait dans les arsenaux et, de 100.000 soldats de l'Asie, aucun n'est revenu.
(3) Le 5, il avait annoncé le décè> à Padoue d'Eleonore Cornaro, doctoresse, âgée de 40 ans.
(4) Le 7 octobre, Cybo écrit à Jacobelli. « Hô esposti pienamente a N. Sre i filiali, e devoti sensi, che par mezo di V. S. hà fatti pervenire a S. B^e il Signor Pietro Valiero in consequenza che è stato eletto Proveditore straordinario in Dalmazia ; e S. B^e gli hà uditi, et accolti con abbondanza di paterno gradimento; godendo fuor di modo, che una carica tanto miportante nelle presunti occorranze sia stata prudentissimamente appoggieta ad un Signor di zelo, e di valore si accreditato. Spera perô giustamente S. B"e, che la sua spedizione, e condotta produrrà felicissimi progressi nella causa publica, a con pienezza di volontà Paterna gli concède par tal' effetto
Le transport du sel de la République dans l'Etat de Milan préoccupait la Cour de Rome, car la Légation de Ferrare, qui prélevait un droit sur la navigation du Pô, y était intéressée. Le nouvel entrepreneur tenta de transporter le sel par la voie de terre, par Legnago,mais sans résultat ; toutefois cette tentative donna lieu à une correspondance diplomatique. Rome y voyait une violation de la Convention entre la légation de Ferrare et la République, mais à Venise on ne tenait pas compte des réclamations réitérées du pape. Aussi, le 25 mai 1680, Jacobelli répond-il à Cybo que le patriarche lui a dit d'avoir parlé à des sénateurs au sujet du nouveau parcours du sel, et qu'ils lui répondirent que dans les Pregadi on n'en a jamais parlé et qu'il n'avait aucune connaissance de la Convention entre la République et Ferrare ; il faudrait présenter des doléances au Sénat pour donner lieu à une discussion. Il ne paraît pas qu'Ottoboni ait transmis la copie du concordat, car, dans le Pregadi de samedi, on n'a pas exclu de la séance les papalini. « Le comte Délia Torre m'a dit que le card. Pio, d'ordre de l'empereur, doit toujours rester aux pieds du pape pour les affaires d'Italie. » Le i^^ juin, il répond qu'il a parlé au card. Delfino touchant la route de Legnago, «mais S. Em. avoua que ni moi ni le patriarche nous pouvions arriver à quelque chose, du moment qu'au Sénat on ne parle pas de la Convention, et que, si même Ottoboni en écrivait, on ne lui répondrait pas, car par le rappel de Rome de l'ambassadeur et du secrétaire, la République a voulu rompre tout rapport avec le Saint-Siège,tant que l'on ne reprendra pas une bonne correspondance par l'envoi d'un ambassadeur et le retour du nonce. Je remettrai à ce cardinal la copie de la
l'Apostolica sua Benedizione à tutta l'arniata, pregando Dio che gli doni i più prosperi successi, corne anche la sua gran virtù, a pietà glieli concilia dalla bontà, et assistenza divina. Gli esprima V. S. in ampla forma questi benignissimi sentimenti di S. Bne^ ne lasci di unirvi le significazioni dell' animo mio, col mo di rispetto verso il suo merito. ecc.