‹ Innocent XIChapitre 265 sur 430 · LA POLOGNE A BESOIN D^ARGENT · texte numérisé non relu

LA POLOGNE A BESOIN D^ARGENT

Le 19, Pallavicini assure Cybo qu'il a recommandé les prières publiques en faveur de la guerre, mais qu'il trouve qu'il serait plus profitable d'envoyer l'indulgence plénière universelle à ceux qui, confessés et communies, interviennent aux processions. Et, le même jour, après avoir annoncé que le colonel Denoff est parti pour Cracovie avec les 4000 hommes demandés par le comte Valdenstein et que les révoltés hongrois sont entrés dans le Sepuzio polonais qui appartient au gr. maréchal du royaume, il se plaint que l'argent de César qui est la base de tout n'arrive pas ; on dit qu'il est prêt à Vienne mais que le départ de l'empereur pour Presbourg en a retardé l'expédition. L'envoyé césarien s'est 'fait prêter par les marchands d'ici le plus qu'il peut ; et on donne de la monnaie de cuivre dont le montant sera restitué en argent ; de cette manière on a trouvé 500,000 fl. qu'on distribue à ceux qui en ont besoin pour la levée des soldats qui, ainsi, sont payés de suite sans que l'argent subisse de pertes en passant par le Trésor. Comme cela ne suffit pas le roi ajouta de sa caisse 100,000 fl. et il en donna autant pour l'artillerie, qui se trouve dans un état excellent grâce aux soins du châtelain de Léopol, beau-frère de l'abbé Denoff, envoyé à Rome. La situation de l'armée, dont le nonce a déjà fait part, est de 36,000 soldats, répartis en 3500 hussards, 16,000 chevaulégers couverts de cottes de mailles, 3000 dragons, 12,000 fantassins et 1200 cosaques, qui, avec les subsides, seraient portés à 10,000 (i). Les affaires du gr. Trésorier s'embrouillent, car les diétines font instance pour son arrestation jusqu'à ce qu'il

(i) Le 26, il lui répète ses plaintes pour le retard de l'argent de Vienne car les marchands deviennent méfiants et refusent d'en avancer, et on se refroidit pour les enrôlements ; le roi a été saisi de la fièvre ce qui retarde encore les préparatifs ; l'ambassadeur français ayant reçu l'ordre de Paris de partir, a demandé une audience au roi, mais comme depuis long: temps le très-chrétien refuse de recevoir l'envoyé polonais, S. M. a profité de son indisposition pour lui refuser l'audience; toutefois S. M. s'est plainte de ce qu'à Paris on a dit qu'il refusait les audiences à l'ambassadeur, puisque depuis la saisie des chiffres S. Exe. n'en a jamais demandées.

présente la clef des chiffres ; le bruit court que le roi aurait dit qu'il lui pardonnait le mal qu'il a dit de la reine et ses paroles touchant la succession ; d'où on déduit que dans les lettres il y a des choses bien plus graves.

Le 23, Bonvisi répond :

Rappresentai subbito à Monsig^ Vescovo di Vienna (i), che la paterna carità di N. S""^, oltre l'haver fin hora pensato à tutti i mezzi humani, che li erano stati permessi dalla scarsità del suo erario, haveva insieme applicato à i divini, che sono i piii efficaci per divertire la gran tempesta, che sovrasta dalli infiniti preparamenti del Turco, haveva esortato i populi d'Italia aile publiche preghiere, che già in molti luoghi si erano fatte, e pero desiderava che si praticasse l'istesso in Vienna con procession!, e Communion! gênerai!, e lo prega! che lo participasse airimperatore, e l'hà già fatto, e trovatas! dispositissima la pietà Cesarea, e m! domando se havevo l'indulgenza plenaria nella forma, che s! publico, quando si fece la Communione générale dal P. Marco d'Aviano, per dare maggiore incitamento al populo ; rispuos! che non l'havevo, ma suppuonevo, ehe mi si manderebbe ; non hà pero ancora destinato il giorno per tal! devozioni, e procurero che non s! differisca, perché quand' anche l'indulgenza non venisse, era probabile che S. S'^ la manderebbe in risposta délie lettere Cesaree delli 29 d'Aprile, nelle quai! S. M. doppo baver dato parte délia Lega conclusa, chiedeva l'apostolica benedizione, onde all'hora s! potevano reiterare le devozioni. Stimerei dunque necessario che S. S^^ mandasse l'indulgenza per tutti gli Stati di S. M., e per i suoi eserciti, essendo grande il bisogno, perché l'armamento di Polonia procède lentamente per la penuria del denaro, e per alcune difBcuUà interne, che sono avvisate à V. E. da Monsig^ Nunzio, e pero quanto à me dubito, che il Visir disprezzata par adesso quella tarda diversione, si muova contro di noi con tutte le forzere che ancora tenti l'espugnazione di Vienna, e pero concorro con quelli, che non vorrebbero si débilitasse l'esercito con imprese poco utili, per impiegarlo alla più necessaria resistenza, e per

(i) MaiSjle même jour, il lui écrit que l'évêque est toujours souffrant; quoique l'empereur ne fasse pas tout ce que veut le prélat, celui-ci bien souvent ne fait pas ce qu'il promet, ainsi les affaires subissent de grands retards d'autant plus que Stratman est de l'opposition et que le v. chaixcelicr n'ose pas trop s'avancer ; « j'ai accepté, par conséquent, de rédiger moi-même la formule pour l'arrangement de toutes les affaires, mais dans des termes modérés afin de ne pas rencontrer l'opposition des conseillers »,

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