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INTRIGUES A PROPOS DE MANTOUE

qui travaille à faire à rentrer à Venise Badoero pour l'arrêter dans son passage sur les territoires du duc de Mantoue.

Le 27, Lauri annonce que le duc de Giovinazzo et Mgr d'Aconia ont eu une conversation dans le jardin des PP. Chartreux, rendez-vous qu'on avait déjà préparé. L'évêque aurait dit que le duc son maître, n'ayant pas d'enfants, voudrait fixer la succession sur un prince qui n'inspire pas la défiance ; et que les princes d'Italie et l'Espagne devaient coopérer pour que la succession écheie à une personne éloignée des partis et agréée du duc, afin de ne pas donner occasion à une intervention étrangère ; que don Venanzio Gonzaga qui prétend être le plus proche n'est aimé de personne; il a contre lui les Français et, comme Nevers, l'Autriche aussi, tandis que pour Don Vincenzo il n'y a pas de difficultés. Monseigneur a dit aussi qu'il y a toujours des questions pour les frontières soit du côté du Montferrat soit du côté de Milan. Giovinazzo prit note de tout et promit d'en référer à Madrid (i).

Le 21 juin, il informe que l'évêque d'Aconia a reçu du roi une croix en brillants de la valeur de looo écus ; le prélat rentre en Italie (2). Le 13 juillet, Jacobelli avertit Cybo que le Collège a refusé l'audience au résident de Mantoue, répondant qu'on ne pouvait pas l'admettre sans un décret positif du Sénat; on a prié le duc par l'intermédiaire du résident de Milan de le rappeler, le Sénat ne voulant plus entendre parler de lui, qui a protégé un bandit en lui concédant même sa livrée

écrits sur Casai et autres localités d'Italie ; il est probable, si l'on considère le peu de caractère de l'individu, qu'on découvre des intrigues et que cet ambassadeur de France puisse avoir des ennuis.

(i) Et, le i«r juillet, il écrit que, d'après le nonce de Turin, il apprend que vient d'y passer un courrier envoyé à Milan par Giovinazzo et que, selon la conversation avec Mgr d'Aconia, le duc conseille au gouverneur de Milan de faciliter les rapports avec Mantoue et de payer au duc les subsides pour le préside de Casai.

(2) Le 24, il ajoute que l'abbé, qui s'est enfui de l'Angleterre au moment dès persécutions contre les catholiques, est venu à cette Cour avec le titre d'envoyé du défunt duc de Hanovre, portant un costume clérical ; mais à présent qu'il est au service du duc d'Osnabruck, hérétique, il s'habille cm laïque ; il n'a pas de bénéfice et il est venu me faire sa visite de congé.

pour qu'il pût vivre tranquille à Venise ; et aussi pour des fraudes de douane et autres prépotences (i). Et, le 14 septembre, il annonce que l'ambassadeur d'Espagne a présenté au Sénat les propositions de Milan pour avoir des secours dans une guerre contre la France, en espérant une déclaration d'engagement de la République ; mais on a répondu à S. Exe. par des phrases générales. «Et l'ambassadeur impérial m'a dit, écrit-il, que son collègue avait fait cette démarche sans ordres de Madrid et seulement dans l'espoir que,si la République s'engageait, sa Cour se serait aussi préparée ; et il ajouta que toutefois la réponse, dans sa substance, contenait l'assurance que la République veillait sur la tranquiUité de l'Italie et que, pour la conserver, elle ne négligerait aucun moyen » .

Le 13 octobre, Cybo écrit au nonce Mellini :

Hebbe iere l'ordinaria udienza da S. S^^ il Marchese del Carpio poco più lunga dell' antécédente. Parlô de' Messinesi, e disse di baver qualche rincontro che machinassero appresso i Turchi, e Barbari d'Affrica ; délia Lega, e délia Cruciata. S. S^^ rispose d'haver già date notitie per mezo di V. S. IW^^^ à S. M^^ Catt^^ délie machine de Missinesi (sis) ; ma che professandosi costi d'haver notitie diverse, Ja S*^^ Sua goderebbe grandemente di essersi ingannata. Quanto alla Lega, che quando vedesse il bisogno, non lascerebbe di far le sue parti, e di concorrere con ogni sforzo possibile alla comune difesa. Per conto poidélia Cruciata, si rimetteva à quanto haveva detto altre volte. E gli diede la benedittione apostolica.

Et,le 21 novembre, Mellini l'informe que : malheureusement à présent on s'aperçoit des démarches des Messinois auprès des Turcs pour les inviter à occuper le royaume de Sicile. « V. Em par le billet annexe lira les réponses d'Astorga touchant ce qu'on a fait pour mettre ce pays en état de défense ». Et, le 5 décembre, il écrit encore :

Le notitie, che io ho rinovate con la presenlatione del foglio venuto da Malta, e trasmessomi da V. E. con la cifra de 27 ottobre, sopra le

(i) Le 7 août, il mande qu'à Milan on est très troublé au sujet de la santé du duc de Mantoue,qui est tombé de cheval, et qu'on voulait même envoyer à Casai l'ambassadeur impérial avec des troupes.

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