LOUIS XIV RASSURE VENISE
fiefs de l'Eglise. Le i8, Airoldi informe que le prince Doria a quitté Milan, sans avoir été satisfait ni touchant le traitement ni pour ses affaires ; il renonça même à y rester pour le Carnaval. Le duc de Parme a envoyé son carrosse prendre le comte Rossi son résident, pour lui parler touchant les affaires de Doria et les siennes.
Le 21, Jacobelli informe qu'on l'a assuré que le duc de Mantoue va à Paris et que l'envoi de Vialardi à Vienne a eu lieu parle conseil de l'abbé Maurel pour couvrir le voyage en France, et que le duc a enrôlé les 500 fantassins avec l'argent français, et le comte Délia Torre dit que les ministres du duc nient le fait quoique l'argent soit sorti de Casai. Une personne qui est dans la confidence du Sûvio délia Scrittura affirme qu'on a 10,000 soldats, dont la moitié se trouve dans les présides de terre-ferme, 3000 on a enrôlés peu à peu pour compléter les compagnies dont chacune est à présent de 150 hommes, et 2000 seront enrôlés à présent, comptant réunir au besoin 17,000 soldats en en faisant venir 3000 de la Dalmatie et autant de l'armée navale. Cette personne a aussi ajouté que ces messieurs maintiennent le projet de faire naître des tumultes en Piémont et en Savoie, afin de persuader le duc à ne pas abandonner ses sujets et on est d'accord avec d'autres italiens qui ont mtérêt à ne pas voir des armées françaises en Italie.
Le i^^ mars, Cybo déclare à Mellini que les ministres peuvent écrire touchant la ligue ce qu'ils veulent, mais le pape ne change pas d'opinion à cet égard.
Le i6,Lauri informe Cybo que la République de Gênes ayant renouvelé aux nobles, la défense de traiter avec les ministres étrangers, Saint Olon a reçu l'ordre de présenter une réclamation contre cet édit aussitôt qu'il arrivera comme ministre à Gênes (i).
(i) Et, le 17 juin, il écrit qu'ayant paru dans la Gazette l'avis que Saint Olon a fait son entrée à Gênes avec 200 nobles, après avoir invité aussi ceux qui possèdent des fiefs dans la partie du Montferrat qui appartient à S. M., l'envoyé de Mantoue protesta auprès de Croissy contre le texte de la
Et, le 17, Airoldi ajoute qu'il a appris du comte Rossi que la question avec le prince Doria s'arrange touchant les fiefs de Bardi, Campiano et Valditaro : le prince cède ces fiefs au duc de Parme en capitalisant le revenu à quatre pour cent, et cela dépasse le capital de 100,000 doubles. Cet accord ayant été conclu sous les auspices du roi d'Espagne, le fisc royal en aura un bénéfice. Touchant la tranchée du Pô sous Crema la négociation est remise entre le sénateur Erba et le comte Rossi (i).
Le 4 avril, Jacobelli annonce que l'ambassadeur de France, aux dernières chapelles, a dit au Doge qu'il pouvait assurer à Sa Sérénité que son roi ne donnera aucun désagrément aux princes d'Italie, et qu'il avait appris avec regret que la République pour laquelle il a toujours eu de l'amitié, s'est engagée dans des dépenses par des craintes basées sur de faux rapports. Sa Sérénité ayant rapporté ce discours au Collège, on y a ordonné une plus grande vigilance dans les préparatifs militaires, trouvant que le langage de l'ambassadeur est habituel pour endormir les princes afin qu'ils ne s'occupent pas de leur propre défense (2).
Le 29 mai, Tanara écrit que les rapports entre le duc de Parme et le prince d'Orange ayant été toujours bons, on a confiance dans la Hollande mais non dans l'Angleterre,pour la situation troublée de ce royaume.
Gazette, mais le ministre lui répondit qu'il avait laissé passer cette information parce qu'elle était conforme aux ordres du roi.
(i) Le même jour, il informe qu'il paraît qu'entre les deux Couronnes on négocie l'échange de Casai contre Luxembourg etNamur.On ajoute que de Paris est venu l'ordre de suspendre les travaux à Casai. « Je ne sais rien, mais il me semble que le roi renonce à Casai pour deux places qui sont bien près de tomber dans ses mains à d'autres titres ».
(3) Et, le 2 mai, il informe que le comte Délia Torre lui a lu les instructions données aux plénipotentiaires impériaux pour traiter avec la France. On y dit en substance que S. M. accepte de traiter là paix, mais à la condition que d'abord le très-chrétien restitue ce qu'il a occupé après le départ des ministres de Paris, et ainsi seraient inclus Casai et Argentina ; et ensuite on négociera sur les occupations faites après la paix de Nimègue, mais la France n'a pas été satisfaite de ces réponses.