MORT DE LA DUCKESSE DE MOSCOVIE
Le 19 novembre, il mande :
Il Rè mi ha fatto sapera come il Techeli et altri ribelli li hanno scritto, pregandolo per il comune interesse e délia Polonia e dell' Ungheria nel mantener la libertà che devono godere seconde le leggi de due Regni à darli un buon consiglio, se dovessero procurar validi ajuti del Turco per la futura campagna contre l'Imperatore, o pure vedere in questo inverno di accomodarsi con S. M^à Cesarea ; che lui se bene la ragione di Stato li persuadeva il contrario, parendo inevitabile che i Turchi venghino contro la Polonia quando non siino occupati neir Ungheria, et essendo varii li pareri de suoi Teologi sopra questo punto tuttavia confidando in Dio e posponendo l'intéresse di Stato à quelle délia religione ha risposto al Techeli et agli altri biasimando il pensiere di ricorrere alli ajuti dei Turchi e lodando quelle délia pace e concordia ; al che questi hanno replicato che seguiranno tal consiglio facendogli conditioni aile quali possino stare. S. M^'^ mi ha fatto significare tuttociô et al Sig^ Résidente Impériale affinchè giunga aile orecchie di Cesare con ogni maggior segretezza sperando che
des nobles la réduction de la dette à 70,000, il demanda aussi le concours des réguliers, mais sur leur refus il m'en donnait avis désirant avoir le bref Apostolique. « J'ai répondu au prélat que j'avais un bref m'autorisant à entendre les évêques et d'en référer à Rome, que j'en tenais un autre pour les 304,000 fl. de la Diète de Varsovie et que j'attendais celui pour la somme delà successive de Grodna. Et, à sa réplique que les nobles avaient déjà livré les patentes, de manière que ne voyant pas de brefs on pouvait craindre des violences, j'ai écrit que si on demande le payement de sommes contenues dans le chiffre susdit on pouvait bien décider. En attendant, le roi m'écrit qu'il désire savoir d'où vient l'obstacle à payer les sommes que les évêques ont promises et que les soldats attendent ; car on craint que l'Ordre équestre les réclamant en vain les soldats finissent par quitter les frontières, se répandent dans le royaume et causent des désordres. J'ai répondu que j'avais écrit à Cracovie, qu'il fallait en laisser à N. S. la solution dans la conviction que S. S. usera de la charité paternelle pour la Pologne. Toutefois, comme Mgr de Kiovia et le v. chancelier insistent pour que le clergé ne refuse pas le concours accordé par la récente Diète, et que devait avoir lieu à la St Jean le payement des contributions capitales, j'ai répondu risentito qu'on veut obliger le clergé à une promesse extorquée dans une Diète qui s'est rompue, de manière que toutes les lois qu'elle a délibérées restent sans valeur, à l'exception de celles contre l'Ordre ecclésiastique ».
rimperatore se ne compiacera, e che nelle occasioni li sarà corrisposto da S. M^^ Cesarea. (i).
Le 6 décembre, Cybo écrit : « N. S. convaincu d'avoir fait son possible pour pousser cette Cour à la guerre, ordonne que V. S. se borne à ne plus entrer en cette matière ni d'en donner avis à Bonvisi, à moins qu'elle ne soit demandée par la Cour ; alors seulement elle doit y entrer mais répondant de voir qu'on ne veut pas entendre ce qu'on leur dit à leur avantage. V. S. doit aussi rappeler à la duchesse le remboursement de la somme (2) ».
Le 17, Pallavicini annonce que le roi lui a fait lire une lettre qu'il a reçue d'un personnage très versé dans les affaires orientales. Elle contient trois réflexions principales : on y rend compte des sentiments de la Porte sur les faits de Hongrie durant l'année ; et que les Turcs ont été mécontentes que AbafB soit sorti trop tard en campagne, de manière que le gr- Vizir doute de la foi de ce prince et que les Turcs veulent l'année prochaine occuper Zathmar et Eczet — les deux places importantes encore en possession de César au-delà de la Theiss. — L'auteur de la lettre conclut qu'il comprend que les Polonais
(i) Le 36, il annonce que vient de mourir la duchesse de Moscovie, qu'on dit empoisonnée, et on fait des recherches ; c'était une polonaise et trèsaimée par la nation.
(2) Et le 13, il ajoute :
Quanto posso io aggiunger in risposta alla lettera di V. S. I., e dal ténor di quella ch'ella mi hà quà trasmessa del segretario Talenti sopra l'affare délie gioie lasciate dal fù S^ Duca Radzivil in deposito in questo S. Monte di Pietà, e che à ministri del Monte istcsso, essendo ben noto il prestito del denaro fattosi per commandamento di N. S. al S^ Duca predetto non parve bene di render le gioie senza farne consapevole la S. S., la quale senza veruna riflessione ad assicurar il proprio credito, volse che da Montisti si facesse la restituzione délie accennate gioie à chi per parte di cotesta Sigra Duchessa erede ne fece istanza : Onde non si sa vedere^ove si appoggino le rimostranze del Taienti à V. S. I. in tal affare. Per la sicurezza délie promesse, ch'egli fà per parte délia S'a Duchessa per il restante del denaro, ch'ella va débitrice, sarà savio consiglio il ritrarne da sogetto di maggior credito, e autorità la confîrmazione ; e auguro ecc.
CYBO LOUE S. M. AU SUJET DE TOKOLI. 551
et les Allemands ne soient pas des amis, toutefois il serait opportun que les premiers germajtissent, car il paraît que la Porte, après avoir conquis les deux places, veut entrer en Pologne. Il transmet aussi le résumé d'une lettre de l'ablégat polonais auprès des Turcs (i).
Le 20, Cybo répond à Pallavicini : « V. S. annoncera à S. M. la satisfaction qu'éprouva N. S. en lisant qu'elle l'avait lait appeler pour l'informer du conseil chrétien donné à Tokoli de se séparer des Turcs et s'en remettre à la clémence de César, et comme de ce conseil les choses hongroises sont entrées dans un bon chemin. V. S. peut dire au roi (2) que de son action il n'en viendra pas de mal à son royaume, ayant
(i) Excerptum ex literis Allegati Poloni de dato 23 8bris 1681 Constantinopoli. — Legatus magnus ex Moscovia nondum apparet, quinimo aliquid in contrarium murmurant Turcae quod Tartari sibi metuant, et retorqueant culpam in Polonos, quasi impediant hanc concordiam cum Moscis. Heri ex Scijthica terra Tartarus venit significando de mutatione Tractatuum, et quod Moscus iterum ad Danubium exercitum congreget. Ex Persia venerunt rumores, quod Rex illa mandaverit retroire ex medio itineris caravanas Constantinopolim euntes, quod Turcae pro signo futuri inter se belli putant. ExUngaria etiam aliquid non ad mentem suam resciverunt.
De Polonia Bassà Camene censis quotidie novos ad Portam. mittit rumores. Caeterum hic nil aliud habetur, nisi quod Legatus Franciae, qui debebat mitti ad compensenda damna patrata in Chio a navibus Gallicis, post quatuor dies ab arresto in domo Czausi Bassà, liber dimissus fuerit a Vesirio, sed quibus conditionibus scire difficile tam cito, utraqué pars occultât credendum pro parte Turcarum maie non esse factum, et iam aliquid incipit vulgari, quod Regina pecunia vicerit. Tribuunt omnes Legato magnam generositatem et prudentiam summam, quia in hoc negotio heroice se gessit, et cum honore remansit. Magnus Turca sequenti die post Baieranum discessit Constantinopoli pro consueta in hicma venatione, non rcditurus nisi pro parvo Baierano.
(3) Le 21 janvier 1682, Pallavicini lui répond : qu'il a prié Mgr de Kiovia, qui se rend auprès du roi, de faire savoir à S. M. la satisfaction de N. S. quand il a appris les conseils donnés à Tokoli, espérant qu'elle continuera à en donner. « J'ai choisi, dit-il, cette voie au lieu d'écrire, parce que je suis sûr que ce prélat aurait rempli ma commission d'une très-belle manière. Il paraît qu'il y a une amélioration dans les rapports entre l'empereur et le roi ».
avec cela obligé Dieu à en être protecteur. On ne peut douter que l'empereur ne corresponde à un acte d'aussi grande amitié. Et V. S. assurera au roi que S. S. ne négligera aucune occasion pour lui prouver une affection paternelle envers le trône et sa personne pour la tranquillité du royaume » (i).
(i) Le 27, Cybo lui transmet l'instance du nommé Scipione Moriconi de Lucques,qui se dit créancier de la République pour de l'argent prêté durant la guerre ; la demande semble juste et il engage le nonce à l'aider. Mais le 21 janvier 1682 Pallavicini répond qu'il a déjà présenté Moriconi ; on a bien accueilli ses instances, mais les préparatifs de guerre ne lui sont pas favorables ; si la Diète n'avait pas été rompue il aurait reçu quelque chose, car il n'avait rien entendu contre sa créance.