AU SUJET DE MARIAGE DE GRANDS
diede principio alla predica, dopô la quale montato nell'istesso pulpito un segretario di Toledo lesse la formula del giuramento che fanno tutti i mmistri, et officiai! délia giustitia, di osservare, e far osservare la fede Cattolica Romana, e di pigliare, e castigare gli eretici, e i diffamati, e sospetti d'eresia, ô di apostasia, di accusargli, e denunziargli alla Chiesa, et alli inquisitori, e simili. Ciô finitosi cominciô la lettura dei processi, e segui in questa forma. Uno dei segretarii di Toledo tirava fuori un processo e lo consegnava al relatore, accennando all'Alguazil maggiore di Toledo, che sedeva al principio dell'andito di mezzo, il nome del processato. Passava l'Alguazil al luogo dove stavano i rei, e chiamava quello, a cui si devea leggere la sentenza. Questo subito scendeva dallo scalino dove si trovava, accompagnato da due famigliari che, l'haveano condotto nella processione, e questi lo lasciavano poi solo nel palchctto dove stava il loro pulpito, et in questo modo se gli leggeva la sentenza. Si cominciô questa funzione dai penitenziati, venendosi poi ai relassati, cioè à quelli che si doveano consegnare alla giustitia secolare per essere bruciati. Scesero due tenenti délia villa, e lo scrivano maggiore, e ricevettero in forma la consegna dei 31 condannati al fuoco ; i quali subito furono sentenziati, et inviati al luogo del supplizio, accompagnât! dalla soldatesca, e dai due famigliari, e religiosi che gli haveano assistiti in processione. Si fecero poi venire i penitenziati ad abiurare i loro errori, come fecero inginocchiati avanti l'altare, ove si dissero moite orationi, e Mon^ Inquisitore in fine diede loro l'assolutione, dopo la quale si ripigliô la messa, dove era lasciata, e si terminé aile otto e mezza délia sera insieme con tutto l'atto Générale dell'Inquisitione, li condannati al fuoco furono giustitiati dopo mezza notte, et agli altri si sono date le publiche penitenze nei giorni seguenti.
Si manda altra relatione in stampa dell'atto che si celebrô nel'anno di (sic) 1672, per maggior notizia.
Le même jour, Mellini transmet la supplique de D. Pietro d'Aragon pour la dispense de parenté au mariage (i) qu'il doit contracter avec Donna Catalina de la Zeida, fille du duc de Médina Celi ; ils sont parents par différents liens, et Don
(i) Le 28 avril, Cybo avait écrit à Mellini « qu'ayant appris qu'à l'occasion de mariage entre les Grands, on peut inclure des accords de nommer, ou pour mieux dire, de recommander quelque parent pour le cardinalat, V. S. Illme doit faire entendre à D. Pedro d'Aragon que si un tel fait se vérifie le pape n'admettra d'aucune manière ces recommandations, sinon comme effet de traités simoniaques. Et, le 6 juin, Mellini répondait que D. Pietro l'a rassuré, qu'il n'y avait pas de danger au sujet des contrats de mariage, car ici on y prête les attentions nécessaires.
Pietro est le dernier descendant des rois d'Aragon (i). Le i8 aoûtjCybo répond que S. S. hésitait beaucoup à concéder la dispense.Il s'agit d'abord de la dispense de premier degré, et jamais on n'en a concédé durant ce pontificat. En outre, elle est bien différente de celle du mariage de Monteleone, qui était en des termes plus longs, c'est-à-dire dans le i^^ et le 4^ degré, et V. S. se rappellera le scandale qui en est résulté, car tandis que del Carpio déclarait que pour cette dispense il avait reçu des ordres delà Cour, ni V. S. ni D. Pietro n'en avaient eu connaissance, tellement qu'on était sur le point de la refuser, indigné qu'on était de voir maintenu ici celui qui donne toujours occasion à des scandales, etc. Toutefois, le pape considérant les mérites anciens de la maison d'Aragon et du cardinal décédé, et en outre ceux du duc de, Médina, a fini par la concéder ; il a voulu que ces considérations passent outre aux difficultés juridiques. Toutefois, eu égard à la très-mauvaise conduite de del Carpio, il a voulu qu'elle lui fut cachée afin qu'elle ne passât pas par ses mains » (2).
(i) Et, le 15 août, le nonce ajoute que dans le contrat de mariage D. Pietro constitue un majorât de 20,000 ducats en faveur de l'épouse, qu'elle gardera en devenant veuve le laissant aussi aux fils si elle en a d'un autre mariage, sinon à des legs pieux auxquels il laisse le reste, 100,000 écus. Il reçoit la dot de 100,000, mais en laisse les mtérêts à sa femme comme cadeau, y joignant 2000 de sa fortune... Du moment que le card. de Norfolk s'est déclaré du parti anglais, on croit que le voi lui accordera l'abbaye qu'avait D. Jean, de 14,000 ducats de revenu, avec la pension d'un tiers au cardinal Savelli.
(2) Et, le ler, il lui transmet le bref pour D. Pietro en réponse à la lettre qu'il adressa au pape, avec la dispense. « V. S., écrit-il, expliquera à S. Exe. les motifs du retard de la grâce et qu'elle a été cachée à Carpio. La dépense de la dispense est de 15,000 écus, qu'on n'a pas l'habitude de faire don, car il s'agit d'argent, qui, comme V. S. le sait, est destiné, par ancien usage, à être converti en aumônes. Mais S. S., même à ce sujet, a voulu prendre en considération les mérites de D. Pedro, ne doutant pas que par sa grande piété il voudra faire la distribution aux pauvres de Madrid, de la somme qui aurait dû être donnée à ceux de Rome ; suivant l'opportunité, V.S. communiquera au duc les considérations du pape ». Et, le même jour, il l'engage à parler même au roi de la concession de la dispense, mettant en relief qu'on l'a concédée aussi parce qu'il s'agissait de ses