‹ Innocent XIChapitre 18 sur 430 · CRISE MONETAIRE · texte numérisé non relu

CRISE MONETAIRE

des conditions telles, qui mettent en relief l'abus actuel : Feliciano Oliva en a écrit dans la question 25'''^'^ de la i^'"'^ partie (forum ecclésiastique). Il paraît étrange que le P. confesseur ait trouvé que le Conseil royal a procédé légitimement en infligeant l'amende ; et que pour cela il n'a pas encouru les censures de la Bulle in Coena domini ; on ne comprend pas comment un religieux de tant de piété et si savant ait émis des idées qui pourraient tomber sous l'Inquisition ; ni personne peut oser douter qu'on puisse absoudre les coupables en vertu de la bulle de la Croisade, car si on lui donnait de la valeur, ce ne serait que in for 0 conscientie, mais S. S. veut que l'absolution ou au moins la demande pour ravoir,soit publique et in for 0 fori ; ne pouvant pas réparer autrement une offense faite publiquement. Du reste, conclut-il, si V. S. ne croit pas convenable de répéter cela à S. M. et à D. Pietro, on laisse à sa prudence d'en parler au moins à D. Jerônimo ; en tout cas elle doit détromper le P. confesseur et le gagner, car plus que tout autre il peut être utile, s'agissant de matières qui regardent les devoirs de conscience. »

Le 14, Mellini informe qu'à Madrid la population était très agitée au bruit qu'on allait baisser la valeur des monnaies, qu'on ne trouvait plus rien au marché et que les pauvres en souffraient beaucoup. « On a fini, écrit-il, par publier un décret qui réduit : le doublon à 48 réaux au lieu de m prix auquel on l'avait élevé, et la pièce de 8 à 12 » (i).

(i) Et, dans une feuille à part, il mande :

Nella settimana passata cominciô a susurrarsi che fusse per uscir il bando dell'abbassamento délia moneta, onde havea pur principiato à penuriarsi di alcune cose, et in specie d'oglio, non volendo i venditori caricarsi di viglione col discapito cl^e glie ne poteva seguire col calo délia moneta. Havendo perô preso maggior corpo questa voce venerdî, scorso li g, il sabbato seguente mancarono aU'improviso nella piazza maggiore le provision! del pane, e degli altri comestibili d'ogni génère serratisi i macelli, e le taverne di modo che vi fù una grandissima confusione, onde si trovarono in cattivo contingente anche moite case principal!, dal che si puô argomentare il patimento délia povertà. Succeduto tal inconveniente fù la sera del medesimo sabbato imbandito l'abbassamento délia moneta publicamente ridotta la doppia à

Le 15, Mellini annonce qu'il a informé Portocarrero sur les mauvaises intentions du Sénat et du gouverneur de Milan contre les Borromée (i) ; et que S. Em. lui répondit qu'il

48 reali di cento undeci, à quali si era alzata la pezza da otto à dodeci reali di 29 che già correa, e délie monete di rame quelle di due quarti ad un quarto, il quarto ad un ottavo, e i due quarti faisi à maravedis, ma essendosi ciô publicato solamente à voce dal banditore, senza affigersi i bandi su le cantonate,nacque de ciô maggior disordine di prima, perche restata incerta la gente del vero prezzo dato aile monete basse vi fù diversità d'opinioni, dicendo alcuni, che tutte quelle da due quarti buone, ô false si erano ridotte ad un ottavo, et i quarti à maravedis, et oltre ciô era il tutto confuso per la difficoltà di disccrnere la moneta falsa dalla sincera ', et in tal verietà ne si sapeva come vendere ne come comprare, talmcnte che chi voleva haver qualche cosa era astretto à lasciare in pegno al venditore oro, ô argento, sinche uscisse dalla perplessità di quai fusse il calo legitimo délie dette monete. Questa confusione venue accresciuta dal non essersi stabilito nell' istesso tempo del calo délie monete l'abbassamento proporzionato dei comestibili, dimodo chè seguitando à correre li prezzi antichi ogni due libre di pane venivano à costare quasi due giulii, mezzo, et un arroba di vino che sono 8 boccali in circa poco meno d'una doppia, e cosî à proporzione di tutte l'altre cose.

Il peggio era che ne i ricchi potevano spendere il loro denaro, perche i venditori tenevano serrata la robba senza vol^la dar fuori, et intanto ne risultava altro disordine, che tutta la gente usciva à comprare il pane à Caramansello, et à Vigliegas luoghi circonvicini di dove viene provista la piazza si che ne restava ella qui sproveduta con gran pregiudizio, e pericolo délia povera gente, piangeva una tal miseria si publicô perciô domenica sera un altro bando, dove si proibiva à tutti d'uscir di Madrid à pigliar pane, sotto pêne rigorose, e di provedersi in Madrid di più pane di quello che gli occorresse meramente par l'uso quotidiano al sostento délia casa. Riconosciutosi lo sconcerto che derivava dall'incertezza del valore del denaro minuto per la confusione del falso dal buono, lumedi mattina si publicô che le monete da due quarti cosî buone, come false corressero per un ottavo indistintamente.

(i) Le 7 janvier, Cybo l'avait engagé à dire au cardinal que les prétentions du gouvernement de Milan contre la Maison de S. S., parce qu'on veut dépouiller les Borromée de leurs privilèges, ne sont pas des nouveautés, en ayant eu l'expérience depuis longtemps. « D. Pietro d'Arragon peut se rappeler que, lorsqu'il était ambassadeur à Rome, le pape, alors cardinal, se plaignit da tort qu'avait subi le sénateur Erba, son neveu, de la part de D. Luis Ponce de Léon, alors gouverneur de Milan, nonobstant que celui-ci durant son ambassade à Rome se soit montré ami de S. S, ; du reste

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