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LES FRANÇAIS A CASAL

machine de' Messinesi per l'invasione del régno di Sicilia sono hora credute, e temute, e per sottrarsi dal pericolo, pensano di fare una grossa armata navale, e rinforzare in tanto di présente quelli legni, e galère, che tengona e si valgono hora di questa nécessita per render più efficaci le loro istanze per la consecutione délia Cruciata, e d'altre gratie simili, che sperano ottenere dalla clemenza di N. S^^, havendo sin' hora sentito molto la dilatione délia loro concessione senza essere appagati délie ragioni e repliche da me dategli etc.

Le 3 juin,Laun avait écrit : « hier les ambassadeurs hollandais sont allés chez le roi pour le prier d'intimer au roi catholique la défense de ne plus porter dorénavant le titre de duc de Bourgogne, car autrement le 15 on suspendrait le congrès de Courtray, et les troupes françaises entreraient en Espagne. L'anglais aurait fait la même démarche auprès du roi mais sans résultat». Et, le 12 juillet, il ajoute que toutefois on espère arriver à un accord avec le roi catholique touchant ce titre; S. M. s'engagerait à ne pas s'en servir dans des actes avec le très-chrétien (i).

Le 3 janvier 1681, Jacobelli informe Cybo que le comte Délia Torre est venu lui dire que bientôt les français vont attaquer Gênes, et que 800 fantassins descendî'ont des Alpes pour aller à Casai, parce que la France ne veut plus tolérer le gouverneur actuel ; que le duc de Mantoue quitte Venise ce soir pour mettre obstacle à ces nouveautés, et exprime le regret d'avoir résolu d'introduire les français à Casai ; mais on craint qu'il veuille se rendre en France et que déjà on a fixé la manière de le recevoir. « L'ambassadeur m'a dit aussi que dans l'Etat de Milan se trouvent 20,000 soldats dont 3000 tyroliens et 4000 espagnols ; ici il y en aura 14,000 et le palatin de Salzbach sera le général de la République ». Le 5 février, Airoldi écrit : on parle de la ratification de la vente de Casai ;

(i) Mais, le 24 janvier 1683, il informe que l'ambassadeur d'Espagne en félicitant le roi pour la naissance du duc de Bourgogne n'a jamais prononcé ce nom ; mais S. M, l'a dit trois fois, ajoutant qu'il voudrait qu'il fut toujours fidèle à son roi.

que le très-chrétien vient en prendre possession et qu'en Argentina on est inquiet. On croit tout, dit-il, si l'on considère la force et la chance de la France qui profite des discordes intérieures de l'Angleterre (i). Et, le 26, il annonce que don Titta Orinetti, capitaine des gardes du gouverneur,faisant croire qu'il se rendait à Novare, est allé à Turbico et a parlé à deux étrangers, qu'on a jugés piémontais ou français d'après leurs costumes, et qu'à la suite d'une conférence bien secrète il était rentré à Milan (2).

Le i^ mars, Jacobelli annonce que Foscarini a écrit de Paris avoir reçu le maréchal d'Estrades à son retour de Nimègue, et qu'après s'être plaint de S. M., il a dit que le trèschrétien se rendant en Italie, il aurait été plus sage que la République s'accordât avec lui et partageât ses conquêtes ; et que si elle opposait un refus à cause de la pauvreté du trésor et du manque d'un capitaine, il trouvait que la République a bien

(i) Le 25, il écrit qu'à Gênes ou trouve le ministère d'Espagne tellement avare, qu'on refuse de traiter avec lui, de sorte que le gouverneur a envoyé de Milan une autre personne pour négocier sur les affaires présentes ; c'est D. Titta Orinetti qui y est allé. Le comte Rossi s'est rendu à Parme pour les différends entre l'Etat de Milan et le duc, en touchant une partie du territoire de Crémone. Le 4 mars, il se plaint de ce qu'à Milan on manque de nouvelles ; ou on en a de fausses, parce qu'on ne veut pas entretenir d'espions.

(2) Et, le 5 mars, il écrit qu'on ignore le véritable motif qui a valu de la prison au comte Sarazzano dans le château de Casai, mais on a su que c'est avec son frère que Don Titta a eu la conférence, car il a pu échapper au moment d'être emprisonné lui aussi ; on croit qu'ils étaient d'accord en secret avec les Espagnols. Ici on tâche de gagner l'amitié des ministres du duc de Mantoue, comme Vialardi et le marquis Cavriani,qui a déjà reçu du gouverneur de Milan un commandement de cavalerie. Le 26, il écrit encore que Sarazzano voulait gagner l'amitié du gouverneur, à cause de sa parenté avec le comte de Valenzana, devant lui succéder dans le fîef ; il craignait qu'on ne lui fasse de l'opposition en sa qualité d'étranger. A Casai arrivaient des lettres à un nom inconnu que retirait un homme de la maison Sarazzano, on a même découvert un chiffraire ; mais on assure qu'il n'y avait rien de grave, seulement des questions de droits et on dit que le duc va le reprendre en grâce.

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