LOUIS XIV PRET A AIDER LA POLOGNE. 39I
l'entrevue, fixant le cérémonial, quoique le Référendaire de Lithuanie ait dit que le grand duc n'était pas disposé au commerce avec Rome. « Le chancelier vint ensuite m'informer qu'en ayant parlé aux ambassadeurs il les trouva hésitants, répondant qu'ils n'avaient pas d'ordres pour faire des visites ; et le premier d'eux aurait même ajouté qu'il est goutteux et peut à peine se faire transporter au lieu des conférences. Je vois donc qu'il sera difficile de m'aboucher avec eux, quoique le chancelier m'ait dit qu'il en parlerait lui-même à nouveau ».
Le 27, Lauri écrit à Cybo : « peut-être V. Em. sait-elle qu'ici court le bruit que Croissy aurait dit à l'ambassadeur de Pologne que le roi donnera autant de secours qu'en donnent tous les princes, or, je dois avertir qu'en ayant interpellé l'ambassadeur, il m'a répondu que le discours de Croissy était vrai, mais qu'il n'en faisait aucun compte et pensait même à demander au roi de bien préciser ». (i)
covita. Ma poiche le operazioni medesime sono assai varie dal grido, e non corrispondenti al fine, al qualc per la maggior sicurezza del Regno istesso dovcrebbero essere indirizzate, non è da maravigliarsi, se sempre più lontane se ne vegga la trattazione e l'effetto. Sopra di che havendole in con più spacci antecedcnti espressi assai distintamente i sensi di N. S^e, altro in ciô non mi occorre, se non che di rifcrirmi al ténor de' medesimi ; E auguro ecc.
(i) Le 3 juin, il mande que l'ambassadeur polonais l'a informé que l'empereur s'est déclaré dispesé à conclure avec la République non seulement la ligue défensive, mais aussi l'offensive, toutes les fois que le très-chrétien aurait écrit soit au pape soit à son roi que, durant la guerre contre les Turcs, il n'attaquera pas les Etats de l'empire ; qu'ayant dit cela au trèschrétien il n'a reçu aucune réponse favorable ; mais seulement que ces déclarations n'étaient pas nécessaires si on concluait la paix, et que plutôt la demande est une injure pour la France ; que déjà par ces soupçons on envoie Mansfeld tandis que le roi ne faisait que des choses trèsjusteoet selon les traités. Toutefois, l'ambassadeur veut répéter la demande faite par le roi sous Clément IX envers l'Espagne, afin qu'elle pût aider Venise contre les Turcs (a). Mais, le 24, il annonce que l'ambassadeur ayant répété
(a) Le 26, Cybo engage Lauri d'être bien prudent dans ses rapports avec
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Le 29, Martelli écrit : « les négociations avec les Moscovites n'avancent pas ; le roi m'a dit qu'ils font des propositions tellement inacceptables qu'il est difficile de les croire : ou ils sont fourbes et veulent faire la guerre à la Pologne espérant une paix prochaine avec les Turcs, ou ils ignorent ce qu'est une ligue défensive et l'offensive ; toutefois S. M. a ajouté que les Moscovites ont l'habitude de faire au commencement des propositions inacceptables. La reine s'est plainte aussi du gr. Trésorier qui s'arrête dans son beau pays et, depuis deux semaines, n'écrit plus. Et, le même jour, il annonce que le gr. chancelier a dit aux Moscovites qu'il est nécessaire d'agir ensemble contre l'ennemi ; qu'ils sont obligés, par les anciens traités, à se mettre en action avec toute leur armée et partie de leur milice et à s'unir à la Pologne. On attend leurs réponses, mais on dit que si on ne conclut pas ici, on enverra à Moscou Tomiski, qui y a déjà été. On assure aussi que le pacha de Kamenitz et le khan des Tartares ont fait des demandes au Palatin de Russie, général champêtre, pour avoir des explications sur ces voyages entre Varsovie et Moscou comme si on méditait une rupture avec les Turcs ; mais qu'on leur a répondu qu'on est en train de négocier un traité de paix perpétuelle ».
au roi la demande de la lettre pour sa neutralité ; S. M. a répondu que cette insistance l'offense, montrant de la méfiance envers elle et ajouta qu'elle est sûre que l'empereur, malgré sa lettre, ne fera pas la ligue et que par conséquent elle lui a prêté la main à un acte qui lui est offensif sans aider la Pologne ; et enfin le roi déclara que si l'empereur ne lui donnait pas l'occasion, il maintiendrait la paix... On est en train de préparer un cadeau de douze chevaux anglais avec des harnais de grande valeur à expédier à l'électeur de Bavière.
l'ambassadeur de Pologne touchant la certitude que son roi aurait demandée, à propos des subsides, afin de ne pas exciter les jalousies dé la part de l'empereur au sujet de la guerre. « On voit bien d'après la réponse de S. M. qu'elle prend l'instance en mauvaise part, toutefois V. S. ne doit pas se lasser de tenir ouvertes les oreilles. »