‹ Innocent XIChapitre 266 sur 430 · LE GRAND VIZIR MARCHE SUR VIENNE · texte numérisé non relu

LE GRAND VIZIR MARCHE SUR VIENNE

difendere il paese, e Vienna istessa, che dubito sia attaccata, se non si camina con grand' attenzione, dicendo le lettere di Venezia che taie sia il disegno del primo Visir ; e confermando à V. E. ecc. (i).

Le 29, Cybo mande à Pallavicini :

Le dichiarazioni, che V. S. I. accenna nel suofoglio essersi fattedal Rè di voler à S. Gio. uscir in campagna contro il comun nemico, e molto più i buoni ordini délia M. S. per l'effetto recano quella sodisfazione à N. S^^, che puô ella arguir dalla medesima importanza délia materia. Di quanto sopra di essa andrà risolvendosi attende S. B"^ con singolar premura il ragguaglio ; E fratanto porge voti alla bontà divina, perche si degni di secondar in conformità del bisogno le generose determinazioni délia M. S., e del suo regio animo. lo assicuro V. S. I., che sicome in questo si importante affare délia Cristianità si propone campo d'acquistar segnalata gloria à S. M., cosî anche nell'eccitarvi opportunamente la M. S., e nell'efificacia del spingervela colla celerità, che si richiede, si offerisce à lei un occasione di qualificar in maniera molto particolare il suo merito ; e prego il S""^ etc-

Le 30, Bonvisi écrit à Cybo : « l'interprète des langues orientales (2), chargé de rédiger les nouvelles de la Turquie, m'a dit que le gr. Vizir se trouve déjà à Belgrade avec 200,000 soldats, qu'il fait avancer l'infanterie et les canons vers le pont d'Ezech, et qu'avec l'herbe fraîche il restaure les chevaux aux environs de Belgrade, comptant être^ à Bude le 20 juin. Par conséquent, si l'avis de la ligue ne lui fait pas partager ses forces en en détachant une partie contre la Pologne, je ne vois pas de quelle manière nous pourrons résister ; je crois toujours que le gr. Vizir ne se préoccupe pas de la tardive décision des Polonais et qu'il veut frapper d'abord l'empire pour détruire un des alliés, et je pense que si les Turcs décident comme autrefois de venir à Vienne, la ruine du pays sera inévitable et la ville en danger, car ses fortifications ne pourront pas être finies à la fin du mois prochain. Il est vrai que le roi de Pologne est obligé de venir

(i) Le 12 juin, Cybo lui exprime son contentement de ce que S. M. et l'évoque approuvent les exercices de piété et il envoie le diplôme pour l'indulgence plénière, comme ils l'ont demandé,

(2) Et à propos de l'interprète il transmet à S. Em. le reçu de l'envoi des livres, que celui-ci vient de publier.

au secours avec toute son armée, qui probablement sera en ordre à la fin de juillet, car le roi met beaucoup de diligence dans les armements et a promis d'autres secours à Lubomirsky en outre des 3000 hommes donnés déjà comme renfort. Il faut prier Dieu pour que le Vizir partage ses forces ». (i)

Le 2 juin, Pallavicini informe Cybo que des Cosaques Zaporogues se sont présentés pour s'enrôler et que le roi en fut bien content... Le gr. Khan des Tartares qui est à Jassy en Moldavie, en route pour Belgrade, a écrit au roi lui demandant si c'était vrai qu'il avait envoyé co,ooo chrétiens au secours de l'empereur et lui disant que, comme il croyait à un faux bruit, il l'engageait à le démentir au gr. Vizir, s'offrant lui-même comme intermédiaire. D'autre part, il menace d'aller contre S. M. si l'envoi est vrai et il insiste sur la demande du payement des pensions. On décida de lui répondre en niant l'envoi des 20,000 soldats, ce qui est exact et on ne lui envoya pas la somme car la Diète l'a engagée pour la guerre... Tôkoli fortifie les châteaux et ses soldats indisciplinés vivent de pillage. Jeudi est arrivé un courrier de l'empereur avec 100,000 h. et un avis disant que des marchands de Vratislaw ont reçu l'ordre d'en expédier autant dans deux

(i) Le même jour, il informe que la mort de Schwarzemberg rend plus forte l'action de l'évêque et du grand majordome, car quoique le prince avec ses amis ne réussissait pas à contrecarrer J'influence des deux, toutefois par sa prudence et son expérience il était naturellement porté à douter de tout et rendait ainsi perplexe l'empereur. A présent tout ira avec vigueur; mais les deux qui sont restés maîtres du terrain ne jugent pas opportun de se lancer dans des mouvements, sans connaître d'abord les véritables forces des Turcs. L'électeur de Bavière est parti très content de l'accueil ; l'empereur lui a fait cadeau de cinq chevaux dont un portant de riches harnais et des pistolets ciselés. Le 6 juin, il annonce que l'archevêque de Salzbourg a envoyé 300 barils de poudre pour une valeur de 7500 fl.; et il dit qu'en le remerciant il l'a engagé à faire davantage car il est très-riche. Il informe aussi que le nonce de Pologne l'a averti, qu'on a déjà employé les 40,000 th. donnés par transaction des Hollandais, à l'achat de la commenderie de la Religion Hérosolimitaine et que, par conséquent, il n'y a rien à attendre de ce côté.

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