CONVOCATION DE LA DIETE
rompent pas la trêve avec l'empereur, allant seulement en Hongrie pour soustraire la nation de l'oppression, endormant ainsi les Allemands qui n'y verront pas une^ rupture. S. M., continuant ses réflexions, dit que les Turcs détruisent les places fortes, de manière qu'à l'expiration de la trêve ils aient à leur merci tout le pays et Tokoli aussi... L'envoyé polonais de Constantinople écrit qu'au Sérail est exposé l'étendard, qui indique que le gr. Seigneur déclare la guerre ; on fait des préparatifs pour l'année prochaine ; le gr. Seigneur passera l'hiver à Andrinople et l'envoyé est engagé à suivre la Cour... Le résident césarien, se servant de l'ordre du roi pour arrêter tout ce qui est destiné aux hongrois et à Laverne, a séquestré deux hongrois et les a envoyés en Sibérie, saisissant les dépêches dont ils étaient parteurs. A présent, il est en train de chercher la clef du chiffre, et il a déjà trouvé l'explication de différents signes. Le 14, Pallavicini annonce :
Sono uscite le lettere régie deliberatorie sopra la Dieta. In queste doppo la narrativa dello stato présente délie cose cosi in Ungheria,come in Moscovia, dimanda S. M. à i senatori il parère, se debba radunarsi la Dieta aggiungendo, che dovendosi, seconde i nuovi regolamenti tenere doppo due anni,sendo alcuni di senso, che il tempo incominci dal principio, altri dal fine délia Dieta précédente si di':hiarino quando intendano, che s'habbi à tenere Le risposte de Senatori non saranno nelle mani del Rè prima del fin d'Ottobre. Quelli che sono qui inclinano, che la Dieta si thenghi, e quanto prima, cioè cominciato gennaro, per lo spatio che deve intervenire per la radunanza délie Dietine, et altre necessarie dilationi.
Una grossa partita de rebelli Ungheri è passata per la Polonia, e per i béni del G. Cancelliere, e se n'è andata in Slesia, ove hà saccheggiato, et abbrugiato Bielsko, e poi se ne litornata per la medesima strada, senza far verun danno in PoUonia. Grande è la temerità di questa gente, che non cura d'offendere chiunque. L'impedir ciô è quasi impossibile, non sendovi passi, che possin guardarsi,ma il paese aperto da per tutto.
11 Résidente Cesareo ha havuto una publica udienza dal Rè, nella quale hà parlato con molto calore délia corrispondenza di M^ de Laverne col Techelij, et hà esibito al Rè g-roriginali intercetti. Era in l'hora {sic) nella stanza da una parte il S'". Ambasciatore di Francia, e
lo stesso M^ de Laverne, al quale voltatosi il Rè finita l'esposizione del Résidente, parlo con vivo senso sopra questa communicatione che non volea si facesse nel suo regno. La posta seguente si mandera facilmente il memoriale dato dal Résidente, e la sostanza dell' espositione. Intanto ilRèhafatto dinuovodire al Laverne, chese ne vada in Transilvania, o venga à Varsavia, e credesi, che si elegerà questa.
Le 17 Cybo lui écrit :
Dei trattati di Lega, à quali par che hoggi si dispongano Cesare, e cotesto Rè, meglio sarebbe stata la conclusione assai prima, ed all'hora appunto, che con tanta efficace premura ne furon dati daN. S'"^ per servizio délia causa publica, e di cotesti regni si vivi, e si forti eccitamenti aile MM. loro. Si attenderà nondimeno di sentire, se trattati medesimi (sic) si giunga quanto prima alla felice terminàzione che se gl'augura ; onde possa ripararsi in alcun modo aile ruine maggiori, che si preparano ; e prego ecc. ecc.
Le 21, Pallavicini informe qu'à Moscou continuent les mouvements séditieux de la garde ; elle a mis à mort des boyards et d'autres personnes qui lui déplaisaient. Elle s'est rendue maîtresse aussi d'une partie de la ville de Kitaijgorod, où elle fit hécatombe de paysans ; c'est pour cela qu'on n'a pas de nouvelles de ce côté... Les Tartares kalmucks se sont révoltés et unis à ceux de Baskir, formant ensemble une armée de 50,000 hommes, ce qui inspire des craintes pour Kazan. Les Cosaques aussi se sont plaints auprès des Czars des incursions des Tartares... Il est arrivé un incident entre la Pologne et la Moscovie : le roi après ces mouvements envoya des popes parmi les Cosaques pour les inviter à passer le Borysthène et peupler de nouveau l'Ukraine, leur ancienne patrie ; on a séquestré des lettres et des instructions expédiées à Moscou par le général des Cosaques ; d'où on craint un refroidissement entre les deux nations (i).
(i) A la même date, il écrit que la duchesse de Radziwill lui a envoyé le chanoine Mocranski pour l'avertir que 50.000 fl. sont à sa disposition, mais comme ils sont en thalers impériaux la duchesse veut tenir compte du change en cours chez les commerçants, prétendant qu'on en avait tenu
SAISIE DE LETTRES DE TOKOLI A LAVERNE. 581
Le 24, Cybo lui mande :
Se lo sdegno di cotesta Corte contro quella di Francia, et in particolare contro Bovè nasce, perche la Regina non ha ottenute cola per i suoi congiunti le gratie frattele sperare, è verisimile che la Francia sia per sodisfarla, e per conseguenza si calmera la procella contro Bovè. V. S. lll'"^ nel particolare del cappello deve tenersi tacita per non dare occasione di attacco osservar pero il tutto, e riferirmelo ecc.
Et, le même jour, il ajoute:
Troppo gravi conditioni paiono quelle, che propone il Re di Polonia per la Lega con Cesare. V. S . non deve percio lasciar di promoverla, corne si è ordinato di fare al Sig'" Card^ Buonvisi, regolando in ciô con i dettami délia solita sua avvedutezza il zelo, ch'è proprio di un ministro apostolico. Non sarebbe gran cosa che questo pensiero fosse parto dell'indignatione contro qualche Principe straniero per ridurlo con tal timoré aile sodisfationi pretese. ecc, le quali è verisimile che siano per darsi, e per conseguenza andare à monte il trattato di Lega. In tutti i casi bisogna fare i conti con la Dieta Générale del Regno ecc.
Le 28, Pallavicini écrit que les difficultés à garder les frontières ont pu permettre aux révoltés de passer par la Pologne pour aller en Silésie. On dit que Béthunes revient en Pologne et que Laverne sera rappelé sur la demande des français qui le trouvent peu prudent... Le césarien a remis au roi une des lettres saisies (i) de Tokoli au ministre de
compte en faisant le versement à son mari et que, si on refusait, elle payerait en Scialimghi, monnaie de cuivre, vile et menue. « J'ai proposé qu'elle me donne en dépôt cette somme en thalers pour la substituer plus tard, car l'obligation du duc était en Urtl et Sostacchi ; mais le chanoine a refusé. J'en ai écrit à la duchesse en en parlant aussi à l'abbé Zaluski, afin qu'on finisse cette affaire bien ennuyeuse pour moi et la duchesse, qui se plaint là où elle devrait remercier de la patience qu'on met à attendre ». Mais, le 22 novembre, Cybo lui répond « N. S, regrette d'apprendre les prétentions de la duchesse ; elle ne met pas de bonne grâce à répondre au service rendu par la Chambre apostolique à son mari, qui, étant à Rome et ne recevant pas d'argent de la Pologne, n'aurait pu partir ; l'argent déboursé au duc était en bonne monnaie ».
(i) Copia litterarum Pedro Paijel ministro Comitis Techelij a D. Laverne sub 13 octobris 1682.
Praeterito die Mercurii occupato, et deleto fortalitio Fillek, ubi plus
France. S. M. a reçu un grand nombre de réponses de sénateurs qui acceptent la convocation de la Diète.
Le 4 novembre, Pallavicini informe que, d'après les nouvelles parvenues de Moscou à la Cour, il paraît que les boyards travaillent par tous les moyens pour en finir avec les prétentions des prétoriens. Ils ont voulu faire venir de la campagne un grand nombre de paysans, mais le projet n'a pas réussi et on a dispersé tout le monde afin d'empêcher un carnage, car la garde s'était bien fortifiée ; elle a tué un boyard, un de ses adversaires. Afin qu'on ne fasse rien contre eux, les prétoriens veulent que dix des leurs assistent au Conseil, et l'on n'ose pas refuser par crainte de nouvelles tueries. On dit aussi qu'ils veulent faire créer boyards quelques-uns de leurs soldats, afin d'avoir des protecteurs dans le Conseil.
Le II, il annonce que Brandebourg a envoyé des émissaires dans la Pologne majeure afin de mettre de la zizanie dans la prochaine Diète. L'électeur semble jaloux des armements polonais, craignant une surprise contre la Prusse qui se trouve engagée du fait de ses propres alliances ; on
quam mille lannizeri perierunt post-hac primum omnibus Ungaris, qui pênes Principem Transilvaniae fuerunt ad D. Comitem per Vesirium pulsis, hac praesenti Die Mercurii cum summa sollenitate (sicj, praesentibus Comitatibus et universis Statibus Regni Ungariae superioris est in Regem electus et a Turca confirmatus Princeps Comes Techelius, cui a Porta pileus loco coronae oblatus, item veniilum et sceptrum. Finita electione recusavit uti titulo Régis sed titulo principis, cuius titulus est talis. Emericus Techelius Princeps, ac partium Ungariae Dnus. Finitis his selectam militiam dédit Vesirius, ut fugientem exercitum Germanorum prosequeretur Princeps noster, quia Comes Caprara depredatis civitatibus montanis derelictis fortalitiis Vigies et Zoijlam abivit, et discessit versus Trhaectim. Illme Dne, et maiora facere potuissemus, sed quia videmus Vram Illustritatem maxima promissa non adimplere et hic currentes mediis minutis debemus agcre. Rcmessani ad Regem Galliae abivit, necesse est, ut V. illustritas optime ibi recommendet negotia nostra. Commissum est ipsi, ut omnia iBi agat cum honore D. Laverne. Brevi mittemus expressum ad Illustritatem V. in laroslaviam. Rogo per amorem Dei mittat honestam quotam. Ego mterea sum semper ccc.