VENISE REFUSE D'ENTRER EN LIGUE
des sujets dévoués et qu'en tout cas les troupes auraient vécu aux frais des pays étrangers. Le maréchal s'offrait lui-même à servir la République dans la situation où l'a servie M^ d'Aubrun, avec le titre de général des armées de terre-ferme. L'ambassadeur a répondu en termes généraux (i). Le 15, de Milan, Airoldi annonce que le résident vénitien a écrit au Sénat que le bruit s'accentue de la descente prochaine des Français en Italie ; que Cornaro, en route pour l'ambassade à Madrid, ayant fait une visite au gouverneur, celui-ci lui parla de la nécessité pour la République de faire des armements et de s'unir contre la France ; d'autant plus, a-t-il dit, alors que jadis la République s'agitait à chaque bruit des descentes d'allemands, qu'à présent elle se tait. Il paraît que le Sénat vénitien ne répondra pas pour ne pas se compromettre, mais fera des préparatifs. Et, le 23 avril, il mande que le résident de Venise lui a dit que le gouverneur à chaque audience lui parle des malheurs qui attendent l'Italie à cause des projets de la France et que la République devrait penser à l'union entre les princes ; mais que le ministre lui répond qu9'les Vénitiens, seuls, ne peuvent rien faire, et que si les Espagnols ne bougent pas, la République finirait par avoir la France contre elle. Un particulier de Turin écrit qu'on croit que le marquis de Pianezza a gagné au roi la duchesse, et que la population est mécontente à l'idée du mariage du duc avec la Portugaise.
Le 26, Jacobelli informe Cybo :
Questo Sig. Ambasciatore di Francia fu in Collegio Sabbato passato, che poi SI è penetrato che di ordine del Re fosse stato a dar parte dalle risolutioni di S. M. di mandare li suoi vascelli contro li Barbareschi, e perche haveva relatione, che da legni de christiani fossero portate a Corsari armi e munitioni, S. M. haveva anche risoluto di fare visitar tutti li legni che si fossero mcontrati.
(i) Le 8, il informe que le comte Vialardi, à peine arrivé, demanda au Collège de désigner quelque sénateur pour traiter ; on lui donna Lando, Savio de terre-ferme ; il paraît qu'il s'agissait de question de frontière. Le comte demanda aussi que le résident du duc fut reçu une seule fois et qu'aussitôt il serait rappelé : mais le Sénat a refusé et Vialardi a quitté Venise.
Questa seconda parte ha posto in apprensione questi Signori, e con tutto che dal Doge gli fosse subito risposto, che S. M. era degna di molta Iode per l'applicatione, e zelo che mostra nel voler tener netti h mari da corsari, e Sua Ecc^^ potera assicurare S. M., che in cio la Republica non mancherebbe di cooperare con le proprie Navi, ma che in quanto al visitare li legni di questo dominio,non vi era nécessita, perche l'istituto di questa Republica era d'invigilare a questo disordine, non dimeno qui si dubita. che con tal pretesto voglia il Re di Francia porsi in istato di essere riconosciuto per signore Sovrano del mare, e perche dal loro Ambasciatore in Francia sopra questo non hanno alcun avviso, mi si dice, che poco siano state gradite le lettere di Sua Ecc^^ di questo ordinario ; tanto più che non accenna ne meno cosa alcuna sopra la materia délia Regalia, et unione de vescovi, e sopra la remotione di Monsieur Villars Ambasciatore di Francia in Madrid, havendo taie avviso da altre parti, e questo Sig. Ambasciatore di Spagna mi ha onorato dirmi che ciô sia seguito perche questo signore voleva intromettersi nelle materie del governo, e percio, il suo Re si sia dichiarato non volerlo nella sua Corte.
Le 31 mai, Cybo lui répond :
Risuona da tutte le parti l'insolenza délie fuste Barbaresche le quali infestano i nostri mari, et in particolare l'Adriatico con danno gravissimo del commercio, e de popoli, che habitano aile spiaggie. V. S. ne farà parola al Doge, incaricando in nome di Sua Santità, il suo zelo di dar gli ordini opportuni per tener guardati i lidi dell' Adriatico come richiede il bisogno, e l'obligatione délie Republica. Quando non le riesca di trattarne col Doge, potrà fargli pervenire queste notitie per mezzo d'altri : e passera l'istesso ufficio con chiunque giudicherà a proposito. lo ne ho parlato qui col Sig. Card. Ottoboni, il quale ha promesso di scriverne efficacemente questa sera etc.
Le 26 juillet, l'abbé Tanara, internonce à Bruxelles, informe à son tour Cybo, que, d'après des avis privés, on prévoit l'entrée des troupes françaises dans les meilleures et plus riches provinces du domaine espagnol. « Qu'il plaise à Dieu d'empêcher la guerre et la ruine de tant de familles Le gouverneur, duc de Parme, ne cède pas les localités prétendues par le trèschrétien, n'ayant pas d'ordre de Madrid et espérant aussi avoir des secours des coalisés effrayés de l'action violente de