INSTRUCTIONS DU PAPE
Le 12, Cybo lui écrit :
Prenderà V. S. Ill"^^ opportunità con gli ambasciatori di Francia di rientrar nell' affare délia Lega con il Rè di Polonia, e l'Imperatore, contro la quale essi mostrarono sentimento, e dira loro. Che il Papa nel pericolo, il quai sovrasta alla Polonia et in essa alla Christianità tutta dagli acquisti, e dagli apparecchi del Turco presenti, e passati, hà esortati secondo il suo debito pastorale, et ad immitatione de' suoi predecessori tutti i Principi Christian! à soccorrere i Polacchi, et ad unirsi con essi alla comune difesa contro si poderoso, et implacabile nemico. E che se hà procurato d'eccitare ail' istessa unione i Moscoviti benchè scismatici, e ciô parimente sul lodevole esempio di diversi Pontefici ; molto piii deve premere e desiderare, che si colleghi col Rè di Polonia l'Imperatore, il quale oltre i titoli comuni agli altri Principi Christian!, ne hà uno specialissimo dell' esser egli più vicino d'ogn'altro al pericolo, e d'esser per la vicinanza degli stati più pronto d'ogn'altro à sovvenir la Polonia. Sperar S. S'^, che il Rè Christianissimo vorrà anche in questa occasione, coUegandosi ancor esso esser simile à suoi gloriosi predecessori, anzi à se stesso, sicome l'hà pregato già più volte. E che trà tanto la S^^ Sua continoverà di . far questa parte con tutti i Principi Christian!, ccms per ogn! conto è tenuta ; mentre vede che il Turco è animato più che mai à distruggere la Christianità ecc.
Et, le même jour, il mande encore :
L'ultima cifra di V. S. lll'"^ hà dato occasione di dubitare sopra il vero senso délie parole, dettomi che assicurassi S. B. délia falsità ecc. se la falsità si riferisca al primo, ô al secondo membro del discorso con Bovè, cioè se sia falso che gli ambasciatori Frances! dissuadessero la congiuntione de Moscoviti coi Polacchi, o pure che rappresentassero il maie, che verrebbe alla Polonia dal romper la guerra col Turco, 6
passa le jour de Pâques à la campagne et le lendemain LL. MM. ont pris une légère médecine ; toutefois, en ce jour, il y a eu une conférence entre les députés et les Moscovites. Dans cette réunion on reprit l'idée de la conclusion de la paix entre Moscou et les Turcs, mais les ambassadeurs tout en ne la niant pas comme à leur arrivée, répondirent que depuis longtemps ils n'avaient plus de nouvelles de Moscou. On a décidé de ne pas laisser partir de courriers pour la Moscovie, mais d'y envoyer un ablégat pour qu'il tâche d'obtenir la diminution du nombre des lo.oco cavaliers polonais tout en maintenant celui des 20.000 fantassins moscovites, et pour recevoir le serment du Czar ; et aussi que dorénavant ii y ait un résident respectif dans chaque Cour.
5o6 LA DIÈTE A VARSOVIE.
anche se la falsità comprenda l'uno, e l'altro insieme. Si compiaccia di spiegarmi il vero sentimento.
Desidero anche di sapere quai fondamento havesse V. S. 111"^^ di credere che detti ambasciatori havessero pronosticati mali successi dalla rottura col Turco ecc.
Le 19, Cybo répond au nonce, approuvant sa visite et son discours aux Moscovites. « Une seule chose, écrit-il, a été oubliée par V. S. : c'est que N. S. est disposé à donner au grand duc le titre de Czar, nié par Clément X, — c'est ce qui fait que Menesio était parti fâché de Rome — et cela afin d'ôter aux Moscovites l'occasion de s'opposer à entamer des négociations avec Rome, et au cas où les ambassadeurs ne seraient pas encore partis, V. S. pourra s'en prévaloir, cherchant une autre occasion de parler avec eux » (i). Le 23, le nonce Pallavicini informe que dans une nouvelle conférence avec les Moscovites, on leur demanda de jurer l'union, renvoyant à plus tard la répartition des soldats, mais les Moscovites refusèrent, attendant les ordres du Czar. Ils ont dit ensuite qu'il était plus opportun que la paix perpétuelle ait à précéder la ligue, car tant qu'entre les deux pays existeront des prétentions, la ligue aussi pourrait en souffrir. Mais les Polonais connaissant le naturel des Moscovites, devinrent furieux et se plaignirent très fort des ambassadeurs, ajoutant
(i) Le 14 mai, Pallavicini se justifie de l'omission dont Cybo lui avait fait la remarque ; « dans les instructions de V. Em. à Martelli du 14 juillet 1677 il y a qu'on aurait accordé le titre de Czar si le grand duc concédait dans SCS Etats le libre exercice de la religion catholique et le séjour des Missions; or, j'ai appris que cette condition aurait interrompu de suite toute négociation ; et par conséquent j'ai cru opportun d'attendre que Ménésio m'envoie l'avis que je- pourrais négocier. En second lieu j'ai aussi trouvé plus avantageux d'attendre que les Moscovites demandassent en compensation du titre de Pontifex maximus au pape celui de Czar au grand duc, craignant que si j'avais fait ma déclaration au commencement, elle perdrait son effet. Enfin, comme dans la conversation avec les Moscovites j'ai toujours désigné le grand duc avec le mot de Czar, il me semblait les avoir rassurés. A présent j'attends la réponse que les ambassadeurs recevront de Moscou ».