PROMESSE CONDITIONNELLE DU PAPE
la Chambre contractée pour la religion et pour la Maison d'Autriche, subvenue en Hongrie. V. S. fera aussi observer que Radziwill a renoncé au- Quartier aussitôt que N. S. en a fait exprimer le désir. » Et, le même jour, il ajoute, que le pape s'est plaint aussi à Carpio de l'insolence des sbires à cerner la maison contiguë à celle du nonce dans le Barrio, et aussi de l'offense du ministre de la Poste, mais sans insistance (i).
Le 20 juin, il répond qu'il a remis la lettre, transmise par S. Em, du représentant de la Religion de Malte pour son collègue d'ici ; comme elle était cachetée, il n'en connaît pas la teneur, et ne prévoit pas que l'ambassadeur viendra lui en communiquer le contenu, car après la première visite il n'est plus venu chez lui, ayant été malade ; mais il ne s'est pas même dérangé lorsqu'il devait se rendre à la nonciature pour se mettre d'accord avec le nonce (2). «Mais, en attendant.
(i) Le 4 juillet, Mellini écrit qu'il a aussi parlé à D. Melchior de ce que S. S. avait dit à Carpio, touchant l'Induit de la Croisade et les subsides relatifs ; il paraît que cette dépêche a fait une grande impression et les ministres sont tous découragés des réponses de N. S. ; « je vois qu'il est toujours besoin des offices de V. Em. auprès du pape. Je continuerai en tout cas à représenter la résolution du pape, y ajoutant ce que V.Em. m'a écrit, en date du 9 dr, que S. S. veut d'abord voir arranger les questions qui sont en suspens ; et je crois bien qu'à cette nouvelle leur douleur augmentera. » - -
(2) Le 17 janvier, Mellini avait déjà écrit que l'ambassadeur de Malte n'est pas revenu le voir, étant aussi malade, pour être aidé à propos du droit que prétend son Ordre pour la collation du Primat de Castille, vacant par la mort de D. Juan ; mais que malgré cela , en ayant parlé dans la soirée à D. Jeronimo d'Eguia et à d'autres ministres, on l'a assuré qu'il n'y avait aucune idée de mettre des entraves à la religion, pour l'usage de ses droits et qu'on croit que le Primat sera accordé à l'espagnol, D. Innigo Velandia qui se trouve à Milan, car si l'Ordre faisait des nouveautés le roi se trouverait obligé de s'opposer à pareil préjudice. Le 26 avril, il avait informé qu'il paraissait que l'Ordre de Malte voulût enlever au Gr. Prieur de Castille une partie des revenus pour créer des commendes ; cela fait mauvaise impression, car il s'agit d'une trop grande réforme qui nuirait au Gr. Prieur, qui est des Grands, et toujours un Infant lorsqu'il y en a ;
64 INNOCENT XI ET l'ESPAGNE.
je me suis borné à faire considérer que ce n'est pas le Gr. Maître qui veut démembrer la commenderie, mais la Langue de Castille, considérant qu'elle serait d'avantage à d'autres qu'aux chevaliers sujets du roi, et que son Ordre sera toujours respectueux envers S. M. » (i)
Le 4 juillet, Mellini transmet l'avis suivant :
Sabbato passato li 29 del caduto si diede principio ail' Atto Générale deir Inquisitione col suono di tutte le campane a morto, che continuô per tutto il giorno seguentc, e colla processione, che cominciô vcnso le 6 del dopo pranzo, è partita dal palazzo di Monsigr Inquisitore, passô avanti alla chiesa dcUc monache dell' Incarnatione, e di là incaminata avanti il palazzo reale continuô per St^i Maria dell' Almudena, e tenuta la strada diritta avanti la casa délia Villa per la strada degli Argentieri, e per la Porta di Guadalaxjara, e per la strada maggiore entrô nella piazza dove stava il palco per la funtione. A questa processione precedettero con tamburro battente 14 file di mosquettiern di 5 soldati per fila col suo alfiere et insegna al fine ; indi seguitavano 9 file de picchieri di 6 per fila. Poco dopo comparvero gli orfanelli, e quel délia Dottrina Cristiana del Coleggio di S. Ildefonso ; appresso un numéro de cavaglieri principali, e quasi tutti li Grandi che si trovavano nella Corte, colla Croce di famigliari dell' Inqui-
on prie S. S. d'intervenir auprès du Gr. Maître. Le revenu est presque entièrement en blés et varie de valeur.
(i) Le 14 juillet, il ajoute : l'ambassadeur de Malte est enfin venu me voir et, au sujet du projet du précédent G r. Maître, de démembrer les revenus du Gr. Prieuré de Castille, il m'a dit ne pouvoir rien faire dans l'attente de la réponse du Gr. Maître à la lettre royale, qui désapprouve le projet priant toutefois de n'être pas mis dans l'obligation de s'y opposer, n'étant pas convenable de diminuer les revenus d'une charge aussi éminente et qu'on donne aux grands dignitaires de la Cour. Pourtant l'ambassadeur ajouta qu'il y a malentendu, car la Religion a résolu d'ôter du Prieuré quatre commenderies et, à leur place, d'y réunir trois autres dignités qu'il estime d'une plus grande importance que les quatre qui seraient enlevées ; pour cela, observa l'ambassadeur, il pourrait y avoir du dommage plutôt que de l'utilité; en tout cas il m'informera quand la réponse arrivera. En attendant, conclut Mellini, c'est la Religion qui s'avantage car elle retient les revenus, quoique l'agent de feu D. Juan fasse valoir des prétentions pour des revenus arriérés et qui n'ont pas été perçus, et il est aidé par le Président de Castille qui voudrait être investi du Prieuré ; mais pour le moment l'ambassadeur sollicite la nomination de D. Innigo di Velandia. »