‹ Innocent XIChapitre 190 sur 430 · LA SITUATION EN POLOGNE · texte numérisé non relu

LA SITUATION EN POLOGNE

con Moscovia, ô nelle forze proprie del regno debole, et esausto, e per estremo de' mali, diviso in fattioni.

Convien con tutto cio a S. S^^ et al mmistro apostolico il non disperare, et adoprarsi con ogni spirito per soccorrere nel modo possibile, cotesto propugnacolo délia Christianità. V. S. 111"^» saprà far questa parte egreggiamente, e senza incorrere nella querele, 6 negli odii di alcuna délie parti. Pero non le soggiungo altro sopra questo particolare. Saprà ancora corne governarsi con Mons'" Vescovo di Bovè, secondo le cautele altro volte accenate (i).

Le 12, il se plaint des lenteurs de la Diète où les passions semblent prédominer, au détriment de la chose publique. On perd du temps, dit-il, sur des affaires toute secondaires, en attendant l'arrivée des Moscovites. Il paraît même que l'on veuille faire des changements à propos des nonces terrestres en les séparant en différente district. On semble aussi disposé à augmenter l'armée en vue de la conjonction avec les Moscovites et de la défense du royaume, car les Turcs, irrités à cause des négociations avec Moscou, s'approchent des frontières, mais on ne pense pas au plus nécessaire. Bien des généraux sont absents ; et cre^^ qui sont présents disent qu'il faut porter l'armée de 16,000 hommes, comme elle l'est actuellement, à 36,000, les fa^re camper aux environs de Léopol, pour empêcher les Turcs d'attaquer Kiovia. Le gr. général de Lithuanie, doué d'un grand esprit militaire, dit qu'en outre des Turcs il faut aussi craindre les Tartares, surtout si la Pologne entre en campagne : les Polonais ne tiennent pas de magasins, et leurs soldats ne portent pas de victuailles ; ils les cherchent dans le voisinage du camp ; alors les Tartares, qui montent des chevaux agiles les assaillent lorsqu'ils vont fourrageant ; ils pillent les villages lorsque la milice est dehors, les incendient et emmè-

(i) Le même jour, il informe que l'argent et les bijoux du défunt Radzi- ■will ont été emportés par ses familiers, on attendra de savoir de quels moyens on se prévaudra pour la restitution au Saint Siège de l'argent reçu; et, le I5avril,il accuse réception de la réponse donnée par la duchesse, qu'elle payera les 120.000 fl. dans une mois et demi, et Cybo autorise le nonce à accorder un plus long délai si la duchesse le demande.

nent les gens en esclavage. La Pologne, épuisée à la suite de la dernière invasion suédoise, ne peut pas maintenir d'armée, doit s'accorder avec les Moscovites, qui pourront attaquer la Crimée et alors les Tartares seront obligés de la secourir. La crainte semble persister que Brandebourg veuille prendre par les armes les forteresses et les biens de la princesse de Radzivill, sa belle-fille... Après avoir discuté sur le protectorat de la Pologne, il paraît que l'on s'accorde sur le choix du card. Giacomo Rospigliosi ; « en attendant on le priera de s'occuper des affaires du royaume, et on demandera au card. d'Estrées d'être l'intermédiaire de la Pologne auprès de V. Em. »

Le 19, il annonce l'arrivée d'Overbeck, ambassadeur deBrandebourg, personne très-experte et qui a déjà demeuré en Pologne. Il a été reçu en audience par le roi, entouré de sénateurs. S. M. se plaignit du mariage du prince Ludovic, fait sans son consentement ; et l'ambassadeur lui a répondu que non seulement son consentement avait été obtenu, mais encore son agrément par l'intermédiaire de ]a France, car Béthunes, à son passage à Berlin, aurait dit à l'électeur que le très-chrétien avait fait agréer ce mariage au roi de Pologne. Les ambassadeurs de France pensant aux difficultés qui pourraient surgir de la part des polonais, en voyant le très-chrétien favoriser Brandebourg dans une affaire aussi antipathique à la République, demandèrent à Overbeck s'il était bien sûr de ce qu'il avançait ; il leur répondit qu'il n'a pas parlé comme d'une chose certaine, mais parce qu'on lui avait rapporté que Béthunes l'avait dit. Les ambassadeurs ont fait publier cette réponse. . La charge de v. chancelier de Lithuanie a été donnée à Radzivill, frère du défunt : mais les lithuaniens ne sont pas contents, ne le trouvant pas capable, et qu'à cause de la maladie du gr. chancelier il aura plus à faire... Le résident césarien s'est plaint devant le roi, qui était assis sur son trône, entouré de sénateurs, des mauvais traitements dont sont l'objet les sujets de l'empire en Pologne, mais le roi s'est plaint à son tour de ceux dont les gens de l'empire usent

LE PAPE CONSEILLE L'uNION. 487

envers les polonais, ajoutant que s'il ne pouvait avoir satisfaction il emploierait la ratio ultùna regum. On n'a pas donné importance à ces paroles... On ignore où sont les Moscovites, car tous les passages de la Russie sont fermés et on entend dire qu'il y a des changements (i).

Le 22, Cybo lui répond :

S'inviano à V.S. 111"!* si due Brevi à generali degli eserciti di Polonia, e di Lituania in conformità del suc avviso. Per non dare occasione ad alcuno di loro di dolersi che S, S^'^ metta in dubbio la fede, e la rassegnatione ch'essi devono al Rè, si sono scritti con generalità rimessivi alla viva voce di lei, la quai saprà corne governarsi neU'esprimere più copiosamente, et individualmente i sensi di S. S*^^, che sono veramente di vedere unitissima la natione Polacca, e congiunti in volere quegli ehe hanno la sovranità del dominio e délie armi, senza le quali unioni non possono procéder bene le cose.

Et, le même jour, il l'engage à faire part à Mgr de Beauvais que N. S. a fort agréé ses avis confidentiels touchant le mariage de Brandebourg et les autres ; « V. S. tâchera de lui faire comprendre que S. S. a une bonne opinion de son zèle

(i) Le 26, le nonce assure que, du moment que la Diète s'approche de la clôture, il ne se lasse de présenter tous les arguments possibles pour entraîner à la guerre, mais que les opposants veulent d'abord l'union avec les Moscovites. « Je mets en évidence les armements des Turcs, les dangers d'avoir comme voisin un ennemi aussi féroce. Beaucoup n'admettent pas que le Turc déclarera la guerre, et disent que les Moscovites ne s'uniront qu'au cas où la Pologne soit fortement armée. J'ai relevé aussi la convenance de la ligue avec César et qu'afin de ne pas éveiller de jalousies, on pouvait la tenir ouverte pour y faire entrer la France ; j'ai aussi parlé de cette ligue avec les ambassadeurs, car ils furent les premiers à entamier ce sujet. Je leur assurai qu'il n'y a rien dans la ligue contre le très-chrétien, mais ils déclarèrent avoir pour instructions de s'y opposer. » Et, au sujet de la guerre, tous sont persuadés que sans étendre les frontières jusqu'à quelque grand fleuve ou place torte, ou la reprise de Kamenitz, on sera toujours en danger, car la Pologne ne peut pas avoir une défense stable, vu l'impossibilité pour elle de maintenir sur pied une armée à cause de la dépense, et parce que le Polonais est naturellement habile pour ce qui se fait par impulsion, et non pour ce qui demande beaucoup de temps et de patience. Il y a aussi la difficulté de trouver l'argent ; jes Grands devraient consentir aux contributions, mais il suffit que quelque avare s'y oppose pour que surgisse un empêchement.

et du respect qu'il montre pour elle. Mais que toutefois on désire en voir les effets dans les circonstances actuelles » (i).

Le 26, Pallavicini informe que les ambassadeurs de France ont reçu l'ordre de faire des déclarations visant les secours du très-chrétien au cas dkme attaque de la part des Turcs; ils demandèrent au roi de déléguer des députés pour les entendre. S. M. nomma l'archevêque de Gnesen et le gr. chancelier du royaume ; ceux-ci, s'ils sont contents de ce qu'auront dit les ambassadeurs, devront attester devant la Diète que le très-chrétien offre des secours considérables. On a adopté cette procédure afin de ne pas trop irriter les Turcs. Hier a eu lieu la première conférence... Absolme, qui a été ministre en Transylvanie, est arrivé ici venant de Paris. On croit qu'il est porteur de fonds pour le prince... Un envoyé de Tokoli s'est présenté, demandant pour celui-ci l'indigénat, laissant supposer qu'il s'est mis d'accord avec César. La Diète a failli se dissoudre à la suite de dissentmient entre l'Ordre équestre et les évêques touchant les contributions que les ecclésiastiques refusent s'ils n'ont pas l'induit Apostolique, et aussi parce qu'ils déclarent fausses ou supposées certaines constitutions de Grodna... En attendant est arrivé également un message du commissaire royal, qui a reçu les ambassadeurs Moscovites à la frontière et a pourvu à leurs dépenses ; ils voyagent à grandes journées.

Et le même jour il annonce :

Gli Francesi furono unitamente à trovarmi i di passati e quasi in forma di protesta dissero che se si parlasse délia lega contro il Turco fra Cesare e questo Resi sarebbero gagliardamente opposti. Parlarono con molto ardore premura et insistenza. Per ragioni recarono moite di quelle avvisate da me nel foglio à parte del 24 Décembre e quelle che riferisco in piano. lo ribattei tali ragioni e per qualche confidenza che ho con loro, soggiunsi in una forma affettuosa corne mi spiaceva

(i) Le lermars, il ajoute que,« d'ordre de S. S., j'ai fait connaître à l'ambassadeur de France les bons rapports que V. S, transmet continuellement sur les démarches de Mgr de Beauvais, je ne laisserai pas de profiter des occasions de le répéter ; toutefois il est bon de marcher avec prudence et précaution ».

CONSEILS DE PALLAVICINl. 489

di udir ciô perché desidero ogni maggior gloria e fama al Rè di Francia.

Mons'" vescovo di Bovè, che bene vidde quello che volevo dire, rispose che per impedir lo scandalo de pusilli forse haveriano fatto sotto mano ma pero con ogni vigore adoprando vi tutti i loro amici.

Perché dissero che la Polonia niente perdeva, non facendo la lega con Cesare per i soccorsi che il loro Re le haveria dati in tal caso, le dissi se questi soccorsi di Francia sariano stati tali quali haveria dalla lega ; hora qui Mons'" vescovo replico solo in générale che il Rè l'haveria soccorsa in questo caso. Concludendo il discorso, dissi che per hora non si trattava di Lega, ma di mettere il Regno in Stato di buona difesa e li pregai à cooperarvi facendole pensare che cosi si potria evitare il caso di trattarsi di quella, e Mons^" vescovo l'abbraccio volentieri et à quello che hà promesso e dice porge ajuto perché si armi validamente ; il che se si ottiene, è quello più che nel présente stato délie cose puô sperarsi pero se i Francesi non vogliano la lega, questa non si farà tanto più che l'Imperatore non ne vuol parlare né ajutarcesi par timoré che non siegua, e che 1 suoi nemici anteponghino alla Porta il tentativo fattone, e cosi la concitino contre di lui.

Il Ré neir ultima udienza entro meco da se medesimo sul proposito délia Lega, sapendo facilmente il discorso fattomi da Francesi ; hora esaminando meco la cosa, disse come non vedeva che i Francesi se vi opponessero con ragione.

Procurai in questa udienza di tirare il Ré à dichiararsi com egli é di opinione che si raddoppi l'essercito essendovi molti dependenti da sua M^à che non parlano per parlare secondo la sua volontà, né lasciai motivo alcuno per metterlo al punto, ma il Rè schivo dicendo esservi molti che criticano le sue azzioni, e molti maligni che interpretano simistramente la sua volontà, quasi che havesse disegno di muovere la Polonia à Brandemburgo, il che facilmente disse perché in verità si é operato talmente da cagionarne gran sospetto. Odo pero che la sera istessa dopo la mia udienza si spiegasse con qualche nuntio assai favorevolmente, e conforme le mie istanze.

Parlai anche à S. M''^ perché non favorisse nel punto dell' indigenato il Techeli Eretico e ribelle attualmente di Cesare, e che sempre potrà turbare le cose di Ungheria, et il Regno, mostro di trovar buono cio almeno sinchè il Techeli fosse ribelle, ma quando questo si aggiustasse coir Imperatore lo viddi inclinato quanto a se alla concessione. Ma l'Imperatore hà qui tal partito da poterlo impèdire.

Le 29, il écrit encore que, malgré les différends entre le roi et les gr. généraux, S. M. pourrait très-bien commander l'armée, car les soldats l'aiment et les officiers sont ses créatures. Le 5 mars (i),il annonce que les ambassadeurs France ont dit au roi que le très-chrétien a été prié par l'électeur de Brandebourg d'interposer ses bons offices, afin que S. M. ne prît pas en mauvaise part le mariage du prince. Il paraît que le roi de France voudrait d'abord connaître ce qu'en pense la Diète. Overbeck continue à parler d'une manière équivoque, comme si le très-chrétien savait déjà tout touchant le marriage, tandis que les ambassadeurs le nient. L'envoyé de Tokoli est en train d'être entendu par la Diète, et le roi a fait savoir au résident césarien qu'on ne refusera pas l'indigénat, suspendant toutefois la remise de la patente jusqu'à ce qu'il se soit réconcilié avec César afin de ne pas le laisser seul et que par désespoir il ne se mette à la merci des Turcs. Le résident n'a pas été content et il a mis en avant la convention entre les deux rois de Pologne et de Hongrie, d'après laquelle l'un ne doit pas accepter les révoltés de l'autre, mais S. M. lui répondit, qu'elle n'avait pas demandé son consentement, mais simplement avoir voulu lui en donner connaissance (2).

A la même date, il déclare que le roi dans l'affaire de

(i) Et, le même jour, il informe qu'il a fait des démarches auprès de la duchesse de Radziwil pour le remboursement des 70,000 fl. ; « elle a payé 10,000 tha., que j'ai adjoints aux 100,000 fl. déposés dans la caisse des jésuites. Je crois que pour le reste de la somme il faudra attendre, car on me dit qu'on compte en faire le payement moyennant la vente d'un palais.»

(2) Et il ajoute que les Moscovites ont fait leur entrée avec le cérémonial et les honneurs habituels. A l'audience du roi ils ont dit que le grand duc les avait envoyés parce que le ministre polonais à Moscou n'avait pas les pouvoirs nécessaires ; ils se sont plaints de la dureté de cet ambassadeur dans les négociations, mais qu'ils espéraient les faire aboutir,étant porteurs d'instructions dont peut bénéficier toute la chrétienté. Aujourd'hui a eu lieu la première conférence ; les ambassadeurs semblent plus commodes que parle passé ; Beauvais m'a fait cette observation et d'autres aussi ; ils se montrent favorables à la ligue offensive, et jurent sur tous les tons que le bruit de leur paix avec les Turcs est faux.

CRAINTE DE LA DÉLIMITATION DE L'uKRAINE. 49I

l'Immunité ecclésiastique s'est conduit froidement ; il y en a qui croient que c'est parce qu'il aime la désunion dans les Ordres, et d'autres parce qu'il doute du résultat ; «je suspends tout jugement, mais il est certain qu'on n'a pas eu d'aide. Le Primat n'a pas de crédit ; il a la réputation d'être avare et, ayant été frappé d'une contribution dès le commencement, il n'ose plus parler. Il ne croit pas opportun de convoquer les évêques à des congrès particuliers, afin qu'ils n'agissent pas d'accord et s'attirent ainsi la haine des laïcs. Le poids don me reste, et je dois travailler en sous main, afin d'éviter les préjudices et pour qu'on fasse le moins de mal possible ; c'est tout ce que l'on peut faire. »

Le 12, il informe qu'est parvenu l'avis de l'arrivée imprévue à la frontière d'un Chiauss, porteur de dépêches de la Porte, on y a expédié un commissaire pour l'amener ici ; on ne sait autre chose sinon qu'il vient de Kamenitz, où est arrivé un courrier du gr. Seigneur avec des dépêches pour le pacha, qui a mandé le Chiauss avec des lettres pour le roi. Les uns disent qu'il est venu plutôt pour espionner les négociations dés Moscovites ; d'autres affirment que c'est pour demander la délimitation de l'Ukraine et l'on dit combien il serait malheureux si les Turcs réussissaient dans leur projet de s'en emparer ; occupant déjà une partie du pays des cosaques, ils pourraient bâtir quelque forteresse pour y tenir garnison, ce qui leur permettrait des incursions en Lithuanie, de tenir en servage la République et de se rendre maîtres aussi des Cosaques au-delà du Borysthène. Le gr. Seigneur aurait ainsi en peu de temps bon nombre de soldats braves et forts dont il manque, car la milice des jannissaires est corrompue et le gros des soldats ottomans est composé d'asiatiques peu habiles à la guerre et peu aptes à résister aux fatigues. Les Turcs mettraient dehors les cosaques auxquels ils ne se fient pas à cause de leur nature turbulente et inconstante. La Cour met tous les soins à ce que les Moscovites ne parlent à personne en dehors des députés, chargés de négocier avec eux, et du nonce apostolique ; connaissant leur naturel soupçonneux, on les

entoure de gardes et ils ne s'en fâchent pas, étant habitués à ce système... Un des nonces de la grande Pologne a proposé à la Diète d'en convoquer déjà une nouvelle de deux semaines, uniquement pour discuter au sujet des exorbitances du roi hors des hmites des lois et des usages nationaux. Le roi a fait répondre parle v. chancelier que, devant se rendre plus tard auprès de l'armée, il se trouvera dans l'impossibilité de venir à Varsovie pour répondre et que l'on pouvait dès à présent faire ces remontrances ; mais la majorité a décidé de ne pas donner cours à la demande du nonce, qui n'était suivi que de quelques députés (i).

Et, le même jour, Fallavicini écrit :

Proseguirono par tutto il giorno di Sabbato i contrasti, o più tosto le vessationi fatte ail' ecclesiastici, simili à quelle, che rappresentai colle passate, volendo questi la cassatione di quelle constitution! inscrite nel volume délie fatte in Grodna, e contrarie ail' Immunità, libertà è giurisditione ecclesiastica, al che si opponevano con non minor ostinatione, pertinacia i laici. Haveva la M. S. fatto fare il mercordi sera una dichiaratione assai favorevole, dicendo in sua presenza, et in suo nome il V. Cancelliere del Regno : esser molesti à S. M. questi contrasti, e desiderare, che le parti convenissero fra loro. Che ricordava alla Rep. la riverenza, e rispetto dovuto alla Chiesa, spécialmente sotto un Sommo Pontefice tanto benemerito délia Polonia, alla notitia del quale era certo, che séria stata portata ogni cosa dal suo Nuntio. Non perciô s'ammollirono i cuori indurati, e durô il contrasto sino al sab-

(i) A, la même date, il annonce que les français sont venus chez lui, pour se défendre contre l'accusation de mettre obstacle à la conjonction des armes de la Pologne à celles de la Moscovie, trouvant, au contraire, que l'union serait avantageuse pour la République. «J'ai répondu que j'étais très content de cette déclaration, mais que, par amitié pour eux, je devais cependant dire que, tout ayant loué l'union, ils ont mis en évidence qu'elle pourrait être nuisible si elle donnait lieu à une rupture avec les Turcs. Beauvais me prit ensuite à part et me jura que la nouvelle n'avait aucun fondement ; le résident césarien, homme fin et pratique, n'a pu rien découvrir en dehors d-^ ce qu'ils ont dit. S. M. ne montre plus l'entrain que nécessiterait cette négociation et ne déclare pas assez catégoriquement s'il veut ou non la guerre ; et ses paroles aux Moscovites donnent lieu à différentes interprétations. Je tâche de mon côté de ne perdre aucune occasion ».

Page 1