ENCORE LES INSTRUCTIONS
ma questa voce, che doveva porger stimolo di pensare alla publica salvezza, dà ad alcuno occasione di addormentarsi, dicendo, questa essere una délie voci solite à spargersi, quando sono imminenti le Diète, per cavare grosse conîributioni.
Corre per le mani d'alcuni una pessima scrittura, nella quale, doppo essersi riferito, corne per la dismilitatione délia Podolia ogni cosa è in pace, et i timori di rottura sono sogni dicesi, che devesi pensare aile cose interne ; lodati in apresso certi spiriti libertini, concludesi il dover tratarsi di riformar qualche cosa, occorsa per abuso délia potestà regia, intorno al che dicesi, che à fine di poter parlar liberamente nella Dieta, devesi pregare il Rè, di non intervenire à qualche sessione, cosa contro il costume, se non anco contro le leggi del Regno ; ma di tali scritture non è da farsi maggior conto, che corne di contrasegni délia torbidezza d'alcuni spiriti.
Pare, che qualche Dietina délia minor Polonia possa anco essa pregare il Rè à voler fare la lega difensiva con Cesare contro il Turco.
Le 24, il déclare que le roi dit ouvertement qu'il ne consen-
Nel § Et quia etc. trattasi di togllere al Tribunale del Regno la potestà di conoscere délie constitutioni délie Diète, circa il che è da sapersi, come fra le constitutioni délia Dieta di Grodna ne sono stata inscrite, e supposte alcune, contro l'immunità ecclesiastica, quali il Tribunale del Regno hà dichiarato esscr false. Hor se questo § concerne il caso présente in particolare, converrà invigilare, che sotto questo pretesto, non vengasi ad approvare, dette costitutioni.
Anco l'affare di Curlandia, che riguarda il Vescovato Pilsinense quale si deve ricuperare, come à V. E. è ben noto, richiede particolare attentione, perche ciô si mandi una volta ad effetto ; ô almeno non si faccia alcun pregiuditio.
11 §Hac ad iinem instrne deducta, etcconferma, e porge nuovi rincontri, che la lega col Moscovita pare non possa farsi, se non précède la pace perpétua, vantaggio, che vuol cavare il Moscovita dalla nécessita dalla Polonia, per il che S. Mtàprovidamente ricorda, che à Nuntii terrestri diansi le facoltà necessarie, per concludere la pace perpétua difficultuosa ma non impossibile, credendosi, che la Republica destituta dalla speranza di ricuperare il suo, possa contentarsi di ricever qualche cosa, e cedere al rimanente.
Alcuni hanno osservato, che nell' Istruttione non si dice, che i Nuntii terrestri vengano con facoltà di conchiuder leghe défensive, ma sendo soliti i Palatinati darle piena autorità di farle come necessarie, et opportune in ordine, e circa ciô che se le commette, van questi credendo, che nondim.eno debba Irattarsene, come di quello, che riguarda l'incolumità, e salvezza del Regno, che dovrà esser l'intento principale délie Dietine.
424 l'empire et la POLOGNE.
tira pas que le prince Ludovic obtienne les droits de citoyen polonais. Et, le même jour, il ajoute : que S. M. ordonna aussi d'en rédiger un mémorial, et le fit envoyer sous main aux diétines. « On m'a fait observer que peut-être le roi pourrait obtenir par l'entremise de la France que l'électeur renonce à cette demande parce que le très-chrétien a une grande influence sur Brandebourg ; et il paraît même que Béthunes, passant par Berlin, a excité l'41ecteur sans avoir des ordres du roi ». « Je sais aussi que le roi tâche de persuader à la princesse à ne pas fixer les fiançailles si d'abord le prince n'a pas obtenu l'indigénat.' Et, le lendemain, il annonce que le prince s'est rendu à Kœnisberg pour y prendre la princesse de Radzivill et l'amener à Berlin ; mais on ignore si le mariage aura lieu en cette ville ; il paraît que d'ici ses partisans déconseillent au prince de le conclure clandestinement, car, des co-tuteurs de la princesse, le duc de Radzivill est mort ; le gr. Trésorier se trouve occupé pour des affaires graves de ses enfants, et le gr. maréchal de Lithuanie qui prétendait à sa main est, à ce qu'on dit, malade d'aliénation mentale. On ne craint pas seulement que le prince se présente à la Diète pour avoir l'indigénat, mais qu'il veuille réveiller autre chose : que, en 1676, on a décidé que l'indigénat et les lettres de noblesse ne peuvent être accordés par le roi que sur la demande adressée aux diétines et à la Diète, mais en 1525 le roi Sigismond i^'" a créé, duc de Prusse, Albert, marquis de Brandebourg, lui concédant la première voix dans le Sénat, quoique ensuite cette concession a été récusée ; on craint qu'à présent le marquis, arrivé à la puissance actuelle, ne veuille mettre en avant l'ancienne concession. Le gr. chancelier de Lithuanie est très malade ; au cas de son décès et par la mort du duc de Radzivill le roi aura l'occasion de faire des nominations à des charges très importantes ». (i)
(i) Le 22 janvier 1681, Pallavicino écrit : « Mgr de Beauvais vint me dire de ne pas laisser croire au pape que le roi est pour quelque chose dans le mariage du prince Ludovic avec la princesse de Radzivill, n'ayant pas été interpellé à ce sujet ; que S. M. reconnaît que c'est un grand malheur pour la religion et la République si l'électeur entre en possession des biens de sa
BÉTHUNES EST RAPPELÉ. 425
Le 24, Pallavicino informe que l'ambassadeur polonais vient d'arriver de Moscou et s'est rendu de suite chez le roi. « D'après ce que j'ai entendu, écrit-il, il y a peu d'espoir que les Moscovites aident les polonais, car ils se méfient mutuellement ; il paraît, toutefois, qu'on voudrait signer la paix perpétuelle et empêcher les polonais de traiter de même avec les Turcs ; néanmoins j'insiste car le printemps approche et les Turcs pourraient attaquer le royaume. Pour le moment, je ne trouve pas autre chose que d'exciter l'émulation entre l'empereur et le très-chrétien, afin de prévaloir en Pologne d'où on pourrait avoir de forts secours pour faire la guerre. En causant avec le résident césarien je lui ai fait avouer que, si les Turcs voulaient forcer la Pologne à la délimitation de la Moravie, le royaume serait offensé et, par la défensive, l'empereur serait obligé de le défendre ; il ajouta aussi que son maître enverrait 8000 soldats auxquels on ne devrait donner que le pain, seulement en entrant en campagne ; mais je l'ai exhorté à être plus généreux. Les français veulent empêcher la défensive comme inutile, et conseillent plutôt de faire la guerre ; on dit que le très chrétien ne veut de ligue à aucun prix et que pour cela il rappelle Béthunes qui depuis longtemps ne voit plus la reine, et il envoie deux ambassadeurs : depuis le refus de créer duc et pair le père de la reine, il est en disgrâce ici ». (i)
femme. Et le nonce conclut que le roi ne fera pas d'opposition, au cas où le gouvernement des Lithuaniens, s'il donne la main au prince, mettrait des garnisons et que celles-ci prêtent serment de fidélité aux tuteurs. Mgr de Beauvais m'a assuré aussi qu'il fera son possible pour que la Diète actuelle prenne des décisions sans les renvoyer à une autre ».
([) Le 21, Cybo mandait à Martelli :
L'ambasciator Polacco in Moscovia nella risposta resa à V. S. 111. fà vedere, ch'egli havea condotti assai avanti i suoi negoziati per la sicurezza di cotestoRegno ; ma che le nuove capitate cola dall' Ukaina (sic) gli havevan poi molto intorbidati. Ognun mostra buon zelo, e si vuol credere, che vi sia nel Rè, e ne regii ministri. Ma N. S^e vorrebbe, che al gran movimento precorso d'intraprese rilevanti contra il Turco, corrispondessero adeguati gl'effetti. Ne lasci V. S. I. di rappresentarne sempre più al vivo la passione, e la premura de S. B^e E le auguro ecc.