LUXEMBOURG ASSIÈGE
lega per la difesa dltalia, e che ciô sia stato poco ben sentilo da questa Corte.
Un taie che si fà chiamar Monsù di Sant' Andréa, et hà detto di essere da Pinerolo, e che veniva in Parigi per trattar col Sigr di Louvoij, essendosi accompagnato nel viaggio da Lione in quà, con due cavalieri Bolognesi, cioè un Marsilij, et un Zambeccari, fece loro grande instanza perché gli dessero una corrispondenza al Ponte del Lago Scuro, e perche i suddetti gli risposero, che non haveano in quel luogo alcuna conoscenza, ma che à lui sarebbe stato facile di acquistarla per via de mercanti di Lione, che haveranno corrispondenti in quelle parti, l'accennato Monsù di Sant' Andréa, replicô, che haverebbe voluta la corrispondenza di un cavalière, e non di mercanti, ma gli altri, per quello che sento, continovarono à dire, che non potevano sodisfarlo, perche n n haveano tal conoscenza. Questo Monsù di S. Andréa anco dopo, che è in Parigi, sento che andô à visitare i suddetti Sig'"i Bolognesi, e che rinovô l'instanza, ma senza profitto, perché gli dessero una conoscenza al Ponte del Lago Scuro, e che poi disse loro, che doveva partir di quà per Casale. Mi vien' asserito che sia giovane alto di statura, magro, et habbia il naso grande : Non hô potuto penetrarne altre particolarità. Non sô se egli possa haver ricercata questa corrispondenza per tirar provisioni dallo Stato di Ferrara, ma quel desiderar l'amicitia di un cavalière, par che voglia die qualche cosadi più. Forse pensa di far contrabandi, o altro simile.
Qui tuttavia si parla publicamente dell' impresa di Genova, et alcuni credono, che si comincierà da Savona.
Le 13, Jacobelli annonce avoir appris du comte délia Torre que l'abbé Maurel a reçu un courrier de Paris, lui ordonnant d'insister auprès du duc pour qu'il consigne aussi la forteresse de Casai ; et que S.A. est furieuse voyant que chaque jour on a de nouvelles exigences (i).
Le 26, de Bruxelles, Tanara écrit : il paraît qu'on ne veut plus tolérer que Luxembourg reste cerné et manquant de vivres ; on cherche tous les moyens pour y rouvrir le com-
(i) Au sujet de l'abbé Maurel, le 5 mai 1680, Jacobelli avait écrit que cet abbé se trouvait à Venise pour assister le duc de Mantoue, dont il partage le goût pour le plaisir. On prétend que le roi très-chrétien lui a donné cette destination pour suivre la maxime du monde : qu'on a de l'avantage à envoyer auprès d'un prince un ministre qui a les mêmes habitudes que lui.
merce et ne pas perdre cette place, faisant même la guerre espérant avoir l'aide des coalisés (i). Et, le 27 février 1682, il annonce que de Madrid est venu l'ordre d'introduire coûte que coûte des vivres dans la ville. Le duc de Parme, gouverneur, tente toute démarche aijprès de coalisés pour qu'ils donnent les troupes promises en cas de guerre, considérant celle-ci comme virtuellement commencée par le siège de Luxembourg ; mais jusqu'à présent les localités ne montrent pas une bonne disposition. On prévoit qu'on ne fera rien, d'abord, parce que la communication avec des localités si éloignées est difficile, et aussi parce que la France augmente toujours ses troupes.
Le 27, décembrejacobelli écrit : Foscarini mande de Paris que S. M. vise à l'Italie ; que l'armée navale se dirigera sur Gênes, le roi se plaignant que cette République a donné de l'argent à Milan pour s'assurer ; qu'elle a agi en favjsur de Tripoli contre les Français, et enfin à cause des prétentions de Fieschi... « L'ambassadeur impérial, m'a dit, écrit-il, que ces Messieurs sont bien inquiets car de Gênes les Français peuvent passer à Milan ; ici on s'arme et on accumule de l'argent, ayant ouvert un emprunt sur le sel de 200,000 écus avec l'intention d'arriver à 400,000 ; on tâche même de satisfaire le duc de Mantoue afin qu'il ne précipite pas les choses ; ainsi, par l'intermédiaire de l'ambassadeur, S. A. a obtenu d'envoyer à Vienne un secrétaire pour se défendre. Et, le 29, Lauri informe que l'ordre de concentrer dans les ports de France les recrues que l'on fait, inspire la crainte de la rupture de la
(i) Le 12 janvier 1682, Lauri informe Cybo que les ministres d'Angleterre et de la Hollande se préparent à se présenter au roi pour parler au sujet de Luxembourg. « Je prévois qu'ils ne seront pas reçus ensemble, mais bien séparément : il n'y a eu qu'un précédent et au temps de Mazarin lorsque l'ambassadeur de Veaise et le nonce sont allés à l'audience comme médiateurs de la paix. Toutefois, les deux ministres ont rédigé ensemble une protestation».Et, le 19, il ajoute que les ministres ont refusé l'audience voulant être reçus ensemble. Cependant, l'ambassadeur d'Espagne ayar^t demandé à Croissy de lever de suite le blocus de Luxembourg, le ministre répondit négativement, tant qu'on ne donnerait pas à la France les satisfactions demandées parle très-chrétien.