SECOURS DU PAPE A LA POLOGNE
et il l'a fait savoir à Vitry ; l'assurant qu'il considérerait cette affaire de lui-même, s'agissant d'éloigner toute occasion qui amènerait une guerre entre chrétiens (i).
Le 8, de Paris, Lauri prévient Cybo :
Un' ambasciatore mi hà detto che è uscito di bocca ad un ministre di Stato di questa Corte che il corriero spedito inPolonia pochi giorni sono, porta ordini à quell' ambasciatore di Francia di procurar lo scioglimento della Dieta di quel Regno à qualsivoglia prezzo, e senza guardare à denaro ; e cio à fine d'impedire la conclusione della Lega coU' Imp^^ ; e che detto ministro habbia pure soggiunto che qui speravano di conseguir l'intento, se non quanto davano loro qualcbe apprensione gli offitii che fosse per passare il Nuntio, e qualche Brève che potesse scriver S. B^ alla Dieta medesima, per animarla ad unirsi coU' Imp^^ contro l'inimico comune. L'ambasciatore suddetto mi hà dato TawisG per certissimo, anzi mi hà nominato il ministro di Stato, quai suppone che habbia parlato come sopra, ma mi hà pregato strettissimamente di non nominare alcuno per il pregiuditio che ad altri ne potrebbe arrivare. lo pero mi astengo di nominar le persone à V. Em^^, aggiongo solamente che l'avviso suddetto è cosî verisimile che non farei difficoltà di crederlo, ad eftetto di prender le precautioni necessarie.
Le 16, Cybo informe Pallavicini que N. S. en parlant avec le card. Barberini, protecteur de la Pologne, l'entretint de la nécessité que le roi a de s'unir à César, se trouvant dans une aussi mauvaise situation en Hongrie ; il s'est plaint aussi des résolutions des Diètes de Grodna et de Varsovie contre l'Immunité. Le cardinal a promis d'écrire de tout au roi. « V. S. doit tâcher, en parlant à S. M. de ces sujets., avec sa prudence,
(i) Et, le 20, il annonce que le roi a nommé envoyé extraordinaire lé palatin Guinski, fils du v. chancelier, qui se trouve en France, afin qu'il négocie avec le très-chrétien son acceptation d^arbitre avec l'empereur. César ayant fait savoir au roi que ses envoyés à Moscou étaient prêts à servir de médiateurs pour la paix entre la Pologne et les Moscovites, S. M. lui fit répondre qu'à la St Jean une conférence se tiendrait à ce sujet et qu'elle croyait qu'il n'y aurait pas nécessité d'une médiation... La Cour s'achemine vers Varsovie pour la Diète.
de faire appel au zèle et à la bonté de S. M. » (i). Et, le même jour, il ajoute :
Nelle angustie in cui truovasi hora la M^à deirimp'"^ par l'emergenze deirUngheria minacciata dalla potenza Ottomana, hà risoluto la S^^ di N. S^^, oltre ad altri aiuti di dare alla M. S. li fior. 120,000 di buona moneta, che sono in mano di V. S. I. rimessi à lei da S. B. ultimamente in aiuto dalla Polonia par la guarra, cha aU'hora la M. del Rè mostrô di voler intraprander contro il Turco ; a gl'altri fior. 112,000 Polacchi parimanta di buona moneta, da quali va débitrice la S'"* Duchessa Radzivil ; onde potrà V. S. I. rimatter l'accennata somma di fior. 120,000,0 qualla, ch'alla si trovarà haver esatta dalla S""^ Duchassa predatta, al S^' Card^ Buonvisi, à cui sa ne dà avviso, a sollecitar poi l'esazione del rimanente fino all'intiera somma, che deve la medesima S""», per poter rimetter anche questa à S. E. in servigio délia causa
(i) Mais, le 17 févriei;, le nonce répond : « je sais que le card. Barberini a communiqué au roi le discours que N. S. lui a fait touchant l'immunité et la liberté de l'Eglise ; je tâcherai d'en profiter car les paroles du pape ont fait une. forte impression sur S. M... Les dispositions de la Diète sont bonnes. Je me réservais d'annoncer les subsides du pape dont on a déjà parlé, mais cela n'est plus possible à la suite de l'ordre de payer au card. Bonvisi l'argent qui est ici ; toutefois il faudra préparer d'autres fonds car sans les subsides le traité peut devenir plus difficile. Le montant de l'argent qui se trouve ici n'est pas ce que V. Em. m'écrit dans sa lettre du 25 janvier. Le premier échange n'a pas été de 120,000 fl. de bonne monnaie, mais de 100,000 ; et celui du duc de Radziwill a été de 112,000, duquel j'ai eu monnaie courante 80,000 et, après beaucoup de peines j'espère en recevoir 50,000, et on m'en fait espérer encore 20,000 ; pour le reste il faudra attendre et vendre des biens car les prodigalités du duc ont été bien larges. » Et, à ces observations, le 20 mars, Cybo répond ;
Hà ragione V. S. L, che i fîorini di buona moneta rimessi di quà à dirittura à lei medesima per comandamento di N. S^e^ furono 100,000 : .e non cento venti mila, come se l'era detto per error di calcolo fatto dal compotista de' SS^i depositarij délia Caméra : Nel resto havendomi ella signifîcata la précisa somma del denaro riscosso dalla 8""^ Duchessa Radzivil di 80,000 fîor., quella che di giorno in giorno attendeva di riscuoter di 50,000; e l'altra che si faceva sperar di 20,000 : sarà bene, che ella mi avvisi ancora la quantità, che riman débitrice la S^^^ Duchessa medesima, poiche chiamando V. S. m. l'accennata moneta col nome di corrente, presuppongo io, che ella non sia délia buona, e pero è necessario di sapere ciô, che restera dare la Duchessa doppo che havrà compito il pagamento intcro ecc.