LES ENVOYÉS DE TOKOLI NE SONT PAS REÇUS
Et, ie même jour, il ajoute, que l'envoyé du roi à Paris vient de transmettre la réponse que lui a faite le très-chrétien touchant l'arbitrage. S. M. lui a dit que les négociations ayant eu lieu directement entre la France, l'empereur et l'empire, la médiation était inutile et, depuis quelques jours, les circonstances avaient changé car on avait repris les négociations à Ratisbonne ; que, du reste, si S. M. avait pour but la tranquillité publique, l'empereur n'avait d'autre préoccupation que de gagner du temps... Un envoyé de Tokoli est arrivé porteur d'une lettre dans laquelle le comte dit que son envoyé en précède d'autres, parmi lesquels, un des transylvains ; la teneur de la lettre est hautaine ; mais Tokoli en la signant ne se donne aucun titre. Le roi l'a fait voir au nonce et à l'ambassadeur impérial, qui déclarèrent que S M. ne devait pas recevoir les envoyés, car Tokoli semblait se donner l'allure d'un prince, d'autant plus qu'on peut craindre que les envoyés ne produisent des divisions dans la Diète ; que toutefois on
o siano fiorini otto e grossi dieci di buona moneta d'Argento e si farà tal partito per tutta quella somma che placera à Sig^^ Illma e Revma.
Per avanzare l'uso délie lettere di Cambio da Venezia in Amsterdam e d'Amsterdam in Danzica che portarebbe piià di tre mesi di tempo, si anticipera il danaro sborsandolo subito doppo l'avviso dell' accettazione délie lettere di Cambio in Amsterdam quando vogliono concedere uno per cento di difalco per l'anticipazione come è l'uso solito in Amsterdam e che si contentino di rieevere il pagamento in Pollonia à 20 in 25,000 tal. la settimana.
Lo sforzo di queste somme doverà principiarsi à fare una settimana doppo il primo avviso dell' accettazione délie (de) di Cambio in Amsterdam per continuarlo poi successivamente ogni settimana sino ail' intero pagamento.
Si deve far riflessione al risparmio délie provisioni in Amsterdam e Danzica, che importeriano uno per cento et al tempo di tre mesi, che si avvanza ; oltre che quando si tratasse di comettere (sic) una grossa somma non si troveriano sempre gl'incontri proporzionati di lettere di Cambio che si vorrebbero, atteso il basso prezzo de i Grani, e subito il Cambio abbassarebbe notabilmente, cioè in luogo di grossi 250 per una lira, non se ne potria havere che 240 e forse meno. Onde il vantaggio è considerabile e certo dal fissare un prezzo del Cambio nelle forme di sopra accennate.
Quando si accetti la présente proposizione, si desidera che le provigioni del danaro in Amsterdam siano indirizzate al Sigr Francesco MoUo ecc.
pouvait leur répondre de faire savoir à S. M. leur commission et que, s'ils voulaient attendre que le roi soit à la campagne, ils pourraient être entendus en privé. S. M. se montra d'abord hésitante, mais elle finit par adhérer au conseil... Les césariens insistent toujours pour qu'on en finisse dans la semaine, menaçant de ne plus payer les 200,000 thaï, qu'ils ont promis de débourser pour que l'armée se mette en campagne. Et, à la même date, il ajoute que dans la conférence les Polonais se sont plaints des enrôlements qu'on fait en Pologne pour César ; mais les impériaux répondirent que la Pologne abonde en hommes habiles aux armes et que s'il y avait des inconvénients on y remédierait. On parla ensuite du serment de l'empereur ; les ambassadeurs ont fini par se persuader que c'était égal s'il le prêtait lui-même ou par représentant, du moment qu'il le prêterait dans les mains du Pontife.
Le 7 avril, Pallavicini informe Cybo que : jeudi, avant la séance de la Diète, on a signé le traité de la ligue entre l'empereur et la Pologne selon la copie qu'il transmet. Et il raconte comment tout cela s'est passé. Mercredi le v, chancelier fit donner lecture du brouillon du traité et tous l'ont approuvé ; mais dans la nuit il l'a fait copier avec quelque modification. Au matin suivant on a appelé au palais les délégués royaux, et, par hasard, l'ambassadeur césarien y alla aussi et on le pria d'y faire venir même le résident pour signer ; mais S. Exe. n'ayant pas encore eu l'instrument et soupçonneux de voir qu'on le pressait, dit au maréchal qu'il rentrait chez lui et que s'il le fallait il retournerait. Un gentilhomme de la reine, en compagnie du résident impérial, vint chez l'ambassadeur et pria S. Exe. de retourner à la Cour, disant que si on n'arrangeait pas tout avant la séance, la ligue, peut-être, était en danger... Les plénipotentiaires n'ont pu lire le texte de la convention qu'à la hâte et trouvant qu'on n'avait pas maintenu la forme habituelle et que les choses étaient mal exposées, rentrés dans la salle où se trouvaient les députés royaux, ils avouèrent qu'ils avaient lu le traité mais qu'il contenait plusieurs défauts et quelques variations substantielles, à savoir :