NOUVELLES DE CONSTANTINOPLE
est tellement en lutte que souvent je m'aperçois qu'on me cache des choses pour fuir ma résistance. Je répète avec révérence à V. Em. que j'ai besoin de lumières pour éloigner un plus grand mal, craignant de plus en plus que si l'accommodement ne suit pas on aui'a à souffrir de grands préjudices de la part des hérétiques d'Allemagne » (i).
Le 16, de Venise Jacobelli informait Cybo :
Si hebbero mercoledi lettere di Constantinopoli daU'ultimo di Giugno, con le quali il Sig.Bailo avvisa in publico, che nel consiglio di Guerra alla Porta fosse stato stabilito l'assedio di Giavarino dopo l'acquisto del contado di Sakmar in Transilvania, che si ara stimato di facile riuscita. Si dice che anche vi sia l'avviso, che li Messinesi fossero all'audienza del Gran Visir per animarlo a far l'impresa di Messina col supposto di buone intelligenze in detta città ; interrogati dal medesimo Visir in quali mani stassero le fortezze, gli risposero che erano in quelle de Spagnuoli ; dicono che all'hora il Visir con un sorriso gli volgesse le spalle, e dicesse : Oh che bestie sono costoro ! Dicesi ancora esservi avviso, che si sia dato l'ordine per l'armamento di altre 40 Galère, ma ambedue queste ultime notitie non ho possuto ricavare se si scrivino in Senato dal Bailo, o pure si ricavino da lettere private.
Da Pangi scrive il Sig. Ambasciatore Foscarini che si stima resteranno presto composte le differenze, che vertono tra la Santa Sede, e quella Corte, e che si crede ohe in Roma se ne faciliteranno li mezzi con céleri risolutioni, per ovviare all'unione dell'Assemblea del Clero, easendo prossimo il tempo stabilito per la convocatione di essa.
Le 24, Bonvisi écrit que rentré à Edembourg (2) il a trouvé
(i) A la même date, il mande qu'on a décidé que le comte Albert Caprara, frère du prélat et qui sert en cette Cour, ira à Constantinople, C'est un chevalier de profonde vertu, habitué aux affaires ; il doit obtenir que les Turcs n'aident pas les révoltés ; si l'on conclut l'arrangement on tâchera de proroger la trêve qui expire dans trois ans, et d'obtenir la restitution des lieux saints à Jérusalem. » S'agissant, écrit-il, d'un sujet du Saint-Siège, je crois convenable que V. Em. m'envoie des instructions pour les donner à Caprara, qui m'a promis de s'intéresser à tout. Il ne partira pas, probablement, avant deux mois. »
(2) A cette date il informe :
Nel portarsi S. M, da Naistat à Edemburgo passô à vedere il sontuoso
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qu'on était très irrité contre le clergé, vu son opposition à donner des satisfactions et que, comme représaille et pour l'abaisser, on voulait proposer : que jamais on ne puisse nommer un religieux à la charge de Lieutenant, au cas de vacance du Palatin ; d'empêcher de voter à la Diète ceux qui seraient seulement nommés aux évêchés et, qu'enfin, on n'ait pas à
palazzo di Eysenstat fabricato dal Palatino con spesa immensa, e fermatavisi S. M. àpranzo fù trattata con regia magnificenza, et oltre la ta vola di S. M. ci era quella degl'ambasciatori con 72 de principal! SS'i nella gran sala del palazzo tutta ornata di stucchi, e di pitture ; Ci erano poi innumerabili tavole per Dame, Cavalieri, e per tutto il seguito délia Corte, in modo che fia un trattamento che forse non si sarà mai veduto il maggiore, per il gran concorso délia gente nel seguito délia Corte, e di altri che ci haveva tirato la curiosità, oltre tutti i magnati Ungari ch'intervcngono nella Dieta, con le loro mogli e figliuole.
La sera S. M. arrivé quà con grand'applauso, sperandosi, che facilitera la conclusione délia Dieta, la quale perô tirera in longo qualche altro mese, per la multiplicità délie materie che si devono discutere, e ciô seguirà con grand'incommodo, scarzeggiandosi d'ogni cosa per il gran consumo che si è fatto, non essendoci fiume che aiuti al trasporto deile provisioni.
L'Arciduca e l'Arciduchessa sono rimosti à Naistat per fermarvisi fiinchè durera il buon tempo, e quando comincieranno le nebbie torneranno à Vienna.
Si solennizzô mercordî la festa di S. Stefano primo Rè d'Ungaria, cantando la messa Monsi" Arciv© di Strigonia.
S. M. doppo haver date per due giorni continue audienze andô giovedi à caccia e tornô venerdî sera, lasciando che Mons^ Vescovo di Vienna, che tornô quà mercordî vada dispuonendo gl'Ungari à differire ad un'altra Dieta 16 discussione di molti gravami, perché essendocisi consumato più di due mesi di tempo per compilarli, ne ricercherebbero molti di più per aggiustarli, con pregiudizio degl'affari publici, che hanno bisogno di pronta spedi- 'zione ; e fin hora non si puol formare giudizio dcl successo, stando le parti fisse nelle loro pretenzioni, e non smontando punto gl'eretici, et i ribelli dalle loro proprie.
La peste di Stiria non cresce, c pare che non sia di cattiva qualité. In Boemia è totalmente estinta, e mitigata nella Sassonia. La Baviera non hà serrato i passî dell'Austria perché quà si gode ottima sanità.
Scrivono di Vienna ch'il Conte di Lamberg Maggiordomo maggiore di S. M. stava moribondo.
Le differenze circa il modo di trattare nel Congresso di Francfort non sono terminate.
NÉCESSITÉ d'organiser LE ROYAUME. 44I
procéder par voix en matières religieuses. «J'ai fait remarquer à l'empereur, écrit-il, que les deux premières propositions mettent des limites à son autorité, puisqu'on veut le priver du droit d'élire un ecclésiastique ; alors que les magnats interviennent à la Diète par leur droit de naissance et ceux des comités par élection, lui, le roi, n'avait que le clergé qui était nommé par lui ; et que du reste on ne devait pas tolérer l'exclusion du clergé au vote parce que, du moment que, en 1647, le clergé eut à supporter bien des préjudices à cause de la majorité des héritiques, il était équitable qu'actuellement les ecclésiastiques pussent jouir du bénéfice sur tant de magnats hérétiques qui se trouvaient à la Diète ; j'ai ajouté aussi que ceux-ci ne comptaient pas vingt voix, qu'il n'y en avait pas de puissant mais seulement deux nobles pauvres, et le reste était des députés des villes et des comités, qui se rendaient forts par les armes des révoltés et les secours des Turcs ; et qu'enfin c'était une erreur de vouloir traiter en même temps l'organisation intérieure du royaume et la pacification des rebelles, car de cette manière on troublait le cours des travaux de la Diète. S. M., au contraire, devrait insister pour la séparation des deux matières, laissant aux rebelles la porte ouverte à l'accord, sans retard, pour la conclusion de la Diète, car si la totalité du royaume recouvrait ses privilèges elle s'unirait au roi pour un accommodement avec les révoltés ou pour les combattre, s'ils étaie*nt trop exigeants ; mais jusqu'à ce qu'on arrive à la réintégration des privilèges, les intérêts resteront compliqués et bien des catholiques soutiendront les hérétiques, et tous ensemble feront ainsi le jeu des révoltés. Il fallait en conséquence faire le premier pas, en affaiblissant même ceux-ci, offrant à Tokoli des conditions honorables et nommant de suite quatre ou cinq colonels parmi les magnats les plus fidèles et les plus puissants, les chargeant de recruter avec de l'argent des milices hongroises, car bon nombre de révoltés attirés par la paie s'enrôleraient, préférant être payés plutôt que de faire un service incertain de rapines et de saccages. J'ai cité l'exemple de ce qui est arrivé dans les dernières guerres ; quand la Hollande se retira tout le
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monde s'empressa de conclure des accords. Ainsi, si S. M. obtient la pacification intérieure du royaume, elle pourra traiter l'arrangement avec Tokoli et enrôler ses partisans. La crainte que ceux-ci auraient d'être trahis par leurs chefs et de même ces derniers d'être abandonnés par leurs soldats, ferait que chacun tâcherait d'être le premier à s'arranger avec le souverain ; il faut dénouer ce /asao diverghe parce que restant lié il devient trop fort. Par conséquent, si S. M. s'efforçait de trouver de l'argent pour faire des recrutements parmi les hongrois, dans les localités qui sont dans le voisinage de l'armée des révoltés, on finirait par la diminuer, tout en offrant des conditions à Tokoli. J'ai dit aussi à S. M., poursuit-il, qu'il n'était pas digne d'elle de laisser dépendre la réussite de la Diète de la volonté des rebelles, qui sont liés aux Turcs par des promesses, leur ayant donné même des otages, et qui ne se soumettraient jamais sans le payement du tribut aux infidèles ou en laissant à ces barbares plusieurs villages qu'ils ont occupés après la dernière paix ; tout donc fait voir qu'il était avant tout nécessaire de traiter l'organisation du royaume, laissant aux révoltés l'occasion de se repacifier ; et en attendant on devait les affaiblir en semant parmi eux la défiance, et en attirant à l'obéissance le plus grand nombre d'entre-eux avec habileté et par mercedi particulières. S. M. m'écouta, et me félicita ; mais mes dires ne profiteront pas si les ministres ne les appuient pas, car, malgré l'affection qu'ils ont pour leur pays, ils craignent qu'un étranger puisse trop prévaloir et, par conséquent, je dois agir avec prudence afin de ne pas empirer les choses. Je tâcherai de faire parmi les ecclésiastiques de la propagande pour une collecte au profit du recrutement des milices ; mais tous les évêques sont pauvres à l'exception de ceux de Strygonie et de Colocza et ces deux tiennent beaucoup à l'argent ; pourtant si N. S. voulait envoyer quelque somme à ce propos, cela servirait aux ecclésiastiques d'exemple qui pourrait être suivi par les magnats ; et ainsi en affaiblissant les révoltés, la religion serait assurée ». Et, dans un P. S., il écrit : « Mgr de Vienne m'a communiqué que S. M. vient d'ordonner qu'on mette en