PROJET DE MARIAGE DU PRINCE
sono osservantissime, quando per altro non voglian romperla, o non credano imminente la depressione di quello di cui parlan con dispreggio ; Voglia Iddio che questi non sieno preludii aile ruine del Regno, ô à i disegni^ che vi habbiano sopra que barbari. E perciô V. S. I. non lasci di valersi opportunamente di tutte quelle insinuazioni, che saran giudicate proprie dalla sua prudenza per far apprender costî la nécessita che hanno di pensar bene à casi loro, e di prepararsi per far la lor sicurezza e la publica. E auguro ecc.
Le 8, Pallavicini « accuse réception de la lettre, et assure qu'il insistera toujours pour que l'argent transmis par les nonces soit employé utilement ; et peut-être de cette manière les polonais seront plus réservés à en faire des demandes voyant de ne pas en profiter particulièrement. Je dois ajouter que personne ne s'est scandalisé leur ayant dit que l'argent doit être dépensé par mes mains, et par conséquent on pourra insister en cela dans l'avenir. Il est bon de noter le peu de zèle qu'on a pour la sûreté publique : personne ne parle plus de l'argent, et s'il avait été accordé sans condition on n'aurait pas tardé de l'encaisser et d'ennuyer le nonce. »
Le 15, il écrit : on parle de la possibilité du mariage du fils du roi avec la fille de l'électeur de Brandebourg ; ceux qui y sont favorables trouvent qu'on réconcilierait ainsi ces deux princes, et le marquis pourrait donner en dot à sa fille une grande partie des biens de la princesse de Radziwillj indemnisant celle-ci avec des terres dans la Marche ; et qu'en tout cas cela pourrait faciliter la succession du trône au fils. Les contraires n'admettent pas que l'adversion entre les princes •puisse cesser ; l'échange des biens n'est pas sûr, car il faut le consentement de la République et celle-ci ne voudra pas cette alliance ; que malgré cela l'électeur restera toujours infido désirant trop de s'agrandir ; que cette alliance n'est pas digne d'un roi s'agissant d'une cadette hérétique, et avant que l'électeur ait donné des satisfactions des ouvrages... Le Khan des Tartares a écrit une lettre au roi demandant le payement des pensions, que S. M. devra débourser... Il y a aussi la nouvelle que la marquise de Béthunes est arrivée à Paris, mais
que le très-chrétien lui ordonna de se retirer dans ses terres et de ne pas paraître à la Cour sans licence du roi ; il avait ordonné à plusieurs reprises à cette dame de rentrer en France ; on ignore la façon dont la reine aura reçu cette nouvelle, car si elle désirait le départ du marquis, sa sœur était bien accueillie à la Cour... (i).
Le 8 novembre, Cybo lui annonce :
Il Générale del Gran Ducato di Lituania Michel Pac scrisse à S. S^^ una molto sensata lettera in sua giustificatione di quanto gli fii imputato circa la rottura délia Dieta Générale. La S^^ Sua hà risposto col Brève accluso in una forma, la quale hà creduta più conveniente per sodisfare da una parte al Générale, e per non dare occasione dall' altra à quelli che possono essere stati gli autori di tal diffamatione, giusta, o ingiusta ch' ella sia, di lamentarsi di essere stati smentiti dal Brave Pontificio. Con questo lume potrà V. S. Ill"^^ regolarsi nel consegnare, 6 nel transmettere il Brève al detto Sig'"^ e nel parlar ecc.
Le 12, Pallavicini écrit qu'à propos de l'idée que le roi ait à reprendre Kamenitz à présent que les Turcs semblent vouloir attaquer César, Mgr de Kiovia lui a écrit que le roi est disposé à convoquer une Diète s'il y a la probabilité de conclure une ligue avec César ou avec les Moscovites. « Donc, écrit-il, la situation s'améliore et j'en ai écrit à S. Em. Bonvisi qui m'a répondu qu'en ayant parlé à l'empereur, S. M. lui dit d'être toujours prêt à la défensive, mais non à l'offensive, alléguant les anciens motifs et ajoutant qu'en Pologne tout se répète et les Turcs s'enrageraient davantage contre lui : Mais je viens d'avertir le cardinal du changement dans les idées du roi, ajoutant toutefois qu'il ne me paraît pas que c'est le moment de parler ici de la défensive » (2).
(i) Le même jour, il annonce que le roi ayant désigné un noble comme résident à Moscou, avec la permission de S. M. il a chargé cet envoyé et le minorité qui l'accompagne d'initier des négociations pour des rapports entre Moscou et le Saint-Siège, en mettant en relief l'utilité^ pour toute la chrétienté ; car peut-être ce sera un bon argument pour les décider.
(2) Le même jour, il informe que l'évêque de Cracovie aussitôt qu'il a pris possession de son diocèse, lui a écrit que ce clergé était débiteur de quatre années de contributions qui se chijraient à 140,000 fl. ; et qu'ayant obtenu