‹ Innocent XIChapitre 170 sur 430 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

La Diète d'Edembourg.

L'empereur Léopold avait été couronné roi de Hongrie, mais à la suite de la révolution les privilèges auxquels avait droit la nation avaient été suspendus, et de Vienne on dictait la loi. Entre le gouvernement allemand et Tokoli, chef des révoltés alliés aux Turcs, couraient toujours des négociations, mais sans résultats. Et l'empereur décida de convoquer la Diète à Edembourg, poussé aussi par les instances du pape qui conseillait la clémence plutôt que la force.

Le 16 février 1681, Mgr Bonvisi annonce à Cybo que, de Presbourg sont arrivés les commissaires impériaux qui y étaient allés pour traiter avec Mgr de Strygonie et les magnats touchant la Diète et la localité des réunions à Edembourg, près deNeustadt, où pourra séjourner l'empereur et se rendre facilement à la Diète (i). Le 22, Cybo loue le discours que Bonvisi a tenu à LL. MM. comme le plus propre en la matière, vu les dangers bien grands dont est menacée la Pologne par les armements des Turcs. . « Il est permis d'espérer que la Diète actuelle prendra une décision sans la renvoyer à la future ». '

(i) Et, le 23, il ajoute: on affirme, qu'après un banquet Tokoli échauffé par le vin aurait dit : qu'on fera l'accord avec les Hongrois si l'empereur

l'empereur bien accueilli en HONGRIE. 427

Le 18 mai, Bonvisi écrit (i) que, se trouvant toujours souffant, l'empereur a consenti à ce qu'il n'aille pas à Edembourg pour l'ouverture de la Diète, du moment que le nonce n'a aucune part dans les cérémonies ; il y aura l'évêque de Vienne, très aimé des hongrois. On peut espérer que le danger aura pour effet d'unir les catholiques entre eux, car on apprend que les Turcs font des provisions du côté de Belgrade et qu'ils veulent bâtir deux châteaux dans les environs de Mailis. Et, dans un feuillet du 25, il annonce que l'entrevue de l'empereur avec l'évêque de Giavarino, qui est allé complimenter le roi au nom de la Hongrie, a été très cordiale. Le souverain s'est montré tellement paternel que tout le monde a été ému jusqu'aux larmes ; cela donne bon espoir de la Diète. Tokoli a écrit â Mgr de Vienne, le priant d'intercéder pour lui obtenir la grâce césarienne, l'assurant qu'il voulait être ufi sujet fidèle ; et l'évêque, avec le constentement de S. M., lui a répondu que l'empereur l'aime et l'estime et qu'avec le temps lui fera connaître le fond qu'il fait de sa personne, le réservant pour de grandes choses. En vérité, poursuit Bonvisi, on a des rapports tels, sur les grandes qualités de ce sujet, que si l'empereur réussit à le gagner, il pourra devenir un grand capitaine et il n'est pas éloigné de se faire catholique Les hongrois ont une grande confiance dans l'évêque de Vienne qui part demain pour Edembourg (2), dans le but de fixer les négociations de la

adhère à tout ce qu'on demande, mais que, s'il refuse la moindre chose, ils ne manquent pas de protecteurs pour les soutenir ; Tokoli fit voir aussi qu'il portait à son cou le portrait d'un grand roi. Le général Caprara a écrit que depuis des semaines Tokoli est intraitable ; il veut tout à sa volonté et, au sujet des articles, il insiste sur la liberté de religion et la restitution des églises... Le prince de Dietrichstein, rentré après le mariage de sa fille avec le fils de Lichtenstein, a reçu l'ordre d'acheter beaucoup de bijoux... Dans un Avis de Vienne du 2 on lit qu'on avait transmis, à Linz, à la Cour 400,000 fl ; d'où on peut déduire ce que coûte son séjour en cette ville.

(0 Le 18, il avait informé que des lettres de Berlin, en date du 16 avril, ont annoncé le passage de Mgr Martelli, qui revient de la Pologne et par la voie de France rentre en Italie.

(2) Dans un feuillet à part du 25 on lit :

Quelli che sono ritornati dà Edemburgo referiscono esser seguito giovedî

428 LA DIÈTE A EDEMBOURG.

Diète, et surtout pour ce qui se rattache à la religion. On prévoit une grande opposition contre les jésuites, la Diète voulant leur faire abandonner les abbayes et les paroisses où il se sont installés. Le i^^ juin, il annonce que le lendemain il partira pour Edembourg, car l'évêque de Vienne lui a fait savoir que l'empereur désire sa présence à la Cour. Le nonce

l'ingresso di S. M. con grandissima pompa, incontrato da circa -r- Ungari à cavallo superbamente vestiti, e col seguito di 1500 Corazzieri molto ben' in ordine, e con 2500 fanti squadronati, che cempre devono assistere di guardia à S. M. Monsigre Arcivescovo di Strigonia lo ricevve con un'elegante orazione Latina in nome di tutta la Dieta, e S. M. rispuose nell'istessa forma con più éloquente discorso pieno di decoro, e di affetto, ch'mteneri tutta quella nazione. Venerdi doveva dar udienza à tutti i magnati, e hieri fare la proposizione.

IlTekelihaveva spedito il suo segretario, e doppo haver negoziato con i magnati prima dell' arrivo di S. M. era ritornato al suo padrone per le poste, e sarebbe di nuovo venuto in queste feste con le sue pretenzioni, mostrandosi ben inclinato all'aggiustamento. S. M. tornera à Naistat circa la festa délia SSma Trinità, et in Edimburgo farà il suo ingresso il nuovo Ambasciator di Spagna, essendossi l'altro già licenziato.

Giovedî ritornô quà Monsigr Vescoco di Vienna per fare nella sua chiesa le funzioni di Pentecoste, e poi anderà alla Corte, come farà Monsigi" Nunzio per servire S. M. in tutto il tempo délia Dieta, che si crede durera più di 4 mesi, per la multiplicità délie materie, et intanto si è prorogata la tregua con i ribelli.

Il Conte Berka, doppo haver negoziato in diverse Corti, e principalmente in quella di Brunsvich, haveva ritrovato in Glùstat il Rè di Danimarca, e lo seguirebbe nel viaggio che vuol fare verso il Contado di Oldemburgo.

Dalla Dieta di Ratisbona non si hà alcuna novità più di quelle, che si accennorno con le passate, continuandosi negl'istessi trattati d'unione, e del Congresso coni Francesi, senza che vi sia alcuna cosa di risoluto.

L'abondanti pioggie doppo una gran siccità hanno tanto ristoràto la campagna, che hanno fatto scemare un poco il prezzo délie vettovaglie, ch'era salito eccessivamente ; c di sanita si stà benissimo, toltone alcune terzane semplici, che regnano.

Le Diète di Boemia, e d'Austria, non sono ancora terminate, e si spera che seguirà in brève. ,

La quantità délia gente concorsa in questa città cagiona molti furti con modi straordinarij, c frà gl'altri sono stato rubbati al nuovo Ambasciator di Spagna 3400 fiorini, et alla Pagatoria di guerra 10600, non havendo potuto i ladri caricarsi di maggior somma, che vi trovorno.

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