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MORT DU CZAR DE MOSCOVIE

Divolgarono ancora, che S. S. havessc doppo il Brève responsivo alla lettera dell' Assemblea, scrittone un altro a S, M. Il che parimenti è falsissimo. Si vaglia V.E. di queste notitie secondo ehe giudi cherà la sua prudenza.

Le 12, Bonvisi annonce que par la voie de la Silésie, est arrivée la nouvelle de la mort du czar, empoisonné par les palatins appelés boyards, qui étaient mécontents de lui ; qu'on a exclu de la succession le fils né il y a un an ; et que ayant refusé l'aîné des frères parce que sa vue est défectueuse, on a placé sur le trône le second frère âgé de 7 ans, sous la régence de sa mère et de l'Arteman qui fut premier ministre du czar père du défunt, et qui est homme de valeur. Je crois, écrit-il, qu'il est frère de la mère du nouveau czar, qui, elle, était belle-mère du czar décédé (i).

Le 19, Bonvisi mande à Cybo :

Il P. Marco d'Aviano hà dato molti salutevoli ricordi ail' Imperatore, particolarmente circa l'amministrazione délia giustizia, rappresentandoli gli sconcerti, che succedevano, et hà insistito, che si scielghino religiosi dotti, per formarne un Consiglio di coscienza par consultare quello, che spetti alla giurisdizione ecclesiastica, e laicale, acciochè non si confondino con pregiudizio délia coscienza di S. M., e che ancora invigilino à i torti, che si facessero à i populi nella giudicatura, rappresentando, che con questo S. M. caminerebbe più sul sicuro ; e questo fù il mezzo, che havevo già pensato, e chè fù approvato dal padre per divertire gl' impegni, e per rimediare ail' ingiustizie. S. M. mostro al padre di stimare il consiglio, e verisimilmente doverebbe darsici la mano da Monsig^ Vescovo di Vienna, che ne sarebbe il présidente ; Ma gl' altri ministri osteranno, perché con questo sol colpo si toglierebbero tutti gli abusi, e le venalità. Molt' altre

(i)Et, le 26, il ajoute que les affaires semblent mal tourner à Moscou, car il a été prouvé que la belle-mère a empoisonné le czar avec la connivence du patriarche, du Sénat et des 29 boyards, pour mettre son fiils sur le trône, mais les prétoriens, au nombre de 50,000, se seraient soulevés en faveur du frère aîné, malgré sa mauvaise vue ; ils ont massacré 20 boyards et font le procès de la grande duchesse et du patriarche ; on craint une rébellion de la part des Tartares.

cose hà ricordate il Padre, piene di zelo ecclesiastico, e di prudenza temporale, approvate da S. M., ma essendo partito martedi, per liberarsi dallo strepito délia Corte, dubito che tutto rimarrà senza esecuzione, com' è solito di quello che da S. M. è conosciuto espediente, ma non è confacente ail' interesse dé' ministri, che solo stanno uniti in conservare la propria giurisdizione. Mi hà detto l'istesso Padre, che non anderà più in Spagna, perché il Rè di Francia li hà negato il passo, et egli non puo soffrire il mare, onde pensava di fermarsi nel suo solito convento, se dà i superieri non li sarà comandato in contrario. Moite udienze hà havute da queste MM., e da i Principi, et infinito è stato il concorso aile sue prediche, e benedizioni ; e lo desideravano più longamente in questo paese, ma egli non hà voluto fermarsi, e con riverente devozione bacio à V. E. le mani.

Le même jour, Bonvisi ajoute que le père a chanté la messe le dimanche précédent et donné la communion à LL. MM, ; qu'il prêcha aussi devant une grande foule, le soir, sur la place délie Erbe, et donna la bénédiction. Il est parti pour l'Italie après avoir donné de nombreuses preuves de sa piété (i).

Le 25, Cybo' répond à Bonvisi : « N. S. a désapprouvé la visite de V. Em. à la reine Eléonore de Pologne, trouvant qu'elle devait s'en abstenir, d'après des exemples récents et à cause de la manière dont fut traité Los Balbases, qui reçut ensuite de Madrid l'ordre de ne plus y retourner. Il est trop inconvenant qu'un ministre apostolique et cardmal soit laissé debout par S. M., alors que les reines régnantes de Pologne font asseoir le simple nonce. Jamais plus V. Em. ne doit retourner chez S. M., à moins qu'elle ne se décide à la traiter

(i) Cybo lui répondit le 8 août :

Non disgiunta da un particolar godimento è pcrvenuta à N. S^e la notitia, che V. E. mi hà recata, dé' savii, e zclanti consigli dati dal P.Marco d'Aviano air Impre ; l'esecutione de' quali porterebe certameate vantaggiose conseguenze al servizio de gl' affari publicl, e gran quiète e sicurezza insieme alla coscicnza di S. M. Vorrebbe S. B., che la pietà Cesarea superasse tutti quci rispetti, che à si gran bene si oppongono ; benedicendo nel resto la bontà Divina del frutto universalc prodotto in coteste parti dall' apostolico spirito di si fervoroso religioso. Et à V. E. etc.

INSTRUCTIONS AU P. d'AVIANO. 37

comme il convient. Tels sont les ordres du pape. » Et, le i^^ août, il ajoute que S. S. a aussi désapprouvé que S. Em. ait reçu le gentilhomme envoyé par le duc de Neubourg pour lui annoncer son arrivée, et plus encore que S. Em. lui ait mandé un des siens avant de s'assurer de quelle manière Elle serait reçue, d'autant plus que, il y a un an, le duc lui avait fait connaître quelles étaient ses prétentions à cet égard (i).

Le 22 août, Cybo écrit :

Qui annessa viene ail' Em^^ Vostra una risposta par la M. délie' Impératrice Eleonora, e l'ubbidienza insieme, di cui la M.*S. mi hà fatta instanza, in persona del P. Marco d'Aviano, onde possa egli passarsene aile Corti di Mantova, e délia Mirandola. E poichè è assai verisimile, che in tal caso intenda S. M. de valersi dell' opéra del P. per affari politici non punto confacevoli ail' instituto di esso ; ed alla

(i) Le 5, Bonvisi avait informé Cybo que pour ne pas avoir d'affaire au sujet des visites, il était allé chez la reine Eiéonore, duchesse de Lorraine. S'étant rendu familièrement à la Favorita, voir l'impératrice Eiéonore avec la simarre et un seul carrosse sans fiocchi, il alla ensuite chez la reine qui le laissa debout comme elle l'avait fait avec l'ambassadeur de Venise; celui d'Espagne avait déjà protesté qu'il ne s'y rendrait pas, s'il ne pouvait s'asseoir « Je trouve que j'ai mal fait, mais j'y suis allé en privé, alors que, s'agissant d'une première visite, j'aurais dû avoir le rochet, » Et, le 12, il annonçait que le duc de Ncubourg venait d'arriver et lui avait envoyé son gentilhomme pour le prévenir; «je l'ai reçu en le laissant debout, mais, ainsi que l'avait fait l'ambassadeur d'Espagne je l'ai fait se couvrir et l'ai accompagné jusqu'à la salle. Il me fît part du désir du duc de trouver un moyen terme pour nos visites tout en persistant dans ses prétentions. J'ai fait restituer la politesse, mais le duc a laissé mon envoyé découvert, l'accompagnant jusqu'à l'antichambre séparée de la salle par un corridor. L'impératrice Eiéonore a rompu l'accord ; dans sa chapelle, elle tient le duc dans une tribune à côté de la sienne, mais sans tapis ; pourtant elle lui fait donner Isipaceet l'encens, et par conséquent nous n'y allons plus.» Mais, le 16 août, il s'excuse d'avoir consenti à rester debout chez la reine Eiéonore et déclare qu'il ne retournera peut-être plus chez l'impératricemère, qui est toujours l'initiatrice des nouveautés, si ce n'est pour lui annoncer la désapprobation du pape.

vita spirituale, ch' egli professa, si compiaccia V. E. nel render l'ubbidienza medesima alla M. S. di farle ponderare, che cio potrebbe recar nel concetto del mondo notabil pregiudizio al P., e forse ritardare trattener' ancora la Divina mano dalla concessione di quelle grazie, che per altro in servizio de' fedeli, à quali fin hora è stato egli di molta edificazione gl' hà copiosamente compartite. Ond' è che S. M. potrebbe valersi d'ell' ubidienza medesima in quelle forme, e con quello moderazione, che più stimasse propria la sua singolare pietà, e prudenza ; E bacio ail' E. V. humilmente le mani.

Le 23, Bonvisi informe que, si on lui permet d'insister — comme si c'était de son propre mouvement — auprès de Mgr de Vienne, il lui dira, que si l'empereur permet le manque d'égards dus à sa dignité cardinalice, S. S. sera obligée de réfléchir s'il convient de créer des cardinaux* recommandés par S. M. Cette déclaration fera son effet, car l'évêque espère peut-être qu'on le recommandera ; le bref aurait son efficacité. Le 5 septembre, Cybo lui répond que ce qui l'a retenu par le passé de faire visite à la reine Eléonore, devait le retenir davantage, à présent qu'il a la dignité cardinalice ; et on comprend qu'il ait voulu la faire dans le but de s'épargner des questions, et de se soustraire à de nouveaux manques d'égards. Et, le 12, il ajoute que si on ne lui a pas envoyé d'instructions, touchant le tort à lui fait de la part de la reine, c'est parce qu'on a réfléchi qu'il a sufli de s'en plaindre. Et, le même jour, il écrit :

Dair acclusa particola di lettera del Sig"" Duca di Neoburgo et attestatione di un familiare di S. A. vedrà V. E. come detto Sig'^^ si giustifica intorno al trattamento scambievole de gentilhuomini, che furono inviati hinc inde. E veramente se il Marescial Zindendorf havesse accordato il ceremoniale nella forma atcennata in dotta particola di lettera il negotio mutarebbe faccia. V. E. potrà farvi sopra le débite riflessioni ; E tratanto N. S'"^ si assecura, ch' ella portera la cosa con tal prudenza, et avvedimento, che non si dia occasione à nuove scène : che sarebbe disordine maggior d'ogn' altro.

Le 13, Bonvisi informe que l'évêque de Vienne lui a parlé

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