OUVERTURE DE LA DIÈTE
predetta. Rimette per hora S. S^^ aU'Imp''^ questa somma, con altre, che va disponendo, troppo importando anche per maggior sicurezza di cotesti regni il veder assicurate quelle provincie, ove per altro ognun vede in quai pericoloso stato si troverebbe la Polonia aperta d'ogni intorno, e soggetta aile invasioni del Turco, e d'altre potenze nemiche del nome X"o se quelle si perdessero. Si che la S. S. con tali aiuti ail' Ungheria, pensa di porgerli ad un tempo alla Polonia istessa. Di queste medesime ragioni, e d'altre, che saprà suggerirle la sua prudenza, potrà ella valersi m occasione, che alcuno le facesse qualche doglianza, perché di costà si levassero gl'accennati denari : a V. S. auguro ecc.
Le 27, Pallavicini informe que LL. MM. vsont rentrées incognito à Varsovie, qu'aujourd'hui "s'ouvre la Diète, qui, selon les prévisions, donnera lieu à des tumultes. Toutefois bien tranquillement on a nommé maréchal des nonces terrestres, le frère de t'abbé Lescinski... Aux motifs de l'opposition à la ligue on ajoute maintenant : que, aussitôt l'opposition décidée, les Turcs ordonneront aux Tartares d'envahir la Pologne, que l'électeur de Brandebourg qui se dit créancier de la République de 400,000 écus pour Elbiaga,et qui pourra obtenir de la France la cess'on de deux millions, se trouvant armé se tournera contre la Pologne; que l'empereur pourra se pacifier avec la Porte Mais à tout cela on répond : que la Crimée n'est plus très-obéissante aux Turcs et, par conséquent, il ne sera pas facile de faire bouger les Tartares, que l'électeur est armé dans un autre but, et voulant attaquer la Pologne il nç trouverait pas l'argent, car on n'aime pas qu'il s'agrandisse étant trop inconstant. Du reste, la Suède surveille l'électeur autant qu'elle peut le faire, son roi s'étant rendu presque absolu. Enfin, on répond que c'est injurier l'empereur, qui est très-religieux, de le soupçonner d'abandonner son allié ; car si jadis il laissa seul Brandebourg, c'est parce que celui-ci avait abandonné les coalisés en se retirant du Rhin.
Le 30, Cybo approuve la suspension, durant la Diète, de la question de la commenderie Tremesna pour l'officier de Varsovie ; on a donné l'ordre analogue à la congrégation consistoriale. On n'a pas de nouvelles de l'abbé Denoff, mais lors-
qu'il arrivera et présentera le traité, avec le procureur général des Cisterciens on ne fera rien pour changer l'accord ; et touchant les secours dont l'abbé doit s'occuper, V. S. lira la lettre en clair... Toutefois, N S. a fait tout son possible pour promouvoir la ligue, et ne sait pas comprendre que pour un roi qui a tant d'expérience et yne valeur illustre, on demande de le stimuler pour le décider à embrasser la ligue, d'autant plus qu'elle est nécessaire à la sûreté publique, à la chrétienté et spécialement à la Pologne, exposée peut-être à l'invasion.
Le 5 février, Pallavicini (i) annonce que la Diète a bien commencé, mais que la désignation des titulaires aux grandes charges vacantes en arrêta le cours. Aussi le roi voulait donner au général Denoff, colonel de ces gardes, la châtellerie de Vilna, pour le nommer ensuite gén. champêtre de Lithuanie, mais les nonces s'y opposèrent et on a suspendu la séance. Pour la place de maréchal de la Cour il y a rivalité entre le chev.Lubomirski et Lescinski; par contre, l'élection du Palatin de Russie comme gr. général du royaume fut agréée à l'unanimité, ayant été faite sans condition ad tempus.. L'ambassadeur césarien est arrivé ; afin de mieux négocier avec lui, le roi envoya deux sénateurs chez l'ambassadeur de France pour savoir quels subsides donnera le très-chrétien à la Pologne au cas d'une attaque des Turcs et si la ligue avec César, que la France désapprouve, ne se fait pas. L'ambassadeur répondit que, d'abord ce qu'on supposait n'existait pas, car dans les circonstances actuelles on ne pouvait penser qu'à une ligue offensive et celle-ci n'a jamais été désapprouvée par la France ; que le très-chrétien donnera des secours plus forts à la Pologne unie à César quand les ombres que lui donne l'em-
(i) Le 3, il avait écrit : « il est à craindre que les faits ne correspondent pas à la parole donnée par l'ambassadeur de France ; et il y a du monde qui travaille sous main. Je tâche de conseiller la ligue, disant que la Pologne est en danger même au cas où l'empereur ferait la paix avec- les Turcs, mais que d'aucune manière on ne peut se défendre mieux qu'en faisant la ligue. Si on craint n'avoir pas de subsides, je doute pouvoir réussir. S. M. a fortement réprimandé le gr. trésorier pour son attachement à la France ».