OBSERVATIONS DU NONCE SUR LA LIGUE
Le 6 août, Pallavicini annonce :
Giovedi passato fu à trovarmi il Résidente Cesareo e mi disse che havendolo io ritoccato alcune settimane sono in proposito délia lega difensivafra l'Imperatore e la Poloniacon mostrarli che essendo mancata la speranza dell'unione con i Moscoviti et il modo di mettere il Regno in Stato di buona difesa, vi era per parte delli Polacchi maggior opportunità di trattarne ; esso ne haveva scritto a Cesare e l'haveva trovato quasi negl'istessi sentimenti avvisati già dà mè qualche mese sono, cioè di doversi tener mère passive ; che è lo stesso che non voler promuovqre l'affare, -ma solo dare orecchie quando fosse promosso da altri. Hora pero mi hà aggiunto di piii che cio potria farsi anco da un terzo. Fà cosi Cesare à mio giuditio perché dubita che i suoi nemici li concitino contro la Porta con mostrarli che egli stimola altri à far leghe contro la medesima ma venendo quaste promesse da altri li pare che cessi quest) dubbio. Domandai al Résidente se egli sperava che promovendosi la lega da un terzo, questa potesse riuscire. Hora lui che conosce benissimo la natione, lo stimo del mio senso, cioè che non potendosi far la lega che in una Dieta Générale saria quasi perder tempo l'operar senza prima guadagnare i Francesi, perché come ho detto altre volte per impedire ogn'uno è buono, ne si richiede grande industria e seguito, bastando la contraditione di un solo. Quindi è che io informato délia forma di questo Governo et udite le dichiarationi fatte dalli Francesi contro la lega difensiva con Cesare, e sentito che S. M^à Cesarea voleva tenersi intorno à ciô puramente passiva stimai meglio lasciare in l'hora da parte questa impresa e promuovere la guerra, e l'unione col Moscovita, o almeno il mettersi in buona difesa, senza perô dichiarare il mio animo per tenere i Francesi in qualche apprensione, e cosi obligarli a non contrariare alla lega con i Moscoviti o all'armamento, dando nell'istesso tempo qualche tocco che il modo di non haver à parlare délia lega con Cesare, era il sud" nel'che ottenni il mio intento, perché i Polacchi risolverono l'armamento e l'unione con i Moscoviti, acconsentendo à tutte le conditioni e questa è mancata solo per parte de' Moscoviti, e l'armamento è svanito per la rottura délia Dieta.
Hora vi è molto tempo per pensare e risolvere cio che si voglia che si faccia, perché questa è materia propria délia Dieta Générale, alla quale ne pure si pensa, come saria per altro necessario.
Io per me sono del parère accennato adesso, et altre volte che la lega con Cesare saria buona, ma che non riuscirà mai se non si guadagna la Francia.
Le même jour, il répond : « j'ai informé le roi à Villanova que le pape lui a fait cadeau des 20,000 iingheri pour les cosaques et pour la forteresse de Bialacerkiew ; toutefois les choses sont changées, et ayant la conviction que, pour le moment du moins, les Turcs ne bougeront pas du fait de la délimitation, j'ai dit au roi, qu'avant de dépenser pour la forteresse, il serait bon d'examiner si elle valait la peine d'être restaurée, car je connaissais en Pologne des châteaux qui de forteresse n'avaient que le nom. S. M. partagea mon avis et me chargea d'en remercier N. S. Et à propos des 20,000 ungheri que je garde, je dois dire (i) que, en outre des 100,000 envoyés jadis par N. S., j'ai reçu de la duchesse 13,300 th. de l'empire (2) ».
Le 13, Pallavicini annonce que voyant que le roi avait de fréquentes conférences avec l'ambassadeur de Brandebourg avant son départ de Varsovie, et craignant qu'il n'ait tâché d'induire le roi (3) à ne pas troubler l'électeur au sujet des
(i) Le 16 juin, il avait écrit au sujet que la duchesse s'était engagée à rembourser le pape avec le produit de la vente du palais, que l'acquéreur a été Mgr de Varmia pour 24,000 fl., prix qui est bien bas, mais n'ayant pas cette somme le prélat l'emprunta au roi, son oncle ; et par un accord précédent avec la duchesse cet argent fut remis à Venise avec d'autre pour racheter des bijoux et plusieurs objets engagés jadis par le duc ; toutefois il s'est plaint d'avoir été précédé. Et, le 25, il ajoute que la duchesse avait reconnu la signature de son mari décédé ; et qu'avec l'abbé Zaluski, qui administre les affaires Radziwil, il s'est arrangé pour qu'avec la vente des bijoux qui viendront de Venise, engagés pour 8000 ungheri, les 40,000 û. pourront être rembourses. La duchesse a dit qu'elle avait toujours reproché à son mari sa prodigalité.
(2) Le 13, il écrit que le bref du cadeau au roi est postérieur à l'ordre qu'il a reçu de faire passer l'argent par des mains sûres, afin qu'il ne soit dépensé qu'efficacement, le bref pourrait laisser croire que S. S. a changé d'avis et que la somme doit être consignée sans contrôle. ^
(3) Le 6, il avait écrit : le bruit ayant couru que l'infanterie moscovite marchait vers Ingria pour attaquer les Suédois, S. M. a chargé son envoyé à Moscou d'offrir sa méditation qui sera acceptée par les Suédois ; mais on doute que les Moscovites veuillent faire la guerre, n'ayant pas encore ratifié la paix avec les Turcs.